Témoignage - Paul : « Sans le tutorat, je n’aurais pas pu y arriver »

Par Camille Neveux, publié le 23 Novembre 2009
2 min

Il existe en France des filières où l’ascenseur social fonctionne encore, où il est possible à un jeune d’origine modeste de progresser. Ces formations, inscrites dans le paysage éducatif depuis longtemps, concernent des milliers d’élèves chaque année. Et leur mérite est tout aussi appréciable que les dispositifs d’égalité des chances créés par Sciences po Paris, Henri-IV ou l’ESSEC. Reportage dans ces filières cachées de la diversité.

À 20 ans, Paul est étudiant en philosophie à Paris IV-Sorbonne.
 

paul philosophie paris sorbonneQuel est le moment clé de votre orientation ?

 

"En terminale littéraire, lorsque j’ai découvert la philosophie. J’ai su que c‘était ça qui me plaisait ! J’ai choisi d’aller à la fac et non en prépa parce que je voulais faire de la philo et pas autre chose : il y avait certaines matières que je n’aimais pas du tout, comme la littérature."
 

Où en êtes-vous aujourd’hui ?

 

"Je suis étudiant en troisième année de licence de philosophie. Je ne songe pas encore à mon orientation pour l’année prochaine, c’est encore vague ! Mais je pense éventuellement postuler à un master spécialisé dans l’édition. Le milieu du livre, je le connais : je travaille à la librairie. Ma mère, libraire, m’a fait rencontrer des personnes qui travaillent dans ce domaine."
 

Si c’était à refaire ?

 

"Je le referais, j’adore la philo ! Cette matière apporte des facultés d’analyse qui sont indispensables. Elle permet de prendre du recul, d’avoir un œil critique, de développer une rigueur intellectuelle. Et je choisirais aussi les heures de tutorat. Sans ça, je n’aurais sans doute pas pu y arriver. Cela permet d’apporter des bases solides et d’avoir un suivi personnalisé".

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