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Mathilde, en prépa commerciale : “Au fur et à mesure que l’on acquiert de l’expérience, les notes remontent”

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Tout le monde vous dit qu’il n’y a pas mieux pour commencer vos études. Mais savez-vous à quoi vous vous engagez si vous entrez en prépa ? Êtes-vous taillé pour affronter la dose de travail à fournir et encaisser le choc de la transition avec le lycée ? Le choc de la notation, les recettes pour gérer les moments difficiles, les pièges à éviter : pour vous éclairer, 5 élèves des filières scientifique, littéraire et économique reviennent sur leurs débuts et livrent leurs conseils.

Mathilde Deyries, 19 ans, est en seconde année de prépa commerciale voie économique au lycée Franklin-Saint-Louis-de-Gonzague, à Paris.


Le choc de la prépa


Mathilde, 19 ans, prépa commerciale, éco “Le fossé à franchir entre le lycée et la prépa est assez grand. Les exigences sont nouvelles et différentes. Si nous sommes plus suivis individuellement, on compte sur notre capacité d’autonomie dans l’organisation de notre travail personnel. La différence de rythme se fait aussi rapidement sentir”, affirme Mathilde.

Pas facile de gérer un emploi du temps surchargé (partagé entre les cours, les devoirs sur table et les interrogations orales) et d’appréhender de nouvelles épreuves (de traduction en langues étrangères, d’expression sur un texte tiré de l’actualité, de culture générale…). Les résultats de l’étudiante baissent. En maths, les premières notes qu’elle obtient tournent autour de 11/20 (elle avait 18 de moyenne au lycée) ; en économie, elle commence avec 9/20 (contre 15 de moyenne au lycée)…


Comment elle l’a vécu


“J’étais dépassée. Je me suis demandé comment j’allais pouvoir aller en cours, passer les khôlles [interrogations orales], puis me remettre à réviser le soir. J’étais également déçue par mes premières notes. Entourée de très bons élèves, j’ai vite pris conscience de mes lacunes, notamment en langues.” Mais Mathilde ne veut pas abandonner. “Beaucoup se réorientent, notamment à Sciences po ou à Paris-Dauphine. Moi, j’avais envie de continuer. J’étais lancée, je ne voulais pas m’arrêter.”


Comment elle a réagi


  Mathilde cherche tout de suite à redresser la barre. “J’ai pris en compte les remarques de mes professeurs, appliqué leurs conseils et tenté de répondre à leurs attentes.” Elle rédige des fiches et fait des plannings de travail. En économie, elle rend des devoirs plus synthétiques, s’attache à faire des liens entre les chapitres et s’astreint à apprendre son cours tous les soirs. En langues, elle apprend plus de vocabulaire et revoit la grammaire.

“Au fur et à mesure que l’on acquiert de l’expérience et de l’aisance dans les différentes matières, les notes remontent progressivement, assure l’étudiante. Par exemple, en espagnol, j’ai eu 5, 7, 9, 13 puis 15 au dernier devoir.”


Son conseil


“Il faut se lancer. Avec du travail et de la volonté, la prépa peut être une belle expérience. Mais il ne faut laisser de côté aucune matière : toutes sont importantes aux concours. Enfin, il est indispensable d’avoir confiance en soi, en ses capacités et de ne pas se laisser décourager par les premiers résultats. Si on avait 15/20 dès le premier jour de la première année, il serait inutile de faire deux ans de prépa.”


Ses notes

Moyenne générale : 15 en terminale ; 13 en première année de prépa.
Maths : 18 en terminale ; 17 en première année de prépa.
Économie : 15 en terminale ; 12 en première année de prépa.
Anglais : 14 en terminale ; 14 en première année de prépa.


Pour aller plus loin : Admission en classe prépa : 6 candidatures passées au crible / À quoi doit-on s'attendre en prépa ? / Réussir sa prépa, les réponses à vos questions / La prépa, point de départ d’études longues

Sommaire du dossier
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