1. Un premier poste à l'étranger, est-ce plus de responsabilités ?
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Un premier poste à l'étranger, est-ce plus de responsabilités ?

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OUI, SOUVENT…


Que vous soyez embauché par une PME locale ou la filiale d'un groupe français, votre structure d'accueil sera sans doute plus petite qu'elle ne l'aurait été en France. "Une société qui compte un siège de plusieurs milliers de personnes à la Défense, ne dépassera souvent pas les quelques dizaines dans un bureau ou une filiale étrangère", assure Michel Lodolo, directeur chargé du VIE (volontariat international en entreprise) chez Ubifrance.

"En Suisse par exemple, Danone n'est pas une PME (petite et moyenne entreprise), mais presque !" confirme Manuelle Malot, directrice des carrières et du NewGen Talent Centre à l'EDHEC et auteur du "Guide du recrutement international", (éditions A2Cmedias).

Des missions plus variées

Un effectif plus réduit signifie, en règle générale, une hiérarchie plus horizontale, des missions moins compartimentées et plus variées, voire, dans certains cas, une bonne dose de "système D". Et par conséquent, plus de responsabilités que sur un premier poste en France. "Une PME n'hésite pas à embaucher des VIE sur des postes de directeur export", atteste Michel Lodolo. Outre le sentiment réconfortant de ne pas "être un numéro", vous aurez sans doute la satisfaction de résultats tangibles, facilement mesurables.

"En France, la hiérarchie serait plus prégnante, confirme Grégory auditeur depuis quelques mois en Malaisie. La filiale qui m’a embauché en VIE ne compte pas plus de 100 personnes dans le pays. Ici, je suis là pour résoudre les problèmes et je peux moins me reposer sur ceux qui sont sur place. On attend de moi que je prenne des décisions. "

Des grandes différences selon les entreprises

Il arrive parfois que l'expérience ne soit pas aussi riche. Même si elle a "adoré" la vie en Allemagne, Clémence, diplômée des Arts et métiers ParisTech en 2011, garde un souvenir mitigé de son VIE en Bavière : "Mes collègues allemands avaient du mal à déléguer, et au final, je n'ai pas appris grand-chose...", regrette-t-elle. Une situation liée en partie à l'équipe, "assez âgée" et "un peu routinière", mais surtout à l'entreprise qui, selon elle, n'a pas su préparer ses équipes à l'accueil des VIE.

Sur place, en discutant avec ses camarades en volontariat dans le même groupe, Clémence a découvert qu'elle n'était pas la seule à être traitée comme "une stagiaire à haut potentiel plutôt que comme une VIE"... Un conseil donc : avant d'accepter un VIE, soyez attentifs aux missions proposées !
 

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