1. Violette, étudiante à l'ESITC Caen : “J’ai trouvé mon stage dans les travaux sous-marins par Internet”
Témoignage

Violette, étudiante à l'ESITC Caen : “J’ai trouvé mon stage dans les travaux sous-marins par Internet”

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“J'ai beaucoup aimé travailler avec des plongeurs, c'est un milieu de passionnés.” // © DR
“J'ai beaucoup aimé travailler avec des plongeurs, c'est un milieu de passionnés.” // © DR
Sommaire du dossier
Retour au dossier Ludovic, étudiant à HEI Lille : “J’ai trouvé un stage dans le textile en Afrique du Sud grâce à mon réseau” Violette, étudiante à l'ESITC Caen : “J’ai trouvé mon stage dans les travaux sous-marins par Internet” Alban, diplômé de l'ESITC Caen : “Je m'y suis pris dix mois à l'avance pour mon stage chez Bouygues au Qatar” Raphaëlle, étudiante à l'UTT : “Harpiste, j’ai choisi de faire mon stage dans un labo d’acoustique musicale”

Assurer la conduite de travaux en milieu subaquatique : telle était la mission dévolue lors de son stage à Violette, 23 ans, étudiante ingénieur en génie civil à l’ESITC Caen. L’occasion idéale de cotoyer plongeurs et scaphandriers pour cette passionnée de l’univers de l’eau.

Comment elle a trouvé son stage

 

J'ai trouvé mon stage en faisant des recherches sur Internet. L'univers de l'eau m'a toujours attirée, je fais de la natation synchronisée depuis le collège et je voulais effectuer un stage dans le domaine des travaux sous-marins. J'ai donc envoyé cinq ou six CV à des entreprises. Au bout de deux à trois semaines d'attente, j'ai obtenu une réponse. Tout s'est fait par téléphone avec la responsable des ressources humaines.

Le stage était d'une durée de trois mois. Je ne connaissais pas du tout l'entreprise : Hydrokarst, basée à Sassenage (38), près de Grenoble, avant d'y travailler. En revanche, j'avais de la famille sur place, cela a facilité mon séjour.”

 
Quelle était sa mission ?

 

"Mon stage consistait à faire de la conduite de travaux. Il fallait procéder à la préparation et au suivi des chantiers. Je sélectionnais en fonction de leur niveau d'expérience et de compétences les plongeurs qui devaient participer aux travaux, m'assurais que les scaphandriers bénéficiaient de l'équipement nécessaire, anticipais les risques éventuels.

Ces plongeurs réalisent les travaux les plus dangereux du milieu. Il fallait donc analyser sur place la situation avec eux et tâcher de trouver rapidement des solutions aux problèmes qui pouvaient se poser, un dysfonctionnement sur les vannes d'un barrage, par exemple. J'ai beaucoup aimé travailler avec des plongeurs, c'est un milieu de passionnés."

 
Comment s'est déroulé son stage ?

 

"Je devais être sur place très tôt le matin quand j'étais en mission, souvent dès 5 h, en même temps que les camions et le matériel, car nos interventions sur les barrages devaient gêner le moins possible les besoins locaux en eau et en électricité. L'équipe qui était chargée de l'encadrement du personnel travaillait parfois toute la nuit auprès des plongeurs.

En tant que conductrice de travaux, je donnais des consignes mais je n'étais pas obligée de rester sur place tout au long des opérations. La première semaine, j'étais essentiellement en observation. Il fallait apprendre le vocabulaire, montrer sa volonté. Puis, on m'a confié des petites missions, comme celle de créer des ancrages pour zones de loisirs. Les responsabilités se sont accrues au fur et à mesure, jusqu'au choix du matériel, qui est crucial en raison des nombreux risques encourus par les plongeurs. J'ai aussi appris à gérer les imprévus. Il arrivait que les clients ne soient pas prêts. Ces retards avaient des répercussions financières. Je devais donc gérer le budget, les changements de programme, les dédommagements, etc.

On n'est pas forcément compétents au cours de notre expérience. Moi, j'ai eu la chance d'être entourée d'une équipe sur laquelle je pouvais m'appuyer en cas de besoin."

 
Ce qu'elle garde de cette expérience

 

"Au début de mon stage, j'avais beaucoup d'appréhension. J'étais la plus jeune au cours des missions et je me demandais si j'allais être à la hauteur. Cette expérience m'a donné confiance en moi. C'est rassurant de voir qu'on peut effectuer des tâches auxquelles on n'aurait pas pensé. Ça a été un enrichissement personnel, tant culturel qu'intellectuel. J'ai appris énormément de choses sur la plongée et j'ai été confortée dans mon projet. Je sais grâce à cette expérience que je veux réellement évoluer dans ce milieu.

J'ai également été très recommandée à l'issue de ce stage, ce qui m'a aidée à en trouver un autre plus facilement par la suite.Ça a résolument été un plus pour moi. Je suis l'une des rares personnes en école d'ingénieurs à avoir déjà de l'expérience dans ce domaine. Mon école est aussi l'une des rares à proposer ce type de stage. J'ai eu de la chance."

 
Son conseil

 

"Avant moi, cette entreprise n'avait jamais pris de stagiaire. Il faut donc oser, tenter des projets fous, ne surtout pas se mettre de barrière en amont."