1. Étudier en Angleterre selon Chloé, étudiante en droit à Londres
Portrait

Étudier en Angleterre selon Chloé, étudiante en droit à Londres

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Chloé est étudiante en master 1 de droit comparé franco-britannique à l'université d'Assas. Fin août, la jeune Parisienne de 22 ans a traversé la Manche pour étudier un an à UCL (University College of London) dans le cadre d’un échange Erasmus. Elle raconte son expérience.

"Lorsque je suis arrivée à Londres, la première chose que je me suis dite, c’est : "Oh ! Il fait beau !". C’était la fin du mois d’août et Chloé, fraîchement diplômée de la licence de droit de l’université d’Assas, débarquait en terre anglaise. "J’ai failli partir juste après le bac, mais ce n’était pas une bonne idée. Je n’étais pas assez mûre. Par la suite, j’ai attendu d’être en master car ma fac ne permet plus les échanges avec l’étranger avant le M1 (sauf dérogation). J’avais envie de rompre avec le quotidien, de prendre un nouveau départ", confie Chloé. Et accessoirement de devenir bilingue. "Un jour, lors d’un job étudiant, je n’ai pas réussi à renseigner un client car je ne savais pas prononcer le mot "panneau" en anglais. Ce fut le vrai déclic pour partir".

"Mais qu’est-ce qu’il dit ?"


Pour profiter du programme européen Erasmus, Chloé a dû passer les sélections. "J’ai rempli un dossier de candidature incluant tous mes résultats à partir du bac et une lettre de motivation. Ce qui compte le plus, ce sont les notes du premier semestre de troisième année. Puis j’ai passé un entretien de langue (obligatoire, sauf si on a déjà passé un test type TOEFL ou IELTS) : soit 5 minutes de conversation "bateau" avec un anglophone. Enfin – et c’est spécifique à l’Angleterre – j’ai dû me présenter à un second entretien de motivation en anglais destiné à répartir les candidats entre les trois établissements d’accueil possibles : Oxford, UCL (University College of London) et Queen Mary", se souvient Chloé. L’étudiante garde de ce dernier exercice un souvenir peu agréable. "Il s’agissait de me pousser jusqu’à mes limites, de mettre le doigt sur les inconvénients à partir. Je me suis retrouvée dans une salle immense, face à deux interlocuteurs (un prof d’Oxford et un responsable français des échanges internationaux) éloignés de moi. J’étais habituée à l’accent américain des séries, pas à l’anglais d’Oxford. Je me demandais : "Mais qu’est-ce qu’il dit ?".

Une expérience humaine autant qu’universitaire


Finalement, le couperet tombe en avril sur Internet. Assas pousse Chloé vers Oxford ("J’avais un bon dossier"), mais Chloé préfère UCL. "Je voulais étudier dans la capitale, plutôt qu’en province. Erasmus est autant une expérience humaine qu’universitaire", explique-t-elle. Elle convainc le jury. Au total, 15 étudiants d’Assas seront envoyés à Oxford, 15 autres à UCL. "Je n’ai pas chiffré le nombre de candidats, mais nous étions très nombreux aux réunions de présentation. Plus on demande un pays et une université cotés, moins on a de chances de partir", déplore l’étudiante.
Sommaire du dossier
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