1. Manifestation lycéenne et étudiante : "Contre le tri des étudiants à l'université !"
Reportage

Manifestation lycéenne et étudiante : "Contre le tri des étudiants à l'université !"

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DIAPORAMA. Ils étaient entre 2.400 et 10.000 à manifester, ce jeudi 1er février 2018, contre les réformes du baccalauréat et de l'entrée à l'université. En grande majorité des étudiants, et quelques lycéens. Reportage.

Les images de la mobilisation étudiante du 1er février

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  • La réforme de l'entrée à l'université équivaut, pour les manifestants, à de la sélection // © erwin canard
    La réforme de l'entrée à l'université équivaut, pour les manifestants, à de la sélection // © erwin canard
  • Des lycéens d'Ivry-sur-Seine manifestent contre la réforme de l'entrée à l'université // © erwin canard
    Des lycéens d'Ivry-sur-Seine manifestent contre la réforme de l'entrée à l'université // © erwin canard
  • Des élèves du lycée Claude-Monet, à Paris (13e arrondissement) // © erwin canard
    Des élèves du lycée Claude-Monet, à Paris (13e arrondissement) // © erwin canard
  • 2400 manifestants selon la police, 10 000 selon l'UNEF // © erwin canard
    2400 manifestants selon la police, 10 000 selon l'UNEF // © erwin canard
  • Les élèves de terminale sont les premiers concernés par la réforme de l'université // © erwin canard
    Les élèves de terminale sont les premiers concernés par la réforme de l'université // © erwin canard
  • "Parcoursup...er naze". Comme souvent, les pancartes jouaient sur les mots // © erwin canard
    "Parcoursup...er naze". Comme souvent, les pancartes jouaient sur les mots // © erwin canard
  • Un parcours de manifestation symbolique // © erwin canard
    Un parcours de manifestation symbolique // © erwin canard
  • Cette mobilisation n'est-elle qu'un début ? // © erwin canard
    Cette mobilisation n'est-elle qu'un début ? // © erwin canard
  • La réforme de l'entrée à l'université équivaut, pour les manifestants, à de la sélection // © erwin canard
  • Des lycéens d'Ivry-sur-Seine manifestent contre la réforme de l'entrée à l'université // © erwin canard
  • Des élèves du lycée Claude-Monet, à Paris (13e arrondissement) // © erwin canard
  • 2400 manifestants selon la police, 10 000 selon l'UNEF // © erwin canard
  • Les élèves de terminale sont les premiers concernés par la réforme de l'université // © erwin canard
  • "Parcoursup...er naze". Comme souvent, les pancartes jouaient sur les mots // © erwin canard
  • Un parcours de manifestation symbolique // © erwin canard
  • Cette mobilisation n'est-elle qu'un début ? // © erwin canard
  • Les réformes du bac et de l'entrée à l'université au cœur des revendications

    "Non à la sélection !" C'est le mot d'ordre principal de la manifestation parisienne de ce jeudi 1er février 2018. Si les étudiants formaient la grande majorité du cortège, des lycéens étaient également présents. "Nous sommes tous concernés, dans les lycées, dans les facs, contre le tri des étudiants à l'entrée de l'université", assure Mélina, étudiante à Paris 1. Et d'espérer que "la mobilisation étudiante puisse faire reculer le gouvernement".

  • "On nous a donné les attendus trop tard"

    Ils sont venus nombreux, les lycéens et étudiants en BTS du lycée Frernand-Léger d'Ivry-sur-Seine. "Nous ne voulons pas choisir des matières dès la seconde", explique Salma, en terminale, en référence à la réforme du bac en cours. "Aussi, pour Parcoursup, on nous a donné les attendus en janvier, quand la plateforme a ouvert ! C'est trop tard..."

  • "Les facs pourront choisir leurs étudiants"

    Cassandre, en terminale ES au lycée Claude-Monet de Paris, a décidé de venir manifester après avoir lu des tracts : "Je me suis rendue compte de la situation. Les facs pourront choisir leurs étudiants, ce qui va renforcer les inégalités, simplement pour faire des économies."

  • Deux cortèges se rencontrent

    Peu après le départ de la manifestation, le cortège principal a accueilli sous les acclamations un groupe d'étudiants de Paris 1 sortant tout juste de leur assemblée générale. Mathias, en L1 histoire-économie à Paris 1, en était. "Nous défendons une vision de l'université ouverte à tous, qui ne sélectionne pas." L'étudiant se prend à rêver à de grandes mobilisations : "Nous l'avons vu plusieurs fois, la jeunesse peut faire reculer les gouvernements. Et il y a cinquante ans, c'était Mai 68..."

  • De nombreux slogans

    Qui dit manif, dit slogans. De nombreux sont apparus lors de la mobilisation du 1er février : "Lycéens, en colère, on n'va pas se laisser faire !" ; "Parcoursup, on n'est pas dupe !" ; "On veut juste étudier, sans être sélectionné" ; ou encore "Les attendus, on les attend, s'ils se ramènent, on les descend !"

  • "Comme en Amérique latine"

    Derrière sa pancarte "Parcoursuper naze", Cyndi, étudiante en M2 d'études sur l'Amérique latine, explique : "Peu à peu, on assiste à une privatisation de l'enseignement supérieur, qui en exclut les plus défavorisés et crée de la compétition entre les universités. Il s'est passé la même chose dans des pays d'Amérique latine qui portaient une politique néo-libérale."

  • Jussieu, rue des Écoles et Sorbonne

    Le parcours de la manifestation parisienne du 1er février revêtait un caractère symbolique. Un départ du campus de Jussieu, réputé pour être de toutes les mobilisations, pour une arrivée à la Sorbonne, lieu historique de Mai 68, en empruntant la rue des Écoles, au nom qui parle de lui-même.

  • "Dans la rue jusqu'à l'abandon du projet de loi"

    Malgré la relative faible mobilisation lors de ce rassemblement, les étudiants espèrent que d'autres verront le jour. Pour cela, Cassandre, la lycéenne de Claude-Monet, posait une condition : "Il faut que lycéens, étudiants et enseignants soient soudés, unis !" On pouvait alors entendre un slogan - peu novateur, mais évocateur : "Macron, t'es foutu, la jeunesse est dans la rue."

Les prémices d'une future mobilisation de grande ampleur ou un coup d'épée dans l'eau ? Les semaines à venir le diront. En attendant, la manifestation parisienne du jeudi 1er février 2018 contre les réformes du baccalauréat et de l'entrée à l'université a été relativement peu suivie. Environ 2.400 personnes – en majorité des étudiants, accompagnés de lycéens et d'enseignants selon la police, 10.000 selon les organisateurs, sont venus réclamer le retrait du projet de loi sur l'entrée à l'université. Ils étaient encore moins nombreux dans d'autres villes qui étaient aussi le théâtre d'une mobilisation, à Lyon, Bordeaux, Lille ou Strasbourg.

De nombreuses facs représentées

L'appel à la mobilisation était le fruit de plusieurs organisations étudiantes (l'UNEF, notamment), lycéennes (SGL, UNL), d'enseignants (Snesup-FSU), de parents d'élèves (FCPE) et de syndicats tels que FO, la CGT et SUD. À Paris, les manifestants se sont rejoints aux abords du campus de Jussieu, vers 14 h, avant de démarrer leur marche vers la Sorbonne, qui s'est achevée vers 15 h 30. Le cortège comportait des groupes de nombreuses universités parisiennes (Paris 1, Paris 3, Paris 4, Paris 8, Paris 13…), mais aussi de lycées qui se qualifient eux-mêmes de "banlieue", notamment du Val-de-Marne. Pourquoi sont-ils venus manifester ? Que demandent-ils ? Réponses en images.