Dossier : Bien choisir son BTS ou son DUT
- Comment choisir entre un BTS et un DUT ?
- BTS - DUT : quelles différences ?
- BTS-DUT : quelles sont les préférences des entreprises ?
- Quels débouchés après un BTS ?
- BTS-DUT : quels critères de sélection ?
- Cumuler BTS et DUT, une stratégie bien vue par les entreprises ?
- En DUT : le même type d'encadrement qu'à la fac ou qu’en prépa ?
- BTS : pour un projet réfléchi?
- Quand faut-il vraiment choisir entre le BTS et le DUT ?
Voici les questions, et surtout les réponses, les plus fréquemment posées sur les BTS et les DUT. Inscriptions, admission, programmes, débouchés... Vous aurez toutes les clés pour choisir. Dossier extrait du guide de Christèle Boisseau-Potier, paru aux éditions l'Etudiant.
Lorsque l’on évoque la communication au sens large, les avis divergent. Ce domaine recouvrant de nombreux métiers, des activités et des postes variés, on hésite toujours entre se spécialiser, multiplier les stages, saisir les opportunités qui se présentent et continuer ses études. Même si la tendance générale en matière de communication est la poursuite d’études, chaque cas reste particulier.
Sur le papier, les définitions mêmes des deux diplômes parlent pour eux : le DUT offre un enseignement plus généraliste que le BTS. Il s’inscrit de fait mieux dans une poursuite d’études. Le BTS, lui, est plus dans la spécialisation et la pratique dans une branche d’activité donnée. La communication n’échappe pas à ce schéma type.
Le DUT information-communication comporte 5 options : communication des organisations, gestion de l’information et du document dans les organisations, journalisme, métiers du livre et du patrimoine, publicité. Un premier constat s’impose. Au vu de la crise et de l’actualité, certaines options nécessitent une poursuite d’études, sauf en cas d’opportunité, comme celle d’un CDI (contrat à durée indéterminée) dans une entreprise.
Des domaines comme le journalisme et la publicité sont encore aujourd’hui des filières dites "bouchées", où les candidats sont très nombreux. Et le marché de l’emploi est loin d’être rassurant. D’où cette tendance plutôt unanime de poursuivre ses études. Ce DUT propose des projets tutorés, une expérience en entreprise avec une durée de 8 semaines au minimum en stage en 2e année (contre 2 en 1ère année), point commun à toutes les options du DUT information-communication. Si le taux de réussite s’élève à plus de 80 %, il faut savoir que ce sont les bacs généraux qui raflent la mise avec, en tête de liste, les bacs ES, L et STG.
Vous entrez sur dossier et entretien de motivation. Et dans certains établissements, vous ne serez pas à l’abri de tests en sus. Dans tous les cas, ayez à votre actif 2 langues étrangères au moins, car le DUT information-communication est un des rares DUT à imposer 2 langues au programme. Vous étudiez également en tronc commun la bureautique, l’expression écrite, la linguistique, l’anthropologie, la psychologie sociale, l’économie générale, l’épistémologie et la théorie de l’information et de la communication, quelques notions de droit…
Pour coller à l’organisation du LMD, le choix de l’option se fait dès le 1er semestre de la 1ère année. Prenez le temps de bien choisir après avoir pris soin de vous renseigner sur le contenu des enseignements proposés, voire de rencontrer des étudiants en place afin de vérifier si vous allez dans la direction que vous vous étiez fixée.
> Communication des organisations
Plusieurs enseignements vous sont proposés, dont l’économie d’entreprise, l’initiation à la recherche documentaire, les études et techniques d’enquête, la sémiologie et l’image, la PAO (publication assistée par ordinateur)… De quoi appréhender la communication externe et interne sous toutes ses coutures pour ensuite accéder à des postes de responsables de communication, responsables de dossiers clients en agence de communication, attachés de presse, chargés des relations publiques, responsables d’un journal d’entreprise. Ce DUT vous prépare à une grande polyvalence dans les métiers de la communication d’entreprise. Cette option est très souvent synonyme de poursuite d’études.
> Gestion de l’information et du document dans les organisations
Le programme dispense des matières comme les sciences humaines et sociales, les sciences et recherche de l’information, les traitements des documents spécifiques, la gestion électronique de l’information et des documents, les techniques de l’image et du son, l’informatique et réseaux, les traitements de l’information et du document… Et ce, pour vous permettre de devenir des professionnels de la collecte, de la gestion et du transfert de l’information, c’est-à-dire d’être à même d’analyser, de mémoriser et de diffuser les informations demandées par des utilisateurs extérieurs. Bref, de devenir des pros de l’information-documentation dans des entreprises aussi bien privées que publiques ou parapubliques et des collectivités territoriales. Vous serez donc capable au final d’établir une véritable stratégie de gestion des flux d’information adaptés au contexte de l’entreprise. Des spécialistes polyvalents !
> Journalisme
Cette option forme à travailler pour tous les médias. Que ce soit la télévision, la presse écrite, la radio ou le Web, vous appréhendez les différentes formes d’expression adaptées au support choisi. Avec des enseignements comme l’histoire des médias, l’économie d’entreprise, le droit, l’éthique, les institutions, les études et techniques d’enquête, la réalisation éditoriale, la sociologie des médias, des sources et des professions de l’information et de l’environnement, entre autres, vous aborderez l’ensemble des connaissances théoriques à acquérir. Vous les mettrez en application à travers le projet tutoré. Cette formation est reconnue par la convention collective des journalistes, sauf pour certains établissements. Renseignez-vous au préalable sur le sujet. Ici, et peut-être plus qu’ailleurs, la concurrence est rude et le contexte économique difficile. Armez-vous de patience, poursuivez vos études et/ou saisissez la moindre opportunité intéressante pour votre CV (curriculum vitae).
> Métiers du livre et du patrimoine
Cette option présente l’avantage d’avoir très peu de concurrence sur le marché concerné par ce diplôme. Du coup, vous devenez une denrée rare dans les activités de mise à disposition de toutes les formes de documents (son, image, texte…) sur toutes formes de supports (imprimés, numérique…). Vous participez à la production éditoriale ainsi qu’à sa distribution dans les différents réseaux de vente. Vous vous occupez également de la conservation et de la valorisation de documents, notamment dans les bibliothèques et les musées.
> Publicité
La tendance est plutôt à la poursuite d’études, d’abord parce que le contexte économique n’est vraiment pas enclin à l’embauche, mais aussi parce que vous souhaitez souvent, une fois un pas mis dans la pub, vous spécialiser. En direction artistique, en production, en conception, en création web… vous ne ferez que ça du matin au soir. Cette option vous donne des enseignements généralistes en chaîne graphique, création publicitaire, PAO, marketing direct, négociation-vente, stratégie marketing… que vous pouvez ensuite mettre en pratique lors de votre stage en entreprise.
Poursuite d’études ou pas après le DUT ?
Vous l’aurez compris, les options sont complètes, les programmes alléchants, mais certains d’entre eux nécessitent clairement une poursuite d’études pour pouvoir appréhender le marché de l’emploi avec plus d’atouts en main. "Mais pas pour toutes les filières…, nous confie Damien, 26 ans. Pour ma part, j’ai trouvé un travail dans une association dès ma sortie du DUT option métiers du livre et du patrimoine, puis ensuite à la bibliothèque de mon quartier. Une double expérience qui me permet aujourd’hui d’ouvrir ma librairie, un rêve d’enfance !"
Le BTS communication a, lui, une vue moins généraliste, plus spécialisée de la communication que le DUT. Au travers de ses enseignements tels que le management des entreprises, les cultures de la communication, l’économie, le projet de communication, le conseil et la relation annonceur, la veille opérationnelle, l’anglais… mais aussi des ateliers pratiques comme les ateliers production ou des ateliers de relations internationales où vous pouvez tour à tour entrer dans la peau de vrais businessmen, le BTS vous propose des enseignements plus resserrés sur la communication.
Tout de suite dans le bain
Avec un stage de 14 semaines en entreprise au cours de la 2e année, vous serez à même de produire et commercialiser des solutions de communication s’adressant à des publics très variés. De fait, et là réside le principal avantage, vous serez donc capable de travailler aussi bien dans l’événementiel, dans le relationnel, mais aussi, pourquoi pas, dans le cadre de campagnes commerciales, marketing, institutionnelles… Julien, après un stage dans une boîte de production, vient d’intégrer une entreprise de communication événementielle. "Je n’aurais jamais pensé organiser un salon un jour, c’est un travail vraiment passionnant, et tout ce que j’ai appris, notamment en communication commerciale, je suis en train de l’appliquer en direct !"
Très ancré dans le monde professionnel
Le BTS communication a ce double avantage de vous former non seulement à la communication pure et dure, mais aussi de vous apprendre à budgétiser un événement ou une action, à négocier, à gérer et à contrôler. Ce BTS, vous l’aurez compris, s’inscrit donc en complète osmose avec le monde de la communication et du commercial. Si le DUT, avec son champ large et ses options très complètes, vous oriente plutôt vers une poursuite d’études, le BTS, lui, peut vous conduire directement sur le marché de l’emploi. Chez l’annonceur, dans les régies média, les agences de communication. En d’autres termes, partout où communication rime avec action.
Quelle poursuite d'études après un DUT info-com ou un BTS communication ?
Lorsque l’on évoque la communication au sens large, les avis divergent. Ce domaine recouvrant de nombreux métiers, des activités et des postes variés, on hésite toujours entre se spécialiser, multiplier les stages, saisir les opportunités qui se présentent et continuer ses études. Même si la tendance générale en matière de communication est la poursuite d’études, chaque cas reste particulier. Sur le papier, les définitions mêmes des deux diplômes parlent pour eux : le DUT offre un enseignement plus généraliste que le BTS. Il s’inscrit de fait mieux dans une poursuite d’études. Le BTS, lui, est plus dans la spécialisation et la pratique dans une branche d’activité donnée. La communication n’échappe pas à ce schéma type.
| 5 options pour le DUT information-communication |
Des domaines comme le journalisme et la publicité sont encore aujourd’hui des filières dites "bouchées", où les candidats sont très nombreux. Et le marché de l’emploi est loin d’être rassurant. D’où cette tendance plutôt unanime de poursuivre ses études. Ce DUT propose des projets tutorés, une expérience en entreprise avec une durée de 8 semaines au minimum en stage en 2e année (contre 2 en 1ère année), point commun à toutes les options du DUT information-communication. Si le taux de réussite s’élève à plus de 80 %, il faut savoir que ce sont les bacs généraux qui raflent la mise avec, en tête de liste, les bacs ES, L et STG.
Vous entrez sur dossier et entretien de motivation. Et dans certains établissements, vous ne serez pas à l’abri de tests en sus. Dans tous les cas, ayez à votre actif 2 langues étrangères au moins, car le DUT information-communication est un des rares DUT à imposer 2 langues au programme. Vous étudiez également en tronc commun la bureautique, l’expression écrite, la linguistique, l’anthropologie, la psychologie sociale, l’économie générale, l’épistémologie et la théorie de l’information et de la communication, quelques notions de droit…
Pour coller à l’organisation du LMD, le choix de l’option se fait dès le 1er semestre de la 1ère année. Prenez le temps de bien choisir après avoir pris soin de vous renseigner sur le contenu des enseignements proposés, voire de rencontrer des étudiants en place afin de vérifier si vous allez dans la direction que vous vous étiez fixée.
> Communication des organisations
Plusieurs enseignements vous sont proposés, dont l’économie d’entreprise, l’initiation à la recherche documentaire, les études et techniques d’enquête, la sémiologie et l’image, la PAO (publication assistée par ordinateur)… De quoi appréhender la communication externe et interne sous toutes ses coutures pour ensuite accéder à des postes de responsables de communication, responsables de dossiers clients en agence de communication, attachés de presse, chargés des relations publiques, responsables d’un journal d’entreprise. Ce DUT vous prépare à une grande polyvalence dans les métiers de la communication d’entreprise. Cette option est très souvent synonyme de poursuite d’études.
> Gestion de l’information et du document dans les organisations
Le programme dispense des matières comme les sciences humaines et sociales, les sciences et recherche de l’information, les traitements des documents spécifiques, la gestion électronique de l’information et des documents, les techniques de l’image et du son, l’informatique et réseaux, les traitements de l’information et du document… Et ce, pour vous permettre de devenir des professionnels de la collecte, de la gestion et du transfert de l’information, c’est-à-dire d’être à même d’analyser, de mémoriser et de diffuser les informations demandées par des utilisateurs extérieurs. Bref, de devenir des pros de l’information-documentation dans des entreprises aussi bien privées que publiques ou parapubliques et des collectivités territoriales. Vous serez donc capable au final d’établir une véritable stratégie de gestion des flux d’information adaptés au contexte de l’entreprise. Des spécialistes polyvalents !
> Journalisme
Cette option forme à travailler pour tous les médias. Que ce soit la télévision, la presse écrite, la radio ou le Web, vous appréhendez les différentes formes d’expression adaptées au support choisi. Avec des enseignements comme l’histoire des médias, l’économie d’entreprise, le droit, l’éthique, les institutions, les études et techniques d’enquête, la réalisation éditoriale, la sociologie des médias, des sources et des professions de l’information et de l’environnement, entre autres, vous aborderez l’ensemble des connaissances théoriques à acquérir. Vous les mettrez en application à travers le projet tutoré. Cette formation est reconnue par la convention collective des journalistes, sauf pour certains établissements. Renseignez-vous au préalable sur le sujet. Ici, et peut-être plus qu’ailleurs, la concurrence est rude et le contexte économique difficile. Armez-vous de patience, poursuivez vos études et/ou saisissez la moindre opportunité intéressante pour votre CV (curriculum vitae).
> Métiers du livre et du patrimoine
Cette option présente l’avantage d’avoir très peu de concurrence sur le marché concerné par ce diplôme. Du coup, vous devenez une denrée rare dans les activités de mise à disposition de toutes les formes de documents (son, image, texte…) sur toutes formes de supports (imprimés, numérique…). Vous participez à la production éditoriale ainsi qu’à sa distribution dans les différents réseaux de vente. Vous vous occupez également de la conservation et de la valorisation de documents, notamment dans les bibliothèques et les musées.
> Publicité
La tendance est plutôt à la poursuite d’études, d’abord parce que le contexte économique n’est vraiment pas enclin à l’embauche, mais aussi parce que vous souhaitez souvent, une fois un pas mis dans la pub, vous spécialiser. En direction artistique, en production, en conception, en création web… vous ne ferez que ça du matin au soir. Cette option vous donne des enseignements généralistes en chaîne graphique, création publicitaire, PAO, marketing direct, négociation-vente, stratégie marketing… que vous pouvez ensuite mettre en pratique lors de votre stage en entreprise.
Poursuite d’études ou pas après le DUT ?
Vous l’aurez compris, les options sont complètes, les programmes alléchants, mais certains d’entre eux nécessitent clairement une poursuite d’études pour pouvoir appréhender le marché de l’emploi avec plus d’atouts en main. "Mais pas pour toutes les filières…, nous confie Damien, 26 ans. Pour ma part, j’ai trouvé un travail dans une association dès ma sortie du DUT option métiers du livre et du patrimoine, puis ensuite à la bibliothèque de mon quartier. Une double expérience qui me permet aujourd’hui d’ouvrir ma librairie, un rêve d’enfance !"
| Le BTS comme sésame de la communication |
Tout de suite dans le bain
Avec un stage de 14 semaines en entreprise au cours de la 2e année, vous serez à même de produire et commercialiser des solutions de communication s’adressant à des publics très variés. De fait, et là réside le principal avantage, vous serez donc capable de travailler aussi bien dans l’événementiel, dans le relationnel, mais aussi, pourquoi pas, dans le cadre de campagnes commerciales, marketing, institutionnelles… Julien, après un stage dans une boîte de production, vient d’intégrer une entreprise de communication événementielle. "Je n’aurais jamais pensé organiser un salon un jour, c’est un travail vraiment passionnant, et tout ce que j’ai appris, notamment en communication commerciale, je suis en train de l’appliquer en direct !"
Très ancré dans le monde professionnel
Le BTS communication a ce double avantage de vous former non seulement à la communication pure et dure, mais aussi de vous apprendre à budgétiser un événement ou une action, à négocier, à gérer et à contrôler. Ce BTS, vous l’aurez compris, s’inscrit donc en complète osmose avec le monde de la communication et du commercial. Si le DUT, avec son champ large et ses options très complètes, vous oriente plutôt vers une poursuite d’études, le BTS, lui, peut vous conduire directement sur le marché de l’emploi. Chez l’annonceur, dans les régies média, les agences de communication. En d’autres termes, partout où communication rime avec action.
















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