DOSSIER : LE BAC PRO MEI (MAINTENANCE DES ÉQUIPEMENTS INDUSTRIELS) SELON ROMAIN
Romain, 18 ans, aime la mécanique moto… Une passion qui l’a conduit vers une filière professionnelle en maintenance. Dans la région de Bordeaux, il partage sa vie entre des études, et un travail dans une entreprise industrielle alimentaire. Des copains aux collègues, de l’internat à la maison, il nous raconte son quotidien bien rythmé !
Le bac professionnel, des cours et des ateliers
A l’école, Romain a repris goût aux études. La préparation sur deux années de son bac professionnel MEI (maintenance des équipements industriels) il l’a faite au lycée professionnel sud Gironde à Langon (33). Avec, particularité de sa formation, un encadrement de l’IFRIA (Institut de formation régional des industries alimentaires) Aquitaine qui supervise le parcours de ce jeune qui a choisi de se former en apprentissage. Si ce diplôme est la suite logique de son BEP (brevet d’enseignement professionnel), les cours sont différents. "Je pensais que ce serait plus difficile, avoue le jeune homme qui démarre sa première année. Mes profs sont plus investis et moi aussi j’ai plus envie d’apprendre." Plus de motivation, moins d’effectif (quinze garçons au lieu de vingt-huit en BEP), la possibilité d’appliquer très vite ce que l’on a appris… Du coup, tout semble plus facile !
Photo : IFRIA Aquitaine. Dans leur lycée professionnel, Romain et ses camarades bénéficient de tout le plateau technique nécessaire pour appliquer les différentes techniques utilisées en maintenance.
35h de cours hebdo
Côté cours, les lundi et mardi sont consacrés aux enseignements généraux. Au programme : maths, français, anglais, mais aussi deux nouveautés, la gestion et le droit du travail.
Le mercredi est dédié aux travaux pratiques. Par exemple, cette quinzaine, Romain a dû, avec d’autres camarades, démonter un moto-réducteur, puis faire un dossier avec une gamme de démontage, et répondre à quelques questions.
Les jeudi et vendredi, plusieurs heures sont occupées par des cours de dessin industriel (lecture et dessin de plans) et par différents travaux dirigés (hydraulique, génie électrique ou encore pneumatique).
Des matières spécifiques à son secteur (les industries alimentaires) sont aussi dispensées au fil des semaines : hygiène et sécurité alimentaire, conditionnement de produits alimentaires, etc.
Enfin chaque quinzaine, deux heures de bilan (au retour de l’entreprise et à la fin de la formation) avec les responsables de l’IFRIA permettent de faire le point, de trouver des solutions s'il y a un problème, ou tout simplement de se mettre sur les rails.
Sa matière préférée ? "Les quatre heures de sport par semaine", avoue Romain avec malice. Handball, rugby, javelot… une respiration dans ses semaines denses.
Côté ambiance, ça gaze aussi. "Pendant les cours, ça travaille mais ça n’empêche pas d’être détendu. On est quinze garçons, tous motivés et unis."
Photo : IFRIA Aquitaine. Dix-huit par classe… des conditions de travail qui aident à réussir.
Viser l’examen
En bac professionnel, l’examen national s’obtient à 40 % en contrôle continu et à 60 % en épreuves finales.
Contrôle continu. De l’éducation physique aux travaux pratiques en mécanique, les autres cours sont évalués par les enseignants du lycée. Pour ceux qui sont en apprentissage comme Romain, une partie de l’évaluation revient à l’entreprise où Romain aura à creuser un sujet à mettre en œuvre (améliorer les performances d’une machine par exemple).
Examen final. Français, histoire-géo, anglais, maths, mécanique, automatisme… Au total, une petite dizaine de matières sont évaluées à l’écrit, avec des sujets identiques pour tous les candidats.
Vers la réussite. "Pour préparer mon bac pro, je n’aurai pas le stress du BEP", assure Romain. Apanage de la maturité peut-être, mais aussi soutien sans faille des enseignants : "J’ai des difficultés en anglais et en maths, mais même avec une mauvaise note, les profs me disent de ne pas me décourager, de travailler plus". Autre réalité réconfortante : en bac professionnel MEI, les apprentis de l’IFRIA affichent jusque-là 100 % de réussite au diplôme. De quoi redoubler d’effort !
Stéphanie Desmond











