1. Parler en public : les réactions qui peuvent vous sauver le jour J
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Parler en public : les réactions qui peuvent vous sauver le jour J

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Pour présenter un projet en interne, convaincre des clients, échanger avec des collègues… prendre la parole en public est un exercice incontournable en entreprise. Mais comment réussir sa première intervention quand, comme la plupart des jeunes diplômés, on n’y a pas été formé ? Les meilleurs coachs vous conseillent pour vous préparer sur le fond comme sur la forme… En scène !

Sauf à avoir un talent caché, mieux vaut être prévenu : votre premier discours ne sera sans doute pas le meilleur. Mais il y a moyen de limiter les dégâts.


Être réactif si le public décroche


“Souvent on se met une pression infernale sur la réussite de sa prestation. Or il vaut mieux la décomposer en petits objectifs : marcher avec naturel vers l’estrade, bien poser sa voix, être clair dans son introduction…” explique Catherine Sorzana. La directrice de Medias coaching communication et auteure de “la Prise de parole en public” (PUF) conseille aux plus angoissés d’apprendre par cœur le plan de leur exposé.

“C’est en regardant le public que l’on évite le bide, souligne à son tour Fadhila Brahimi. Cela permet d’évaluer la compréhension, de repérer les sourcils qui se lèvent, les mines qui se froncent, donc de réagir en direct pour éclaircir tel ou tel point de son exposé.” Bref, être à l’écoute pour reformuler tout de suite si nécessaire.


Reconnaître ses erreurs


Quant au déroulé de son exposé, il peut arriver, surtout au début, que vous hésitiez, voire que vous bafouilliez légèrement. “Pas d’inquiétude, rassure Jean-Louis Chenin, formateur en mediatraining chez Medialectic. Ces petites défaillances n’ont d’importance que celle que vous lui donnez. Il suffit de ne pas faire comme si de rien n’était, juste de s’excuser, et ça repart. De même, les lapsus et les répétitions ne sont pas graves si c’est vivant.” Pour Catherine Sorzana, il faut aussi pouvoir admettre que l’on a pu faire une erreur : “Tout est dans la manière de s’en justifier : s’en excuser, oui, mais pas trop. Et si possible en souriant.”


Savoir affronter toutes les questions


Prise de parole en public : savoir affronter les questionsEnfin, si le moment des questions permet de relâcher la pression, gare à celles qui déstabilisent. “Il y a deux sortes de questions, prévient Jean-Louis Chenin. Les unes sont dites notionnelles, c'est-à-dire qu’elles attendent des réponses objectives, des précisions, des éclaircissements sur ce qui a été dit. Celles-ci ne posent pas de problème quand le sujet est maîtrisé. Les autres sont dites insidieuses quand elles n’attendent pas de réponse, mais visent à déstabiliser l’interlocuteur. Exemple : êtes-vous sûr de ce que vous dites ? Là, c’est simple : on répond d’un mot et on change de sujet, avec le sourire.” Une façon de montrer que l’on est content d’être là face au public : le meilleur état d’esprit pour endosser son premier rôle d’orateur.