DOSSIER : EGALITÉ DES CHANCES : CES FILIÈRES QUI FONT DES MIRACLES
- « Une école d’ingénieurs, pourquoi pas moi ? »
- « Je pensais que l’IEP, ce n’était pas pour moi »
- « Le bac pro, bien mieux qu’un BEP »
- « Une école d’informatique après mon bac STI »
- « Grâce au tutorat en fac, on comprend ce que les profs attendent »
- « Passer du BEP à la prépa TSI, il faut le faire ! »
- Taux de boursiers dans les grandes écoles de commerce : l’autre palmarès
- Hervé Hamon, écrivain : « On sait mieux hisser les élèves d’origine modeste vers les filières courtes »
- Stéphane Beaud, sociologue : « Ce qui pose problème à l’université, c’est la difficulté à franchir le premier cycle »
Il existe en France des filières où l’ascenseur social fonctionne encore, où il est possible à un jeune d’origine modeste de progresser. Ces formations, inscrites dans le paysage éducatif depuis longtemps, concernent des milliers d’élèves chaque année. Et leur mérite est tout aussi appréciable que les dispositifs d’égalité des chances créés par Sciences po Paris, Henri-IV ou l’ESSEC. Reportage dans ces filières cachées de la diversité.
Témoignage - Loïc : « Après le bac, intégrer une école d’ingénieurs me paraissait inatteignable »
Quel est le moment clé de votre orientation ?
"Lorsque j’ai entendu parler de la prépa ATS (Adaptation technicien supérieur), en deuxième année de DUT, qui me permettait de passer les concours des écoles d’ingénieurs. J’avais choisi la filière de DUT GE2I (DUT génie électrique et informatique industrielle) après le bac parce que je voulais passer le concours de Météo France, mais je ne m’épanouissais pas."Où en êtes-vous aujourd’hui ?
"J’ai intégré sur concours l’ESTP (Ecole spéciale des travaux publics et du bâtiment), en alternance sur les sites de Paris et Cachan, après un an de prépa ATS. Je viens de rentrer en deuxième année, avec une spécialité "topographie", pour devenir ingénieur géomètre. Cela m’a permis de me spécialiser dans un autre domaine. Et ça m’offre aujourd’hui des perspectives de carrière intéressantes."
Si c’était à refaire ?
"Je n’hésiterais pas une seconde… même si je suis content que ça soit fini, car c’était beaucoup de travail ! Après le bac, intégrer une école d’ingénieurs me paraissait inatteignable. Aujourd’hui, je rentre en deuxième année et je suis quasiment certain d’avoir un emploi à la sortie… La prépa ATS a été très positive, c’est une très bonne voie parallèle. Il faut la tenter, même si on a l’impression qu’on n’y arrivera jamais. Cela peut aussi être fait pour nous."











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