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Témoignage

Octavia, en master cancérologie : "On fait aussi bien de l’expérimentation scientifique que de la philo"

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Octavia, 20 ans, fait partie de la première promotion du nouveau master de cancérologie proposé depuis septembre 2013 par l’université Lyon 1. Un recrutement qui s’est fait de manière originale, et sur lequel elle revient à l’occasion du salon des Masters, mastères et MBA de Paris, ainsi que sur son parcours global.

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Pourquoi avoir choisi ce master ?

 

Je sors d'une licence biologie mention physiologie, mais j'ai envie de faire un métier qui aide globalement les gens. Je vise donc une poursuite d'études en neuro-oncologie, et il se trouve que le meilleur moyen d'y accéder, c'est par la cancérologie. J'ai entendu parler de ce nouveau master pas une amie de licence. J'ai demandé plus de renseignements par mail à l'établissement, et j'ai reçu la maquette du programme, ainsi que les démarches à suivre. La formation se déroule en français et en anglais et propose des matières pointues, mais aussi des matières plus transversales : économie de la santé, philosophie (pour ouvrir notre point de vue et relativiser par rapport aux patients) ou analyse de résultats. Elle enseigne aussi comment gérer les statistiques d'une expérimentation.

Comment s'est opérée la sélection ?

 

Ça commence par l'envoi d'un dossier avec une lettre de motivation. Pour ma part, j'ai expliqué pourquoi je voulais faire de la cancérologie. J'ai aussi précisé que je me destinais à devenir enseignante-chercheuse. J'y ai aussi joint un CV qui récapitule mon parcours depuis le brevet, et mes premières expériences professionnelles. J'y ai même mentionné mes jobs dans la garde d'enfants, car elles me servent pour mon projet d'enseignant-chercheur. Il n'y avait pas d'entretien, car c'est la première promo, et l'idée était d'avoir plusieurs profils différents, la moitié d'étudiants non lyonnais. Je pense que mon dossier, plutôt bon, a fait la différence.

Que vous apporte cette formation ?

 

Un gros travail sur l'anglais : on étudie des articles scientifiques dans cette langue. Et des UE (unités d'enseignement) ouvertes : on se confronte à la réalité de la recherche de fonds, comme les expérimentations. Et puis un stage international est possible grâce aux partenariats noués par l'université avec d'autres établissements, situées en Asie, en Europe. Si besoin, on est accompagné dans nos démarches personnelles de recherche de stages par des professeurs référents, la petite promo de 23 étudiants aidant.

Quels débouchés visez-vous ?

 

Après mon M2, je vise donc la neuro-oncologie, pour devenir enseignante-chercheuse sur ce thème. Je compte rester en France pour le faire, mais s'il faut partir à l'étranger, je le ferai. Pour cela, il faudra que je passe le concours de maître de conférences. Je ne suis pas inquiète, je trouverai du travail : bien sûr que tout cela reste du domaine de l'inconnu, mais je suis encore tôt dans mon parcours d'études, je m'inquièterai plus tard.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui veulent faire le même master ?

 

Il faut y aller parce qu'on aime ça, pas parce qu'on a des facilités dans ces matières. Et surtout, ne pas lâcher en étant confronté aux premières difficultés. Il faut aussi avoir une envie de progresser, et d'être au service des autres. Pour cela, il faut se donner les moyens de réussir... et travailler !

Sommaire du dossier
Retour au dossier Octavia, en master cancérologie : "On fait aussi bien de l’expérimentation scientifique que de la philo" Justine, en master manager communication à l’ISEFAC : "L'alternance 1 jour en école - 4 jours en entreprise m’apporte une vraie expérience pro" Aymeric, en master 1 ressources Humaines à l’IGS :"Les études de droit sont un bon préalable" Judicaëlle, en master langues et échanges internationaux :"J’ai préféré la fac à une école de commerce" Clément, en Master Web-marketing à l'ESCEN : "Ma formation est vraiment un parcours Web, pas une option" Charlotte, en MBA spécialisé marché et commerce international de l’art à l’ICART : "Suivre un MBA demande un investissement personnel total" Charlotte et Nathalie, en M1 manager immobilier : "Agent immobilier n’est pas le seul métier possible, le domaine est vaste !" Sofia, en M2 management et stratégie d’entreprise : "Ma formation en alternance répond vraiment aux besoins de mon entreprise" Nicolas, en master d’études bilingues des droits de l’Europe : "Le point fort de mon master : l'internationalisation"