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3 bonnes raisons de faire une école d'ingénieurs d'après notre palmarès 2013

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Qu'espérer d'une école d'ingénieurs aujourd'hui ? Avant tout un diplôme qui est une valeur sûre sur le marché de l'emploi. Mais pas seulement… Voici trois bonnes raisons, tirées de l'analyse de notre palmarès 2013, de se lancer dans ces cursus.

 
Pour obtenir un diplôme qui a la cote sur le marché de l'emploi

 
Dans un marché tendu, le titre d’ingénieur est une valeur sûre pour trouver un emploi : 84 % des diplômés 2011 ont été recrutés moins de deux mois après leur sortie de l’école. “Il faudrait 40.000 ingénieurs par an pour répondre aux besoins des entreprises et nous n’en formons que 30.000”, martèle Christian Lerminiaux, président de la CDEFI (Conférence des directeurs d’écoles françaises d’ingénieurs).

Conséquence : près d’un ingénieur sur trois est recruté dans l’entreprise où il a effectué son dernier stage. C’est le cas d’Adrien, qui a débuté son CDI à EDF en octobre 2012, quelques jours après avoir été diplômé de l’ENSEEIHT-INP Toulouse. “Le stage a été un tremplin pour rester dans l’entreprise et passer d’un poste technique dans un centre d’ingénierie hydraulique à des fonctions en recherche et développement qui correspondent davantage à mes attentes : je suis moins sur le terrain et m’attache plus à comprendre les phénomènes physiques.”

Côté débouchés, si un tiers des ingénieurs s’insère dans l’industrie et 15 % dans les TIC (technologies de l’information et de la communication), “le diplôme d’ingénieur est un diplôme ­généraliste”, insiste Christian Lerminiaux. En témoigne Florent, qui travaille dans le secteur du luxe après une spécialisation hygiène ­sécurité environnement à ­l’ENSCBP-IP Bordeaux. “Ma formation me permet de comprendre des ­aspects techniques liés, par exemple, à la réglementation ou à la gestion des déchets dangereux. Mais au quotidien, mon poste comporte une facette administrative et une dimension relationnelle ­importantes.” Pour Florent, comme pour la plupart des diplômés, la gestion de projets, centrale dans la pédagogie des écoles, est l’un des principaux atouts de la formation d’ingénieur.

 
Pour se créer des opportunités à l'international

 
Soucieuses, par ailleurs, d’offrir une ouverture internationale à leurs étudiants, et d’accroître leur rayonnement à l’étranger, les écoles développent les accords de doubles diplômes avec des facs étrangères et proposent de plus en plus des cursus bilingues (formations binationales avec l’Allemagne et le Québec à l’EPF, section bilingue à l’INSA Rouen, cycle ingénieur international à l’ISEP…), voire trilingues à l’ECPM et l’ESTIA.

Faire une partie de leur cursus à l’étranger est une autre opportunité offerte par la quasi-totalité des écoles, même si peu d’entre elles imposent un long séjour. Pour valoriser cette expérience sur le CV, AgroParisTech délivre un “certificat d’expérience internationale” à ses étudiants qui ont passé au moins cinq mois en stage à l’étranger et qui ont réalisé un projet professionnalisant.

Ces politiques rendent l’insertion professionnelle des ingénieurs plus internationale : plus d’un étudiant sur dix décroche son premier emploi à l’étranger. Une proportion deux fois plus élevée dans une vingtaine d’écoles (voir notre zoom “Les écoles d'ingénieurs pour travailler à l'étranger”).

 
Parce que ces écoles sont ouvertes à de plus en plus de profils

 
Cependant, les jeunes se détournent de plus en plus des études scientifiques et seuls 20 % des bacs S s’orientent vers une école d’ingénieurs. Ce qui a incité les établissements à diversifier leur recrutement.

Désormais, moins de la moitié des élèves ingénieurs sont passés par une CPGE (classe préparatoire aux grandes écoles), tandis que 28 % sont issus d’une prépa intégrée dans une école postbac. Les admissions parallèles se développent, surtout pour les titulaires de DUT (diplômes universitaires de technologie) qui représentent 14 % des effectifs.

Admis à l’ESIEE Paris sur la banque de concours BTS-DUT de l’ENSEA, Pierre-Marie confie avoir eu des difficultés pendant les deux premiers mois d’école, où il a suivi des cours de remise à niveau, notamment en maths et physique. “Mais ensuite, les projets commencent, et on ne voit plus la différence avec ceux qui ont suivi le cursus ingénieur depuis le départ.”

Pour attirer de nouveaux ­profils, tout en répondant à une demande des entreprises, les écoles se tournent aussi ­davantage vers l’alternance. “Pour les élèves, c’est un bon équilibre entre la formation académique un peu conceptuelle et l’aspect concret de l’entreprise”, souligne Patrice Cartraud, directeur de la formation à Centrale Nantes. À côté de ses deux filières spécialisées en mécanique et BTP, ouvertes en alternance depuis plus de dix ans, l’école va diplômer en 2013 sa première promotion d’ingénieurs généralistes par apprentissage. “Née d’un besoin exprimé par les entreprises, cette formation nous a aussi permis de renforcer nos partenariats”, souligne Patrice Cartraud. L’alternance concerne 12 % des diplômés et devrait en rassembler 15 % en 2015.
 


L'avis de Joyce Nehaïssi, consultante chez Aon Hewitt :
“Les principaux critères des recruteurs restent la réputation de l’école, la localisation de l’emploi et le secteur d’activité”

On dit souvent que les jeunes ingénieurs résistent mieux que d’autres diplômés en période de crise. Est-ce un constat que vous partagez ?

“Tout à fait. L’enquête que nous réalisons chaque année auprès d’entreprises de secteurs d’activité variés montre une certaine frilosité en matière de recrutement. Cependant, les jeunes ingénieurs constituent des profils polyvalents dont les entreprises ont besoin. C’est pourquoi les embauches progressent : contrairement à d’autres diplômés (de masters ou d’écoles de commerce), il n’y a pas de grand écart d’une année sur l’autre.”

Au-delà des recrutements, comment les salaires évoluent-ils ?

“Là encore, la stabilisation des salaires observée depuis 2010 touche moins les ingénieurs : alors que seules 16 % des entreprises prévoyaient d’offrir en 2012 des salaires à l’embauche supérieurs à l’année passée, ce taux est de 25 % pour les diplômés d’écoles d’ingénieurs. Les principaux critères des recruteurs restent la réputation de l’école, la localisation de l’emploi et le secteur d’activité.”

La part variable des salaires a-t-elle tendance à se généraliser ?

“Oui, aujourd’hui, 90 % des entreprises ont mis en place un plan de rémunération variable pour tous leurs salariés. Cependant, les différences sectorielles sont extrêmement importantes : le montant variable explose dans la banque, atteignant 4 000 a par an, alors qu’il est en moyenne deux fois moins élevé dans l’industrie.”


Pour aller plus loin : Classement des écoles d'ingénieurs : comment ils ont choisi leur école / Futurs ingénieurs, misez sur les doubles diplômes

Sommaire du dossier
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