Étudier à l’étranger : pourquoi y effectuer la totalité du cursus ?

publié le 04 Octobre 2011
4 min

Larguer les amarres juste après le bac pour une parenthèse internationale, c’est possible… mais attention à préparer aussi bien votre départ que votre retour ! Dans son guide "Partir étudier à l’étranger" (éd. l’Etudiant), Sophie Collet vous livre conseils, bons plans et témoignages. En voici des extraits. De quoi vous envoler l’esprit léger.

Vous n’avez pas été sélectionné (ou vous craignez de ne pas l’être) à la formation de vos rêves en France ? Dans certains cas, acquérir les mêmes compétences à l’étranger, c’est possible en effectuant toutes vos études à l’international… L’enjeu devient alors de faire reconnaître cette expérience une fois de retour en France.
 
 

Partir pour échapper à des formations trop sélectives en France (médecin, kiné, vétérinaire…)

 
En France, certains cursus sont de vrais parcours du combattant, qui n’acceptent que les étudiants les plus vaillants, à l’issue d’une impitoyable course d’obstacles. Ainsi en médecine, seuls 16 % des étudiants réussissent à passer le filtre de la 1ère année ! Ces taux de sélection drastique, fixés par les fameux numerus clausus, ne reflètent pas toujours la difficulté réelle des études ultérieures. Certains recalés auraient pu faire d’excellents praticiens !

Face à cette situation, certains étudiants choisissent de s’expatrier pour étudier la discipline qu’ils convoitent. Mais si vous faites ce choix, sachez que vous ne serez assisté dans aucune de vos démarches. Vous devrez gérer vous-même votre départ de A à Z : renseignements, inscriptions, recherche de logement, etc.
 
 

Un diplôme étranger qui doit être reconnu professionnellement en France

 
Problème : si sérieux soit-il dans le pays où vous l’avez obtenu, votre diplôme est peut-être totalement inconnu en France. Dans le cas où vous n’avez décroché aucune de vos qualifications dans l’Hexagone, la reconnaissance professionnelle dépendra entièrement de l’employeur.

Cependant, si vous souhaitez obtenir une reconnaissance de votre expérience d’études à l’étranger, vous pouvez vous tourner vers les centres ENIC-NARIC, qui se chargent de l’attribution d’"attestations de comparabilité" afin de rendre lisible cette période par un employeur ou un responsable universitaire. La seule exception reste le cas des professions réglementées, notamment dans le domaine de la santé, pour lesquelles il existe des équivalences.
 

Préparer un diplôme à l’étranger.
Le témoignage de Marine, étudiante en journalisme à Bruxelles
Marine, 22 ans, a choisi de s’orienter vers le journalisme. Titulaire d’une licence LLCE (langues, littératures et civilisations étrangères) en anglais, elle n’est pas passée par la case Sciences Po et ne se sentait pas apte à préparer les concours des écoles de journalisme. Elle a donc choisi la Belgique pour son master de journalisme, à l’Université libre de Bruxelles. "J’ai été sélectionnée sur dossier. Les frais de scolarité ici s’élèvent à 800 €, contre environ 3.000 € pour l’ESJ (École supérieure de journalisme) de Lille." Un calcul qu’elle n’a pas été la seule à effectuer : "Dans ma promo, près de la moitié des étudiants sont français", estime-t-elle.
Mais Marine sait aussi que son master belge n’aura pas la même valeur en France que les diplômes des écoles de journalisme reconnues. Du coup, elle a prévu une parade. La jeune fille explique : "Je compte commencer ma carrière en Angleterre, où les possibilités d’embauche me paraissent bien plus ouvertes. Forte de mon expérience outre-Manche, j’espère pouvoir ensuite m’insérer sur le marché du travail français plus facilement."


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