1. Sécurité routière et consommation de substances psychoactives

Sécurité routière et consommation de substances psychoactives

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Les accidents de la circulation restent la première cause de décès des jeunes. Il semble donc pertinent d’analyser plus profondément les comportements à risque observés et de faire le lien entre la prévention des accidents de la circulation et celle de la consommation de substance psychoactives (alcool, drogues et médicaments).

Des chiffres alarmants

Une étude épidémiologique Stupéfiants et accidents mortels de la circulation routière coordonnée par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) publiée en décembre 2005 a révélé que le nombre de morts imputable au cannabis est de 230, sur une base annuelle de 6 000 accidents mortels de la route, entre octobre 2001 et septembre 2003. Cette étude confirme que la consommation d’alcool associée à la consommation de cannabis multiplie par 15 le risque d’accident mortel sur la route.

La consommation déclarée de cannabis est en hausse, en particulier chez les jeunes. 7,5 % consomment du cannabis au moins une fois dans l’année. Le cannabis est, de loin, le produit illicite le plus consommé par la population française et en particulier chez les jeunes. La consommation de cocaïne chez les étudiants a doublé en cinq ans et augmenté de 1,6 % à 2,5 % chez les jeunes entre 2003 et 2005.

Modes et modalités de consommation des substances psychoactives

Les substances psychoactives sont des substances qui agissent au niveau du cerveau. Elles peuvent modifier l’état de conscience, la vigilance, la perception, l’humeur et le comportement du consommateur. L’alcool, le tabac, la drogue et les médicaments sont classés parmi les substances psychoactives. Pour la majorité des étudiants, l’alcool est d’abord associé à la fête (75 %) et la convivialité (58 %). Viennent ensuite la détente (34 %), le plaisir (37 %), l’excès (23 %), la dépendance (18 %) et la déprime (11 %). 27,9 % des étudiants déclarent avoir déjà eu le sentiment qu’ils buvaient trop.
Le cannabis, par exemple, est parfois consommé à des fins relaxantes ou pour aider au sommeil, pour se déstresser et décompresser. Dans ce cas, le produit répond à un besoin d’automédication. Parfois, la consommation de ces substances est vécue comme un moyen de faire face au quotidien ou de pallier une souffrance psychique. La dimension festive semble prédominer dans la consommation de cannabis, puis vient le désir d’expérimentation. Le cannabis fait effet environ 15 minutes après la consommation. Ces effets persistent pendant plusieurs heures selon les individus.

L’effet des principales substances psychoactives sur la conduite

Les médicaments psychotropes sont ceux du type : tranquillisants, somnifères, antidépresseur.

Alcool + cannabis : le mélange le plus souvent consommé :
• le cannabis potentialise les effets de l’alcool ;
• le cannabis est susceptible d’augmenter l’attrait envers l’alcool ;
• le mélange augmente les effets indésirables des deux produits ;
• cela entraîne vomissements, malaises, chutes de tension, diminution des réflexes, troubles de la mémoire immédiate, etc.

Pourquoi monter une action de prévention routière ?

D’après Jean-Pascal Assailly, chercheur à l’INRETS, parmi les causes des accidents de la route chez les jeunes (18-25 ans), un des principaux facteurs de risque est notamment la consommation de produits psychoactifs (alcool, cannabis, médicaments…) qui a des effets sur le comportement et les perceptions des conducteurs. On constate également que l’usage du cannabis est souvent associé à une alcoolémie élevée parmi les conducteurs accidentés. Ce type de polyconsommation (alcool-cannabis) est très répandu en France, en particulier chez les jeunes. Certains chiffres avancent déjà que le cannabis serait présent dans environ 15 % des accidents. Des tests salivaires pour contrôler l’utilisation de cannabis sont d’ailleurs en cours de conception pour pouvoir être utilisés par les forces de l’ordre. Notons que depuis 2002 en France, la conduite sous l’emprise de stupéfiants est sanctionnée par deux ans d’emprisonnement et 4 500 euros d’amende, avec un doublement des peines en cas d’accident mortel.


Quelles actions auprès des étudiants ?

Informer :

par le biais de stands, d’ateliers débats, de diffusions de film ou d’animations ludo-pédagogiques sur les lieux de vie étudiants. Ne pas hésiter à faire appel à des intervenants extérieurs de la médecine préventive ou CIRDD.

Sensibiliser :

amener les étudiants à s’interroger sur leurs comportements, leurs consommations de drogues et leur responsabilité face à la conduite sous l’effet d’une ou de plusieurs substances.

Monter et animer un stand

mettre en place un stand d’information sur la sécurité routière et la consommation de substances psychoactives dans un lieu de passage des étudiants.


Organiser une soirée avec une opération de prévention:

les événements festifs sont fréquents chez les étudiants et offrent la possibilité de sensibiliser un grand nombre d’étudiants. Vous pouvez organiser une soirée avec une opération de sécurité routière et d’information sur la consommation de substances psychoactives.

Pour ce type d’événement, une communication en amont est nécessaire. Les affiches de la FAGE, que vous pouvez obtenir en format informatique pour y placer votre logo, permettent de communiquer largement sur votre campus, votre école et les lieux de vie des étudiants. Les dépliants doivent être distribués pendant la soirée, accompagnés d’interventions au micro pour expliquer la démarche de prévention.

Diffuser un film suivi d’un débat :

la diffusion d’un film sur le thème de la sécurité routière et la consommation de substances psychoactives est un moyen attractif de sensibiliser les étudiants aux comportements à risques et à la polyconsommation. Le film peut amener des interrogations et faire émerger des réactions intéressantes dans le cadre d’un débat. Il est préférable de solliciter la présence d’un professionnel du CIRDD ou autres structures de prévention routière.


Des réseaux d’information pour vous aider


DSCR : Direction de la sécurité et de la circulation routière
INPES : Institut national de prévention et d’éducation pour la santé
DATIS : Drogues alcool tabac info service
TOXIBASE : Réseau national d’information et de documentation des CIRDD
CIRDD : Centre d’information et de ressources des drogues et dépendances
Coordination sécurité routière et maison de la sécurité routière
CODES : Comité d’orientation départemental d’éducation pour la santé
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