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Étudier à l’étranger : les écoles d’ingénieurs

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Beaucoup d’établissements affichent leur désir de s’ouvrir à l’international, pourtant certains n’ont pas encore dépassé le stade des bonnes intentions. Le point sur les différents cursus, avec des extraits du livre "Partir étudier à l’étranger", de Sophie Collet, publié aux éditions l’Etudiant.

Les écoles d'ingénieurs nourrissent des ambitions internationales depuis presque aussi longtemps que les formations commerciales. Mais le mouvement s’est accéléré depuis les années 2000 avec la généralisation d’Erasmus et la concurrence des établissements américains.


L’anglais, une langue indispensable dans le métier d’ingénieur

Ce n’est pas parce que le langage des mathématiques est international qu’on peut se permettre de faire l’impasse sur l’anglais ! Les compétences techniques des ingénieurs sont recherchées dans le monde entier, mais il faut qu’ils puissent les partager dans un contexte mondialisé.

Ainsi Vincent a commencé sa carrière aux États-Unis dans la Silicon Valley, où il est resté 4 ans, puis il est parti à Munich pour 2 ans avant de s’installer à Bruxelles. Le jeune homme est représentatif de cette nouvelle génération d’ingénieurs qui partent exercer leur métier dans n’importe quelle partie du globe, et pas uniquement lors de déplacements ponctuels. "Dans ces conditions je ne pouvais vraiment pas me passer de l’anglais. Même ici, en Belgique, cela reste la langue de travail quotidienne", témoigne le jeune professionnel.


Des écoles dynamiques

Toutes les écoles d’ingénieurs disposent de leurs accords d’échanges à l’étranger. Si les écoles les plus prestigieuses (Polytechnique, Centrale, les Mines ParisTech) peuvent s’enorgueillir de beaux partenariats, les écoles postbac ne sont pas en reste.

Ainsi l’EEIGM (École européenne d’ingénieurs en génie des matériaux) de Nancy prévoit au moins 2 stages à l’étranger et 6 mois d’études en 4e année à Lulea (en Suède), Barcelone ou Sarrebruck. Les 5 INSA (institut national des sciences appliquées), implantées à Lyon, Rennes, Rouen, Strasbourg et Toulouse, permettent de préparer un 1er cycle en Allemagne ou en Espagne.


Le réseau de partenariats "n+i"

N’oubliez pas non plus le réseau "n+i", qui regroupe 74 écoles d’ingénieurs. L’association a plus vocation à attirer des étudiants étrangers en France qu’à envoyer de jeunes Français à l’étranger, mais elle a aussi mis en place son propre programme d’échanges, avec parfois à la clé des bourses de 2.000 €.

Jean-Pierre Trotignon, directeur de "n+i", explique : "Nous avons préféré miser sur des destinations plus lointaines que la proche Europe, car Erasmus s’en occupe déjà très bien. Nous insistons donc sur l’Asie (Chine, Inde, Corée), l’Amérique latine, notamment le Mexique, ainsi que sur le Moyen-Orient. Nous centralisons également des offres de stage. En ce moment, nous en proposons par exemple en Iran !" Certes, la connaissance de la civilisation perse ne figure pas en tête de liste des motivations des jeunes ingénieurs, mais désormais les écoles d’ingénieurs font rimer exigence scientifique avec découverte culturelle.

Pour aller plus loin : Étudier à l’étranger : partir avec Erasmus+, comment ça marche / Étudier en Europe : ils ont vécu l’aventure Erasmus / Étudier à l’étranger : quelles sont les autres solutions qu’Erasmus ? (International) / Scolarité à l’étranger : comment gérer son retour en France

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