Dossier : Comparatif 2012 des écoles d'ostéopathie : les formations agréées passées au crible
- Devenir ostéopathe : quelle école pour vous ?
- Lauriane, en 4e année à l’ITO : "L’agrément de l’école est le premier critère à prendre en compte"
- Charlotte, diplômée 2012 de l’ESO : "Je suis titulaire du diplôme d’ostéopathe et d’un master recherche"
- Comparatif des écoles d’ostéopathie 2012 : notre méthodologie
Ostéopathe, un métier qui a le vent en poupe. Pour l’exercer, il est recommandé de passer par une école agréée par le ministère de la Santé. Elles sont près d'une trentaine à proposer une formation initiale. Pour vous aider à choisir, letudiant.fr vous propose un comparatif des établissements. À vous ensuite de faire votre sélection… non sans avoir lu nos conseils !
Bien choisir son école d’ostéopathie : l’enjeu est d’autant plus important que la profession a besoin de personnes bien formées auprès des patients et que le "marché" de l’ostéopathie frôle la saturation. En cause, notamment, la procédure d’agrément du ministère jugée peu rigoureuse selon un rapport de l’IGAS (Inspection générale des affaires sociales) publié en mai 2012. Les critères utilisés sont trop flous, pas assez exigeants et conformes aux besoins de la profession.
Résultat : environ 2.500 jeunes obtiennent le titre d’ostéopathe (indispensable pour exercer) chaque année. Soit 6 fois plus qu’au Royaume-Uni, pour une population comparable. Pour le SNESO (Syndicat national de l’enseignement supérieur en ostéopathie), seules une dizaine d’écoles seraient véritablement au niveau. Voici de quoi vous aider à y voir plus clair.
Formation bien encadrée, formation de qualité
En attente d’une réforme de la procédure d’agrément, comment reconnaître la formation idéale pour vous ? Tout d’abord, prenez en compte la durée de la formation. L’OMS (Organisation mondiale de la santé) préconise un cursus minimum de 5 ans (soit 4.500 heures). Or l’État français n’en exige que 3 (2.660 heures à ce jour, mais la loi HPST (Hôpital-patients-santé-territoires) de 2009 en prévoit 3.520.
"Il faut bien 5 ans pour être formé", assure Éline, diplômée en juin 2010 du CEESO Lyon. Après un échec en médecine, la jeune ostéopathe a cherché une école "qui lui correspondait plus". "Je sortais d’une vaste structure : la fac. J’ai préféré un établissement qui affichait des promotions réduites de 50 étudiants. Lors des journées portes ouvertes, la proximité profs-élèves m’a plu. J’ai trouvé cela plus humain", indique-t-elle.
Faites attention au nombre, à la qualification et à l’expérience des enseignants. "N’hésitez pas à demander leur liste aux écoles. Certains ne sont que de jeunes diplômés. Les établissements qui ont une équipe expérimentée le disent et en font une plus-value. De manière générale, les écoles sérieuses n’ont aucune difficulté à être transparentes", assure Philippe Sterlingot, président du SFDO (Syndicat français des ostéopathes).
Une clinique pour se faire la main
Autre point très important : la capacité des écoles à fournir des stages cliniques avec de "vrais" patients à tous leurs étudiants (un nombre limite d’élèves est donc bienvenu). Le métier d’ostéopathe ne s’apprend pas seulement en observant, mais surtout en manipulant. La présence d’une clinique intégrée à l’établissement est un gros plus. Sous le contrôle de professionnels, cela permet aux élèves de s’exercer.
"Pour l’OMS, il faut 1.000 heures de pratique clinique pour former un ostéopathe. Un chiffre difficile à atteindre sans clinique interne, car il faut trouver des stages pour compenser. Or un stage chez un ostéo revient souvent à un stage d’observation. Et ailleurs, notamment à l’hôpital, les places sont chères… L’ISOstéo Lyon m’a attiré parce qu’elle avait deux cliniques, des infrastructures récentes, bien équipées", témoigne Christophe, élève de l’école. À titre d’exemple, Éline déclare avoir vu une centaine de patients en clinique lors de ses 4e et 5e années.
Cherchez les partenaires
Jetez un coup d’œil aux partenariats professionnels, académiques ou scientifiques que les établissements ont noués. De plus en plus d’écoles signent des conventions avec des universités pour permettre à leurs étudiants d’obtenir, par exemple, le D.O (diplôme d’ostéopathe) et un DU (diplôme d’université), ou encore mieux un master. De quoi poursuivre en doctorat ou de faire un autre master… Certains établissements disposent déjà d’un pôle recherche, un lien avec le monde universitaire.
Charte, norme, niveau… décryptage
Côté critères “administratifs”, l’école peut être engagée dans une démarche qualité de l’enseignement supérieur. Elle peut également être titulaire de la charte Erasmus, un signe d’ouverture vers l’international. Mais, en pratique, envoie-t-elle des étudiants se former à l’étranger ? Nous indiquons ces informations dans les fiches des établissements.
L’inscription au RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles) au niveau I (qui correspond à un bac+5) est un critère d’importance : cette certification indique le niveau de qualification professionnelle des diplômés (mais pas le niveau académique ou la qualité d’une formation).
En revanche, la norme ISO 9001 est moins révélatrice : elle porte sur la gestion de l’établissement et non pas sur l’enseignement lui-même.
Des patients pour tout le monde ?
Pour réaliser notre comparatif, nous avons envoyé un questionnaire portant sur l'année 2011-2012 aux 28 écoles d’ostéopathie agréées par le ministère de la Santé offrant une formation initiale (consultez notre méthodologie). À savoir, une nouvelle école a été agréée par le ministère de la Santé par un arrêté du 28 septembre 2012 : l’IPEO Montpellier, école dont nous n’avons pas pu tenir compte, vu les délais, pour ce comparatif 2012.
Cliquez sur le nom d'un établissement pour découvrir une fiche détaillée présentant les modalités d'admission, l'enseignement, la pratique professionnelle, l'insertion des diplômés à la sortie…
À lire aussi les témoignages d'élèves pour découvrir comment ils ont choisi leur école d'ostéopathie :
Virginie Bertereau
Octobre 2012
Devenir ostéopathe : quelle école pour vous ?
Comparatif 2012 des écoles d'ostéopathie : les formations agréées passées au crible
Près d'une trentaine d'écoles d’ostéopathie proposent une formation initiale agréée par le ministère de la Santé. Comment choisir la bonne, celle qui fera de vous le meilleur professionnel possible et vous permettra de travailler ?
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Nos conseils pour bien choisir votre école d'ostéopathie. Comparez les formations agréées en ostéopathie. Consultez notre méthodologie. |
Bien choisir son école d’ostéopathie : l’enjeu est d’autant plus important que la profession a besoin de personnes bien formées auprès des patients et que le "marché" de l’ostéopathie frôle la saturation. En cause, notamment, la procédure d’agrément du ministère jugée peu rigoureuse selon un rapport de l’IGAS (Inspection générale des affaires sociales) publié en mai 2012. Les critères utilisés sont trop flous, pas assez exigeants et conformes aux besoins de la profession.
Résultat : environ 2.500 jeunes obtiennent le titre d’ostéopathe (indispensable pour exercer) chaque année. Soit 6 fois plus qu’au Royaume-Uni, pour une population comparable. Pour le SNESO (Syndicat national de l’enseignement supérieur en ostéopathie), seules une dizaine d’écoles seraient véritablement au niveau. Voici de quoi vous aider à y voir plus clair.
| À quels éléments s'intéresser pour choisir votre école d'ostéopathie ? |
Formation bien encadrée, formation de qualité
En attente d’une réforme de la procédure d’agrément, comment reconnaître la formation idéale pour vous ? Tout d’abord, prenez en compte la durée de la formation. L’OMS (Organisation mondiale de la santé) préconise un cursus minimum de 5 ans (soit 4.500 heures). Or l’État français n’en exige que 3 (2.660 heures à ce jour, mais la loi HPST (Hôpital-patients-santé-territoires) de 2009 en prévoit 3.520.
"Il faut bien 5 ans pour être formé", assure Éline, diplômée en juin 2010 du CEESO Lyon. Après un échec en médecine, la jeune ostéopathe a cherché une école "qui lui correspondait plus". "Je sortais d’une vaste structure : la fac. J’ai préféré un établissement qui affichait des promotions réduites de 50 étudiants. Lors des journées portes ouvertes, la proximité profs-élèves m’a plu. J’ai trouvé cela plus humain", indique-t-elle.
Faites attention au nombre, à la qualification et à l’expérience des enseignants. "N’hésitez pas à demander leur liste aux écoles. Certains ne sont que de jeunes diplômés. Les établissements qui ont une équipe expérimentée le disent et en font une plus-value. De manière générale, les écoles sérieuses n’ont aucune difficulté à être transparentes", assure Philippe Sterlingot, président du SFDO (Syndicat français des ostéopathes).
Une clinique pour se faire la main
Autre point très important : la capacité des écoles à fournir des stages cliniques avec de "vrais" patients à tous leurs étudiants (un nombre limite d’élèves est donc bienvenu). Le métier d’ostéopathe ne s’apprend pas seulement en observant, mais surtout en manipulant. La présence d’une clinique intégrée à l’établissement est un gros plus. Sous le contrôle de professionnels, cela permet aux élèves de s’exercer.
"Pour l’OMS, il faut 1.000 heures de pratique clinique pour former un ostéopathe. Un chiffre difficile à atteindre sans clinique interne, car il faut trouver des stages pour compenser. Or un stage chez un ostéo revient souvent à un stage d’observation. Et ailleurs, notamment à l’hôpital, les places sont chères… L’ISOstéo Lyon m’a attiré parce qu’elle avait deux cliniques, des infrastructures récentes, bien équipées", témoigne Christophe, élève de l’école. À titre d’exemple, Éline déclare avoir vu une centaine de patients en clinique lors de ses 4e et 5e années.
Cherchez les partenaires
Jetez un coup d’œil aux partenariats professionnels, académiques ou scientifiques que les établissements ont noués. De plus en plus d’écoles signent des conventions avec des universités pour permettre à leurs étudiants d’obtenir, par exemple, le D.O (diplôme d’ostéopathe) et un DU (diplôme d’université), ou encore mieux un master. De quoi poursuivre en doctorat ou de faire un autre master… Certains établissements disposent déjà d’un pôle recherche, un lien avec le monde universitaire.
Charte, norme, niveau… décryptage
Côté critères “administratifs”, l’école peut être engagée dans une démarche qualité de l’enseignement supérieur. Elle peut également être titulaire de la charte Erasmus, un signe d’ouverture vers l’international. Mais, en pratique, envoie-t-elle des étudiants se former à l’étranger ? Nous indiquons ces informations dans les fiches des établissements.
L’inscription au RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles) au niveau I (qui correspond à un bac+5) est un critère d’importance : cette certification indique le niveau de qualification professionnelle des diplômés (mais pas le niveau académique ou la qualité d’une formation).
En revanche, la norme ISO 9001 est moins révélatrice : elle porte sur la gestion de l’établissement et non pas sur l’enseignement lui-même.
Des patients pour tout le monde ?
Last, but not least, le devenir des diplômés est également un critère de choix d’établissement très important. Problème : la plupart des écoles, encore jeunes, ne réalisent pas d’enquête d’insertion. Il faut donc se référer aux témoignages d’anciens ou aux réseaux sociaux (type Facebook).
"L’ostéopathie est en vogue, mais il faut être conscient que cela peut être difficile de faire son trou. Pour ma part, je me suis installée en octobre 2010 après avoir commencé par des remplacements. J’ai choisi d’ouvrir mon cabinet dans un village excentré de Lyon. Il y a peu de concurrence. Aujourd’hui, je suis une dizaine de patients par semaine. Ce qui me permet juste de rentrer dans mes frais. C’est correct. La majorité de ma promo a 5-7 patients par semaine", témoigne Éline, pourtant diplômée d’une école réputée. Alors, prêt à vous lancer ?
"L’ostéopathie est en vogue, mais il faut être conscient que cela peut être difficile de faire son trou. Pour ma part, je me suis installée en octobre 2010 après avoir commencé par des remplacements. J’ai choisi d’ouvrir mon cabinet dans un village excentré de Lyon. Il y a peu de concurrence. Aujourd’hui, je suis une dizaine de patients par semaine. Ce qui me permet juste de rentrer dans mes frais. C’est correct. La majorité de ma promo a 5-7 patients par semaine", témoigne Éline, pourtant diplômée d’une école réputée. Alors, prêt à vous lancer ?
| Notre comparatif des écoles d'ostéopathie agréées |
Pour réaliser notre comparatif, nous avons envoyé un questionnaire portant sur l'année 2011-2012 aux 28 écoles d’ostéopathie agréées par le ministère de la Santé offrant une formation initiale (consultez notre méthodologie). À savoir, une nouvelle école a été agréée par le ministère de la Santé par un arrêté du 28 septembre 2012 : l’IPEO Montpellier, école dont nous n’avons pas pu tenir compte, vu les délais, pour ce comparatif 2012.
Cliquez sur le nom d'un établissement pour découvrir une fiche détaillée présentant les modalités d'admission, l'enseignement, la pratique professionnelle, l'insertion des diplômés à la sortie…
| 28 ÉCOLES AGRÉÉES D'OSTÉOPATHIE PASSÉES AU CRIBLE Comparez les écoles qui vous intéressent en un coup d'œil selon plusieurs critères (date d'agrément, durée des études, frais de scolarité, part de la formation pratique…) |
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| Dpt | ÉCOLE | Dpt | ÉCOLE |
| 06 | Centre d'ostéopathie Atman | 67 | COS Strasbourg Europe |
| 13 | COP | 69 | ATSA (Andrew Taylor Still Academy) |
| 13 | InSO-Aix | 69 | CEESO Lyon |
| 31 | CSO Toulouse | 69 | ISOstéo Lyon |
| 31 | ITO | 75 | CEESO Paris |
| 33 | COS Aquitaine | 75 | CSO Paris |
| 33 | Institut d'ostéopathie de Bordeaux | 75 | Institut Dauphine d'ostéopathie |
| 34 | ISOGM | 75 | ISO Paris |
| 35 | Institut d'ostéopathie de Rennes | 77 | ESO Paris-Marne-la-Vallée |
| 42 | CIDO | 84 | IFOGA |
| 44 | COS Atlantique | 92 | COS Île-deFrance |
| 44 | IDHEO - Nantes | 93 | IPEO |
| 59 | ISO Lille |
94 | Ostéobio |
| 64 | COPB | 95 | COE |
À lire aussi les témoignages d'élèves pour découvrir comment ils ont choisi leur école d'ostéopathie :
Virginie Bertereau
Octobre 2012
À consulter aussi : ENVIE DE DEVENIR OSTÉOPATHE ?- Zoom sur le métier d'ostéopathe en vidéo. - Comment je suis devenue ostéopathe pour chevaux. - Choisir son école d'ostéopathie : les écoles agréées en fiches. - Les écoles d'ostéopathie dans notre Annuaire des formations. POUR DÉCOUVRIR D'AUTRES MÉTIERS MÉDICAUX ET PARAMÉDICAUX : - Notre rubrique spéciales “Métiers de la santé”. - Zoom sur le métier de masseur-kinésithérapeute en vidéo. - Les études de kiné selon Noémie, étudiante à Toulouse. - Les métiers du secteur paramédical en fiches. - Le guide des études paramédicales. |
Mardi 9 Octobre 2012





























