Julien, en BTS hôtellerie-restauration après un bac pro : “Pour s’en sortir, il faut énormément travailler”

Par Assia Hamdi, publié le 26 Mars 2013
4 min

Après un BEP cuisine et un bac pro cuisine, Julien, 21 ans, est actuellement apprenti en deuxième année de BTS hôtellerie-restauration à l’école Grégoire-Ferrandi, à Paris. Un diplôme qui accueille environ 30% de bacheliers professionnels. (1)

Ce qui l'a décidé à faire un BTS après un bac pro


"Je n'ai pas envisagé d'arrêter mes études, car je m'étais mis dans l'optique de faire mon BEP [brevet d'études professionnelles], puis mon bac et de finir par un BTS [brevet de technicien supérieur]. J'ai eu la chance d'avoir pu le faire dans la même école. Je voulais approfondir mes connaissances en gestion mais surtout être polyvalent. C'était important de continuer à faire des études après le bac pro, car selon moi, l'évolution dans une entreprise se fait plus rapidement avec un diplôme plus élevé."


Comment il a choisi son cursus

"Je n'ai pas hésité sur le choix de mon cursus, car je voulais rester dans le domaine de la cuisine et continuer dans l'école ou j'ai fait toute ma formation. L'option B de ce BTS, intitulée art de la table, art culinaire [l'option A du BTS hôtellerie – restauration et mercatique et gestion hôtelière, NDLR] me permet de découvrir autant le métier de serveur que le métier de cuisinier."


Ce qui change d'être en BTS par rapport au bac pro

"Le niveau est plus élevé qu'en bac pro car les cours sont approfondis et demandent plus de réflexion. Le système d'alternance de trois mois-trois mois est compliqué pour s'organiser. Il faut sans cesse revoir ses cours et fournir du travail personnel. En période de cours, j'effectue les devoirs demandés, et je me fixe une heure par jour pour relire les cours du jour. Pendant les périodes en entreprise, je profite d'avoir moins de devoirs pour travailler les matières où j'ai des difficultés. Chez moi, je revois aussi régulièrement ce que j'apprends en cours : les découpes, les ateliers de service, les cours de cuisine. On est moins encadré qu'en bac pro : les enseignants attendent de la prise de notes, du travail personnel et de l'autonomie."


Ce que son parcours lui a apporté

"Le diplôme est agréable car les matières sont en lien direct avec la restauration. Cette formation m'a aussi permis de m'améliorer dans les langues, la gestion et surtout d'avoir des connaissance en marketing et en hôtellerie que je n'aurais pas acquises si j'avais arrêté après le bac. J'ai l'impression désormais d'avoir toutes les connaissances et les cartes en main pour réussir dans ce métier, et surtout dans l'avenir."


Ses conseils pour les lycéens pros intéressés par un BTS


"Ils ont deux solutions : faire leur BTS en alternance ou non. Pour moi, le BTS en alternance est le meilleur moyen d'apprendre le métier. On prépare un diplôme en accumulant une expérience professionnelle. Je conseille de travailler dès la première année car le temps passe très vite et qu'il y a énormément de travail. C'est le seul moyen de s'en sortir et de réussir pleinement son diplôme. Il faut privilégier le travail du dossier professionnel en première annéede façon à le finaliser en deuxième année et pouvoir se concentrer sur les révisions.

On doit aussi être organisé et bien écouter en cours pour apprendre plus facilement. Il faut aussi savoir que les langues en BTS ne sont pas à négliger, car c'est l'un des coefficients les plus élevés à l'examen. Mais pas de panique, le BTS n'est pas un diplôme insurmontable et convient à tous les élèves motivés et qui ont envie de travailler."

(1) En 2011-2012, 29% de l'effectif du BTS hôtellerie-restauration était composé de bacheliers pro, toutes spécialités confondues (source DEPP – Direction de l'évaluation de la prospective et de la performance, service statistiques des ministères EN et ESR).

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