1. Supérieur
  2. Prépas
  3. Réussir sa prépa, les réponses à vos questions
  4. En prépa, comment apprendre à gérer le stress ?

En prépa, comment apprendre à gérer le stress ?

Envoyer cet article à un ami

Vous allez intégrer une classe préparatoire : comment tenir le coup face au stress, inévitable, auquel vous serez confrontés ? Nos conseils, extraits du guide Bien choisir sa classe prépa, de Marie Bonnaud et Philippe Mandry, aux éditions l’Etudiant.


Les forums de discussion sur Internet fourmillent de témoignages d'élèves qui racontent leurs coups de stress et de fatigue... Certains sur un mode amusé, d'autres, parfois, sur un ton plus angoissé.
La prépa impose effectivement un tel rythme de travail que vous allez peut-être par moments vous sentir complètement débordé, voire un peu désespéré. Mais pas de panique, les coups durs peuvent aussi se maîtriser !


Les coups durs qui vous attendent

Difficile d'y échapper ! Ils s'expliquent à la fois par la somme de travail exigée mais aussi par la pression exercée par les enseignants sur les notes. Résultat, la fatigue s'accumule et le sentiment d'être débordé se fait de plus en plus tenace.

fleche-rouge Les coups durs sont saisonniers

"Après la phase d'adaptation qui dure un gros mois, les devoirs et les colles qui arrivent avant Noël donnent une première photographie. Dès ce moment-là, les bons élèves commencent à se positionner pour les classes étoiles. Puis, à partir de janvier, tout s'accélère", explique ce prof de physique dans une prépa scientifique réputée.

En règle générale, les équipes enseignantes identifient deux coups durs dans l'année : en novembre, au moment du conseil de classe et donc des premières sanctions, et en février, quand la perspective de la seconde année se précise. D'autant qu'en plein hiver, l'organisme est plus fatigué, ce qui favorise aussi le stress, les insomnies ou les migraines.

fleche-rouge Les coups durs sont souvent passagers

Ces moments de stress intense, qui peuvent être très déstabilisants, sont la plupart du temps anticipés par les enseignants : "Quand nous voyons un élève traverser une période difficile, qu'il soit fatigué ou particulièrement stressé par ses résultats, nous en tenons compte. Il nous arrive même de le dispenser de certains travaux. Notre objectif est de l'encourager à poursuivre l'année jusqu'au bout", explique cet enseignant qui intervient dans une classe prépa scientifique de province.

fleche-rouge Le coaching des professeurs

Même si certaines prépas très sélectives peuvent maintenir la pression sur les élèves jusqu'au bout, la plupart se fixent comme objectif de favoriser le bien-être de leurs troupes.

Cela dit, en la matière, tout dépend souvent du caractère de l'enseignant : "Il y a des styles de coaching différents suivant les profs. Il existe encore des professeurs plus âgés qui détruisent les élèves, mais on trouve aussi des profs femmes très maternantes ou de jeunes enseignants qui, tout en étant exigeants, réussissent à instaurer une bonne ambiance dans la classe, en alliant avec intelligence l'humour et la décontraction", assure ce proviseur.

Quoi qu'il en soit, soyez rassuré, l'élève de prépa n'est jamais vraiment seul : il lui est toujours possible de trouver du réconfort auprès de ses camarades ou des équipes enseignantes.


Prenez soin de vous

"Entrer en classe préparatoire, c'est comme préparer les Jeux olympiques. Il faut une hygiène de vie, une organisation rythmée et rigoureuse du travail. Et bien sûr, une bonne santé physique et psychologique", assure ce proviseur d'un lycée de province proposant des classes préparatoires littéraires (hypokhâgne et khâgne).

Course de fond, semi-marathon, course d'obstacles... Les métaphores sportives sont fréquemment utilisées pour évoquer le rythme effréné qui est celui de la plupart des classes prépas. Pour tenir le coup, un bon conseil : mangez équilibré et ayez un rythme de travail régulier.

fleche-rouge Mangez bien et sain

Dans la majorité des cas, l'entrée en prépa correspond aussi à un départ du domicile familial : il faut donc non seulement suivre le rythme de travail, mais aussi apprendre à se débrouiller seul dans sa chambre de bonne. Faire des courses, se préparer à manger, faire le ménage... Autant de tâches qui correspondent à un vrai apprentissage de la vie.

Quelques conseils simples pour rester en bonne santé : faire trois repas par jours (dont, bien sûr, le petit-déjeuner qu'il faut soigner), manger autant que possible des fruits et des légumes (ça donne des vitamines !) et, surtout, éviter de boire trop de café ou de coca ! Il est important de prendre très vite de bonnes habitudes.

fleche-rouge L'internat, une solution ?

Pour ceux qui se sentent un peu perdus à l'idée de devoir se débrouiller tous seuls, la bonne solution peut être de demander une place en internat. Beaucoup d'établissements proposent cette formule aujourd'hui. Seul problème, il est rare qu'il y ait tout à la fois des dortoirs de filles et de garçons. Si l'internat n'est pas mixte, la solution peut être aussi de prendre une chambre chez l'habitant ou dans une résidence, ce qui permet, malgré tout, de se caler sur des horaires fixes de repas.

fleche-rouge Travailler, oui... mais dormir aussi

Certains travaillent mieux le soir, d'autres le matin, avant les cours. À chacun de trouver le moment qui lui convient le mieux : nous n'avons pas tous le même besoin de sommeil, ni les mêmes rythmes chronobiologiques. Mais quoi qu'il en soit, il faut éviter d'enchaîner les nuits blanches pour boucler au dernier moment un exercice, la lecture d'un livre ou un devoir à la maison. Faute de quoi, vous risquez, à un moment donné, de vous retrouver au pied du mur : épuisé et débordé.

Encore une fois, le plus important est d'apprendre à vous organiser. Il faut vous fixer des plages de travail régulières, anticiper les révisions pour les colles, vous concentrer sur les livres indispensables... Tous les profs s'accordent à dire que la vie en prépa doit être régulière sans pour autant être monacale ! Par ailleurs, n'hésitez pas à vous astreindre à des exercices de relaxation quotidiens. Tous les moyens sont bons pour réussir à faire baisser la pression !

Bien choisir sa classe prépaPOUR ALLER PLUS LOIN
À découvrir aux éditions l'Etudiant :
"Bien choisir sa classe prépa", par Marie Bonnaud et Philippe Mandry.

Pour aller plus loin : Bien choisir sa classe préparatoire / Et pourquoi pas oser une prépa ? / Sciences po : 12 prépas à la loupe

Sommaire du dossier
Retour au dossier En prépa, faut-il avoir une bonne mémoire ? En prépa, comment tenir le coup face au rythme de travail ? Quels élèves réussiront le mieux en prépa ? En prépa, dois-je m’attendre obligatoirement à une chute des notes ? En prépa, comment apprendre à gérer le stress ?