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INSA : une première année largement commune pour les élèves ingénieurs des 5 instituts

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À partir de la rentrée 2013, les élèves ingénieurs qui intègreront l'un des cinq INSA suivront une première année très généraliste et fondée sur un socle commun de connaissances et de compétences. Un début de cursus largement similaire qui vise à marquer sa différence par rapport aux prépas, mais pas à multiplier pour autant les passerelles d'un institut à l'autre.

"Afficher une première année sinon commune, du moins ayant de fortes caractéristiques communes" : telle est la nouveauté mise en place dans les écoles du groupe INSA (Lyon, Rennes, Rouen, Strasbourg, Toulouse) à partir de la rentrée 2013. L'objectif ? Proposer une formation "très généraliste"permettant aux élèves d'acquérir "les bases scientifiques et techniques" nécessaires à de futurs ingénieurs.

 
Une première année d'école, pas de prépa

 

À travers cette réforme, les INSA (instituts nationaux des sciences appliquées) veulent aussi affirmer leur différence par rapport aux CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles) : "Si à Toulouse, la formation était organisée en trois cycles 1+2+2, dans les autres écoles, les deux premières années pouvaient avoir une forte connotation 'prépa'. Or, les étudiants ne viennent pas chez nous pour retrouver le modèle CPGE", explique Marc Renner, directeur de l'INSA Strasbourg et référent, au sein du groupe, pour le recrutement. D'où l'idée d'instaurer une plus grande progressivité dans le cursus, à partir de cette première année généraliste.

 
75% des crédits ECTS communs

 

Les cinq écoles ont défini un socle commun de connaissances et de compétences qui représente 75 % des crédits ECTS, ainsi qu'une liste d'ouvrages de référence sur lesquels s'appuieront les enseignants : outre les livres classiques étudiés dans le supérieur, le groupe souhaite "instaurer une plus grande ouverture, notamment vers des auteurs étrangers", souligne Marc Renner.

Dans cette perspective, l'accent est mis sur des disciplines non scientifiques : les sciences humaines et sociales représenteront 20 à 25 % des crédits ECTS, les activités physiques et sportives ainsi que l'anglais seront obligatoires, et les élèves seront incités à poursuivre l'apprentissage d'une deuxième langue, "en cohérence avec leur projet professionnel", précise Marc Renner.

 
Accompagner les choix professionnels des élèves

 

Pour aider les étudiants à définir leur orientation professionnelle, l'accompagnement individualisé sera généralisé et obligatoire pour tous les élèves, qui devront aussi effectuer un stage de découverte de l'entreprise en fin de première année.

En outre, les maquettes incluront "une sensibilisation au monde de l’entreprise et notamment des PME, ainsi qu'à la problématique de l’innovationet à ses enjeux".

 
Développer l'autonomie des étudiants

 

La refonte de la première année INSA vise par ailleurs à "favoriser l'autonomie des étudiants", en privilégiant le travail en groupe et par projet aux cours magistraux. "Les enseignements en face à face étaient jusque-là de durée variable selon les écoles, mais pouvaient aller jusqu'à 35 heures par semaine, rappelle Marc Renner. Désormais, ils n'excéderont pas 28 heures".

Enfin, les élèves seront "fortement incités" à s'investir dans des associations, engagement qui contribue bien souvent à leur formation, aux dires des jeunes comme des recruteurs.

 
Des compétences de base communes mais pas plus de passerelles

 

Prenant en compte les évolutions liées à la réforme du lycée, cette nouvelle première année doit permettre aux étudiants d'acquérir trois compétences majeures : "travailler efficacement en groupe, être autonome dans son travail et rechercher de l'information pertinente".

Cependant, malgré cette formation largement commune, "l'objectif n'est pas de faciliter les mouvements d'une école à l'autre", prévient Marc Renner. “Cela continuera à se faire mais ponctuellement, comme c'est le cas aujourd'hui." Alors, un conseil : au moment du concours, continuez à classer les INSA en fonction de vos affinités avec les parcours et spécialités offert par chacun d'entre eux.

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