1. Le DUT carrières sociales selon Emeline, en 2ème année à l'IUT de Bobigny

Le DUT carrières sociales selon Emeline, en 2ème année à l'IUT de Bobigny

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Emeline, 21 ans, est étudiante en deuxième année de DUT carrières sociales, option Animation sociale et socioculturelle, à Bobigny (93). Elle vous fait partager ses choix d’orientation, parle des cours et de l’ambiance en IUT, des stages, de son quotidien d’étudiante et de sa vocation à aider les autres…

"Depuis que je suis toute petite, mes camarades viennent vers moi pour me raconter leurs tracas quotidiens. A l’école, je me souviens aussi que j’aidais les plus jeunes. Et dès le collège, je savais que je voulais faire un métier pour m’occuper des autres, mais je n’avais pas d’idée précise", se souvient Emeline. Voulant d'abord devenir "professeur de français dans un pays anglophone", elle s’oriente vers la filière L. Mais, en terminale, une conseillère d’orientation psychologue lui fait découvrir le métier d’éducatrice spécialisée.

Premier échec, premier rebond
Après le bac, son projet est clair. Mais le parcours à suivre va se révéler plus compliqué que prévu, même pour une jeune fille prévoyante comme Emeline. En plus de préparer le concours d’éducatrice spécialisée, elle présente un dossier pour rentrer en IUT carrières sociales, histoire d’assurer ses arrières... Or, non seulement elle échoue au concours, mais sa candidature en IUT n’est pas retenue. "J’étais trop jeune et je n’avais pas assez d’expérience", analyse t-elle aujourd’hui avec un peu de recul. Conséquence, avec son bac littéraire, elle s’inscrit en licence LLCE (Langues, Littératures, Civilisations étrangères) à l’université de Cergy, misant sur ses facilités en anglais.

Une année "off" bien mise à profit
Quelques semaines à la fac suffisent à la convaincre que ces études ne lui correspondent pas du tout : "C’était trop théorique, l’ambiance trop impersonnelle, les cours axés uniquement sur les langues étrangères…" Emeline se résout alors à abandonner l’université dès le mois de décembre. "Sachant que ma voie était dans le social ou l’animation, j’étais bien décidée à mettre à profit l’année qui me restait pour bien préparer la rentrée suivante, et retenter l’entrée en IUT." Emeline décroche un emploi d’animatrice dans un centre de loisirs pendant quatre mois. "J’ai vraiment découvert le métier d’animatrice en m’occupant d’enfants de 3 à 12 ans pour des activités périscolaires, des ateliers, des sorties…"

Des atouts à faire valoir
La seconde tentative pour entrer en IUT carrières sociales à Bobigny est la bonne. Emeline avait de sérieux atouts à faire valoir : de très bonnes notes au bac (lors de sa première tentative ses notes n'étaient évidemment pas connues du jury d'admission qui examine les dossiers scolaires avant les résultats du bac de l'année), un BAFA (Brevet d’aptitude aux fonctions d’animatrice) décroché l’été précédent, et surtout quatre mois d’expériences professionnelles dans l’animation sociale. "A l’oral pour rentrer en IUT, je conseille d‘être spontanée, de bien mettre en avant son projet professionnel et ses motivations", prévient Emeline.

Emmanuel Vaillant
Sommaire du dossier
Des cours en IUT pour réfléchir sur un métier et ses pratiques L’IUT, une ambiance de "gros lycée" Des stages pour tester ses envies et… ses limites Etudiante avant d’être indépendante