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Enquête

L’emploi après un master en sciences, technologie ou santé : la palme d’or de l’insertion pro

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Mathématiques, informatique, pharmacie… la majorité des masters de sciences-technologie et santé peuvent revendiquer une très bonne insertion professionnelle, comme le révèle notre infographie interactive.

Voir ci-dessous l'explication des 9 indicateurs.

Ce qu'il faut en retenir

Les maths et le génie civil décrochent la palme des meilleurs salaires de la fac (33.800 €) quand l'informatique et les maths appliquées et sciences et sociales remportent, eux, la palme du taux de chômage le plus bas (respectivement 3% et 4 %). Dans quasiment toutes les filières le taux d'emploi à temps plein frôle les 100 % et les postes très déqualifiés sont rares.

Seules quelques filières connaissent une situation plus nuancée : les sciences de l'univers, les sciences de la vie et médecine affichent tout de même un tiers ou plus d'emplois précaires (CDD, etc.) deux ans et demi après la sortie de la fac. Ces cursus, en ajoutant la chimie, présentent également des taux de chômage entre 12 et 15 %.

Enfin les STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportive) présentent un profil un peu particulier avec 20 % d'emplois très déqualifiés (catégorie "Employés", etc.), seulement 86 % d'emploi à temps plein, et le salaire le plus bas du secteur (25.200 €).

Méthodo : les 9 indicateurs de notre enquête
Pour élaborer notre graphique, nous nous sommes appuyés sur l'enquête nationale du ministère de l'Enseignement supérieur portant sur l'insertion des masters 2, deux ans et demi après l'obtention de leur diplôme et parue en novembre 2013. Nous en avons utilisé 9 indicateurs, détaillés ci-dessous.

Le taux de poursuite d'études après un master 2 (indicateur 1) : il varie selon les filières de 9 à 68 %. Attention : les indicateurs suivants n'intègrent pas ces élèves qui ont poursuivi après un M2.

Le taux d'insertion (indicateur 2) : il représente le pourcentage des diplômés occupant un emploi, quels qu'ils soient, sur l'ensemble des diplômés présents sur le marché du travail. Sa différence par rapport à 100 % représente donc le taux de chômage (indicateur 3).

La part de cadres et de professions intermédiaires (indicateur 4) : elle représente le pourcentage de personnes exerçant un emploi de type ingénieur, cadre, profession libérale, personnel de la catégorie A de la fonction publique. Ce sont les emplois qu'il est d'usage d'exercer avec un bac+5. Mais il tient aussi compte des emplois intermédiaires de type techniciens, agents de maîtrise, personnel B de la fonction publique, etc., qu'on occupe d'habitude après un bac+2 ou 3. L'enquête ne fait malheureusement pas la différence entre ces deux catégories d'emploi. Au niveau national, on sait qu'environ un quart des personnes représentées par cet indicateur occupent un emploi intermédiaire, mais ce chiffre varie selon les facs et les spécialités. En revanche, la différence entre cet indicateurs et 100 % représente la part de personnes très déqualifiées (indicateur 5) par rapport à un bac+5 : employés de bureau, de commerce, personnel de service, ouvriers ou personnel C de la fonction publique. Tous ces emplois n'exigent au maximum que le niveau bac.

La part d'emplois stables (indicateur 6) : il représente le pourcentage de diplômés en CDI, les fonctionnaires, les professions libérales, indépendantes et les chefs d'entreprises. Les autres occupent un emploi précaire (indicateur 7) : CDD, vacataires, intérimaires, etc.

La part d'emploi à temps plein (indicateur 8) : celui-ci peut dépendre des débouchés de chaque famille de masters. En effet, certains secteurs et certaines professions emploient plus de personnes vacataires ou à temps partiel que d'autres.

Le salaire annuel brut (indicateur 9) : ce dernier est calculé à partir du salaire mensuel net, primes comprises, correspondant aux valeurs médianes sur les emplois à temps plein.

Le guide des Masters, Mastères et MBAA LIRE : 
Qu’il s’appelle master professionnel, master recherche ou mastère spécialisé, ce dernier cycle d’études reste bien souvent le gage d’une meilleure insertion dans le monde professionnel.

Le guide des Masters, Mastères et MBA - De Yaël Didi et Violaine Miossec 

Sommaire du dossier
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