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Mykyta, en prépa commerciale : “Il faut relativiser ses résultats pour ne pas craquer”

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Tout le monde vous dit qu’il n’y a pas mieux pour commencer vos études. Mais savez-vous à quoi vous vous engagez si vous entrez en prépa ? Êtes-vous taillé pour affronter la dose de travail à fournir et encaisser le choc de la transition avec le lycée ? Le choc de la notation, les recettes pour gérer les moments difficiles, les pièges à éviter : pour vous éclairer, 5 élèves des filières scientifique, littéraire et économique reviennent sur leurs débuts et livrent leurs conseils.

Mykyta Voytenko, 20 ans, en seconde année de prépa commerciale voie économique au lycée Saint-Paul, à Lille (59).


Le choc de la prépa


Mykyta a effectué sa scolarité dans le lycée de Marcq-en-Barœul (59), “qui bénéficie d’une excellente réputation dans la région”. “Je baignais déjà dans un milieu élitiste. Les élèves recrutés avaient des facilités. Quand je suis arrivé en prépa commerciale voie économique au lycée Saint-Paul, je pense que j’avais un bagage supplémentaire par rapport au niveau exigé pour le bac.”

En début d’année, les professeurs de sa prépa préviennent les élèves que leur moyenne générale risque de chuter de quatre à cinq points. Les notes de Mykyta suivent la même courbe. “J’ai eu particulièrement du mal en anglais, car il ne s’agit plus de replacer quelques expressions comme en terminale. En prépa, il faut mener une vraie réflexion. On perd donc facilement huit points sur la moyenne.”


Comment il l’a vécu


Mykyta, 20 ans, prépa commerciale, éco “Je ne suis pas défaitiste. Les mauvaises notes ne plombent pas ma journée. Mais beaucoup d’élèves se sont démoralisés. Il faut dire que si vous avez 8/20 de moyenne en prépa, alors qu’il faut avoir plus de 11/20 pour être admis dans une grande école, il y a de quoi déprimer. Surtout si on travaille déjà trois ou quatre heures en plus des cours tous les soirs…

En fait, ce ne sont pas les prépas qui mettent les élèves dehors après la première année. Ce sont les élèves qui préfèrent partir.” Et de souligner : “Heureusement, à Saint-Paul, il y a un certain esprit de groupe. Les étudiants sont liés et soutenus par le corps professoral.”


Comment il a réagi


En première année, Mykyta travaille moins de deux heures par soir. “J’aurais peut-être dû en faire plus… Je me suis reposé sur mes acquis. Je ne me suis pas lancé tout de suite, comme il aurait fallu. J’ai un peu négligé certains points. Du coup, j’ai pris du retard et j’ai régressé”, reconnaît l’étudiant qui est passé de dixième en début de première année à trentième sur 50 aujourd’hui. “Ceux qui ont travaillé quatre ou cinq heures par soir en première année ont les meilleurs résultats maintenant.”


Son conseil


“Il est important de bien travailler en terminale, voir au-delà du bac, se perfectionner en langues, car, en prépa, nous avons peu de temps à y consacrer, même si elles sont importantes. Il faut être régulier, malgré le rythme soutenu des cours (on commence à 8 heures, on finit à 18 heures), mais aussi savoir se reposer pour rester productif. Enfin, il faut relativiser ses résultats, avoir l’esprit combatif et ne pas craquer. Plus que les notes, ce qui compte, c’est le résultat final aux concours.”


Ses notes

Maths : 18 en terminale ; 11 en première année de prépa.
Économie : 13 en terminale ; 10 en première année de prépa.
Anglais : 16 en terminale ; 6 en première année de prépa.
Russe : 18 en terminale ; 16 en première année de prépa (Mykyta est bilingue).

Pour aller plus loin : Admission en classe prépa : 6 candidatures passées au crible / À quoi doit-on s'attendre en prépa ? / Réussir sa prépa, les réponses à vos questions / La prépa, point de départ d’études longues

Sommaire du dossier
Retour au dossier Juliette, en prépa MPSI : “Il est important d’acquérir les bonnes méthodes de travail dès le lycée. En prépa, il est déjà trop tard” Mathilde, en prépa commerciale : “Au fur et à mesure que l’on acquiert de l’expérience, les notes remontent” Mykyta, en prépa commerciale : “Il faut relativiser ses résultats pour ne pas craquer” Sarah, en prépa BCPST : “Les profs nous préviennent que les notes seront basses” Avant la prépa, guide de survie du futur bizuth