Priorité donnée à la recherche

Les ESC poursuivent leur percée dans le monde de la recherche et de la culture universitaires, tout en renforçant leur savoir-faire pédagogique traditionnel.

Publié le , mis à jour le

Consultez aussi le classement 2009 des écoles de commerce.

Pour attirer de bons élèves, il faut d’abord de bons professeurs. Et pour faire venir les bons profs, il faut de bons salaires, un cadre propice à la recherche et… de bons élèves ! Voilà l’équation de l’excellence académique que tentent de résoudre en permanence les écoles de commerce françaises depuis quelques années. Les standards ultra-exigeants de la recherche se sont imposés chez elles, à la fois sous la pression des universités françaises, qui posaient leurs conditions pour accorder le grade de master à des diplômes non délivrés par elles, et sous l’influence des habitudes anglo-saxonnes, friandes d’évaluations quantitatives.
Aux États-Unis, calculer l’impact d’un article de recherche, sa diffusion et son influence est devenu banal pour accroître la cote d’un chercheur et de son université. En France, nos ESC ont relevé le défi au-delà des espérances. Les progrès qu’elles ont accomplis sont spectaculaires. En moyenne, chaque ESC appose sa signature, en l’espace de deux ans, au bas de 17 articles de recherche dans les revues de gestion et d’économie référencées par le CNRS (Centre national de la recherche scientifique), soit quatre articles de plus que l’année dernière. Mieux : chaque ESC cumule sur la même période en moyenne 32 étoiles (au lieu de 26 l’an dernier), celles-ci indiquant le niveau de prestige de chaque revue considérée.

Des profs incités à s’y consacrer

Six écoles ont ainsi plus que doublé leur visibilité en recherche en l’espace d’un an : l’ESC Grenoble, Euromed Marseille, l’ESG Paris, l’ESC Dijon, l’ESSCA Angers, Paris, et l’ESC Bretagne-Brest ! L’ensemble des ESC a fait sa priorité de produire coûte que coûte de la recherche, n’hésitant plus à accorder des décharges de cours ou des incitations financières à leurs enseignants.
Mais cette course vertueuse vers la recherche ne déboucherait-elle pas sur certains excès ? L’association américaine AACSB (The Association to Advance Collegiate Schools of Business), regroupant plusieurs centaines de prestigieuses institutions partout dans le monde, a mis en garde en 2007 les Business Schools. Pointant du doigt le danger de ne plus produire que des articles de recherche déconnectés de la réalité, ou autoréférents à l’excès, l’organisation prône une recherche intéressant les acteurs du monde économique. À la manière de l’EDHEC Lille et Nice, qui a déjà opté, avant ces recommandations, pour une stratégie de recherche « utile » aux entreprises et à la société, fonctionnant sur une double validation. L’une, académique, à travers des publications dans des revues prestigieuses, et l’autre, financière, de la part des entreprises par le biais de contrats de recherche. L’école incite aussi ses enseignants à s’inscrire dans les grands débats contemporains : contrat unique, crise boursière, campagne présidentielle… Un exemple à suivre pour les écoles de management ?

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