1. Après un bac S : les prépas MPSI, PCSI, PTSI, du plus théorique au plus concret

Après un bac S : les prépas MPSI, PCSI, PTSI, du plus théorique au plus concret

Envoyer cet article à un ami

La MPSI, la PCSI et la PTSI sont trois prépas scientifiques aux approches plus ou moins concrètes. Extraits du guide Que faire avec un bac S ?, de Thomas Fourquet, aux éditions l'Étudiant.

"La MPSI-MP (à dominante maths) est à même de satisfaire les étudiants possédant une capacité d'abstraction, tandis que la PCSI-PC (à dominante physique-chimie) s'adresse à ceux qui sont plus attirés par l'expérimentation, estime Hervé Riou, professeur de sciences de l'ingénieur en PCSI au lycée Chaptal, à Paris. Il s'agit de transmettre des compétences identiques avec des pédagogies différentes."

Si les matières enseignées sont les mêmes (mathématiques, physique-­chimie, sciences de l'ingénieur), c'est donc l'approche qui varie : plus théorique en MPSI-MP, plus expérimentale en PCSI-PC, et résolument concrète en PTSI-PT, où vous mettrez "la main à la pâte".

La MPSI (mathématiques, physique et sciences de l'ingénieur)

La MPSI (qui devient MP en deuxième année, comme la PCSI devient PC et la PTSI devient PT) est la filière la plus théorique, où les mathématiques se taillent la part du lion avec douze heures de cours par semaine.

De manière générale, cela donne aux études en MPSI un caractère d'abstraction très prononcé : il s'agit d'un changement très fort par rapport au lycée. "La quantité de mathématiques en MPSI peut provoquer un rejet chez les étudiants qui n'ont pas assez de goût pour cette matière", souligne Julien Dumont, professeur de physique-chimie en MPSI au lycée Chaptal à Paris.

Au second semestre, une option vient s'ajouter à l'emploi du temps. Vous aurez le choix entre l'informatique et les sciences de l'ingénieur. Attention : en MPSI, l'informatique est extrêmement théorique et se rattache davantage aux mathématiques qu'au travail concret sur des ordinateurs. Le choix de l'option détermine en partie votre orientation : si vous choisissez l'informatique, vous vous dirigez vers une deuxième année en maths spé, tandis que le choix de l'option sciences de l'ingénieur vous ouvre à la fois la MP et la PSI.

La PCSI (physique, chimie et sciences de l'ingénieur)

La particularité de la PCSI réside principalement dans la place réservée à la chimie, qui bénéficie d'un enseignement dédié (alors que les MPSI ont un seul professeur de physique­-chimie). C'est donc le choix le plus évident pour un élève qui souhaite intégrer une école de chimie.

Par ailleurs, l'enseignement présente une orientation plus concrète et expérimentale. Le programme de maths est légèrement moins fourni qu'en MPSI, mais la part de la physique est plus grande. En chimie, vous serez amené à faire des expériences et des manipulations. "La chimie ressemble à la médecine par certains aspects : il y a beaucoup de nomenclatures à apprendre. Le goût pour la chimie est donc un critère particulièrement important dans le choix entre PCSI et MPSI", explique Julien Dumont.

La PTSI (physique, technologie et sciences de l'ingénieur)

La filière PTSI, dont les effectifs sont moins nombreux que ceux des filières MPSI et PCSI, offre un enseignement beaucoup plus tourné vers les enseignements concrets : il s'agit en effet de concevoir, de modéliser des systèmes comme une alimentation de moteur.

Ce n'est pas une prépa pour les "matheux", mais plutôt pour ceux qui sont attirés par les côtés pratiques et concrets du métier d'ingénieur. Néanmoins, la base théorique reste très importante (neuf heures de maths et huit heures de physique-chimie, quand même !), la place de la chimie étant plus réduite qu'en MPSI.

La principale différence avec les autres filières est l'importance des sciences de l'ingénieur : si la MPSI et la PCSI mettent l'accent sur l'analyse, l'élève de PTSI met également la main à la conception de solutions dans divers domaines (téléphonie, moteurs...) et à l'élaboration de systèmes.

La PTSI a donc une orientation plus "technologique" ; les enseignements incluent du dessin industriel. Pour les étudiants de PTSI qui se sentent davantage portés vers la théorie, il est possible d'accéder en deuxième année à la PSI, en suivant un enseignement optionnel de maths au second semestre.

152103POUR ALLER PLUS LOIN
À découvrir aux éditions l'Etudiant :
"Que faire avec un bac S ", par Thomas Fourquet.

Sommaire du dossier
Retour au dossier Après un bac S : les prépas MPSI, PCSI, PTSI, du plus théorique au plus concret La deuxième année des prépas scientifiques Après un bac S : quelle prépa pour quelle école ? Après un bac S : la BCPST (biologie, chimie, physique et sciences de la Terre), une voie à part Après un bac S : les prépas commerciales et littéraires