1. Après un premier job à l’étranger, faut-il absolument revenir en France ?
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Après un premier job à l’étranger, faut-il absolument revenir en France ?

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NON, MAIS…


Si l’idée de poser vos valises en France ne vous attire pas, revenir n’est pas une obligation. Environ la moitié des jeunes diplômés choisit de rester à l’étranger, selon Manuelle Malot, directrice des carrières et du NewGen Talent Centre à l’EDHEC et auteur du “Guide du recrutement international”, (éditions A2Cmedias). “Ils sont en Asie, et veulent bien repartir en Amérique du Sud ou en Europe centrale, même une fois en couple, avec des enfants”, relève la spécialiste, qui entrevoit d’ailleurs l’émergence d’un vrai marché de l’emploi global pour ces profils.

À l’origine, Grégory, 26 ans, s’était donné trois ans chez Ernst & Young Luxembourg, avant de rallier l’Asie du Sud-Est, sa région de prédilection. Finalement, au bout d’à peine un an, lassé par son job d’auditeur et Luxembourg, dont "on fait très vite le tour", il a sauté sur le VIE en Malaisie que lui proposait une grande entreprise du secteur gazier.

Stéphane, quant à lui recruté par Autodesk, spécialiste mondiale du logiciel 3D pour 90.000 $ par an après une première expérience dans une PME australienne, a l’intention de rester un peu aux États-Unis : “Ma copine ne parle pas un mot de français et retourner en France serait un peu compliqué.

Loin des yeux, loin du cœur

Attention, certains recruteurs mettent en garde contre des expériences longues, trop tôt en début de carrière. Le risque : s’enfermer dans un profil “strictement international”. “En enchaînant les postes à l’étranger, l’expatriation risque à terme de devenir un choix par défaut. Et le retour en France, difficile, à moins de faire des concessions en matière d’intitulé de poste et de rémunération”, estime Jean-Marc Mickeler, associé responsable de la marque employeur chez Deloitte. Pour lui, “partir à l’étranger nécessite une stratégie très claire, avec un projet de rebond en France !”

Même si les réseaux sociaux permettent désormais de conserver sa visibilité depuis l’autre bout du monde, “se poser quelques années en France dans son entreprise est important pour évoluer”, poursuit-il. “Si vous ne revenez pas régulièrement au centre de décision vous faire connaître, vous n’avez aucune chance de progresser. Loin des yeux, loin du cœur…” D’autant, qu'alterner entre la France et l’étranger est aussi un moyen de montrer aux recruteurs qu’on est capable de sortir de sa zone de confort.” Alors un conseil : avant de partir, réfléchissez à ce que vous avez envie de faire après !
 

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