1. Quelle stratégie en cas d’échec aux concours ?

Quelle stratégie en cas d’échec aux concours ?

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Plus encore que la 1ère, la 2e année de CPGE est entièrement tournée vers la préparation des concours. Des révisions jusqu’au jour J, voici des conseils d’enseignants et de ceux qui ont passé les épreuves, extraits de "Bien choisir sa classe préparatoire", de Myriam Greuter et Philippe Mandry, publié aux édition l'Etudiant.


Si vous n’avez obtenu aucune école ou seulement des établissements qui ne vous tentent pas trop, refaire une année de prépa ou vous réorienter n’est pas un misérable pis-aller. À une condition : ne vous décidez pas sous le coup de l’émotion, juste après avoir appris que vous avez échoué.


Se réorienter

Les possibilités sont à peu près les mêmes qu’en fin de 1ère année. Si vous avez été sérieux et assidu durant vos 2 ans de prépa, vous pourrez généralement faire reconnaître votre cursus par l’établissement supérieur de votre choix, qui vous validera 120 crédits ECTS. Cela vous permettra de vous inscrire directement en 3e année de licence (L3), moyennant éventuellement quelques cours à suivre ou épreuves à passer.
N’oubliez pas non plus la possibilité d’intégrer une école de commerce ou une école d'ingénieurs par le biais des admissions parallèles. Dans ce cas, il faudra parfois continuer jusqu’en 3e année universitaire pour espérer intégrer un établissement directement en 2e année. La sélection a généralement lieu sur dossier et entretien, parfois sur examen. Il faudra vous renseigner au cas par cas, directement auprès des écoles que vous désirez le plus intégrer.


Redoubler

Au lieu de ruminer l’échec au concours, pourquoi ne pas partir d’emblée avec l’idée qu’une prépa dure 3 ans ? "De cette manière, on travaille bien, sans s’astreindre à un rythme de fou, et on arrive serein la 1ère fois qu’on passe le concours", raconte Xavier, qui a intégré Supélec au 2e essai.

Dans les classes littéraires, où les places sont parfois rares au concours, "plus de la moitié des élèves réussissent au 2e passage ; beaucoup s’y prennent même à 3 fois", ­rapporte d’ailleurs Jérôme Hélie, prof en prépa Chartes.
Tour de chauffe. Un nombre non négligeable d’étudiants de prépas y passent en fait 3 ans. Selon le ministère, c’est le cas pour 7 % des élèves de prépas économiques et commerciales, 15 % des littéraires… et 30 % des scientifiques. "Je ne regrette absolument pas d’avoir refait une spé, mesure Xavier.

Quand vous êtes 5/2 ("cinq demi", c’est-à-dire redoublant), les profs vous connaissent, vous motivent encore plus et vous font confiance. Nos enseignants nous laissaient d’ailleurs travailler librement au fond de la classe. Rétro­spectivement, je me rends compte que la 1ère maths spé est une année de chauffe, et qu’on réussit encore mieux la 2e fois. Les 5/2 formaient la tête de classe, et aucun, à ma connaissance, n’a échoué au concours qu’il visait." Xavier va jusqu’à rêver de classes "entièrement constituées de 5/2, toutes filières mélangées".

"À condition que l’élève ne soit pas dégoûté par la prépa, on peut assurer qu’il fera au moins aussi bien la 2e fois", confirme François Boisson, professeur de maths en PC* au lycée Charlemagne. "L’impondérable, c’est le moral."
Valeurs. L’essentiel est que vous ne vous forciez pas, que l’école que vous briguez vous plaise, et que votre orientation soit en accord avec vos ambitions et vos valeurs. Même si vous avez redoublé, rien ne vous oblige à intégrer une école qui ne vous tente pas.

"Un de mes amis, khâgneux très doué en grec et en latin, rêvait de faire une nouvelle ­traduction d’Homère, raconte Flora. Alors que ça ne l’inspirait pas, il a passé le concours d’HEC, qu’il a réussi. Sorti très bien classé de l’école, il va entamer une carrière de cadre qui ne l’intéresse pas du tout."
Quel que soit le nombre de mois passés en prépa, ces classes vous auront de toute manière apporté durablement des connaissances et des réflexes de travail. Car, comme le dit Élodie, qui finit sa 1ère année de maths sup bio, "même si c’est dur, la prépa est quand même une chance qu’il faut savoir se donner."
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