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Classes prépas : 6 alternatives à la CPGE “classique”

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Des prépas adaptées à chaque profil et menant aux mêmes écoles que les CPGE plus “classiques”, cela existe. Découvrez à travers les témoignages d’élèves et d’enseignants ces prépas pas comme les autres – de proximité, en partenariat avec la fac, pour les bacs techno, les bacs pro… – où la pression est moins forte et la réussite au rendez-vous.

De plus en plus de partenariats entre prépas et universités se mettent en place. Sébastien, qui a pu en bénéficier en prépa PCSI, raconte.

En terminale S spécialité SVT, Sébastien postule en classe préparatoire avec, selon lui, un “dossier pas sensationnel”. Très bon dans les matières scientifiques, son bulletin affiche, en revanche, des résultats moyens dans les autres disciplines : 16 de moyenne en maths, mais 3 en philosophie.

Le lycéen d’alors ne sait pas encore bien ce qu’il veut faire et juge que la prépa lui ouvrira le plus de portes. Le lycée Descartes, à Montigny-le-Bretonneux (78), l’accepte dans sa prépa PCSI (physique-chimie, sciences de l’ingénieur), ouverte depuis 2008. Un choix pratique pour Sébastien, puisqu’il habite à 15 minutes de l’établissement en voiture.

Sébastien, en prépa PCSI au lycée Descartes de Montigny-le-Bretonneux (78)- 2012
Sébastien, en deuxième année de prépa PC. Sa classe a cours une journée par semaine à l’université de Versailles-Saint-Quentin, le reste du temps au lycée Descartes de Montigny-le-Bretonneux.

Une journée de cours par semaine à la fac


Le jeune homme ne se rend pas compte alors qu’il entre dans une classe préparatoire un peu particulière. En convention avec l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, celle-ci propose une journée de cours à la fac par semaine pour les travaux dirigés et les TIPE (travaux d’initiative personnelle encadrés). “Nous restons avec notre classe, mais nous bénéficions de matériel que nous n’aurions pas au lycée”, précise Sébastien. Les expériences des TIPE, voire certaines colles, s’effectuent aussi à l’université.

Les taupins peuvent alors se faire aider par des enseignants de l’université. Ces derniers encadrent également certains travaux pratiques. Mais Sébastien ne fait aucune différence avec ses professeurs de prépa : “Tous essaient de nous encourager”, reconnaît-il.

L’occasion de bénéficier des équipements de l’université


Quant au rythme, il correspond à celui d’une prépa classique. “Les premières semaines sont difficiles. Il faut s’habituer à la quantité de travail”, confie le jeune bassiste qui a dû réduire les répétitions avec son groupe de musique.

Autre avantage de ce partenariat avec la fac : la BU (bibliothèque universitaire).
Sébastien profite de sa journée à la fac pour aller y emprunter des livres. “On y trouve de bons résumés de cours, bien utiles pour réviser.” Le jeune homme a même pris l’habitude de se rendre à la bibliothèque tous les samedis après-midi pour travailler avec ses camarades de classe. “Il existe une vraie solidarité entre nous”, assure Sébastien.

Deux formules à ne pas confondre
Encore atypiques, les classes préparatoires en convention avec l’université tendent à se développer.
Dans l’académie de Versailles, par exemple, toutes les nouvelles ouvertures de prépas doivent se faire dans ce cadre.
À ne pas confondre avec 
les prépas à la fac, qui sont des parcours de licence spécifiques, au nombre d’une cinquantaine, le plus souvent en sciences et technologies, dont le but est de préparer en 2 ans les étudiants à passer les concours des écoles d’ingénieurs en admission parallèle.
Sommaire du dossier
Prépas de proximité : un bon tremplin à domicile Prépas littéraires : l’horizon s’élargit pour les khâgnes Prépas ECT : pour les bacs techno Prépas pour bacs pro : une nouvelle voie de réussite Prépas ATS : pour les BTS et les DUT