DOSSIER : DE BONNES NOTES EN SCIENCES SUFFISENT-ELLES POUR SE LANCER DANS DES ÉTUDES DE MÉDECINE ?
La fac de médecine est à part dans le système universitaire français : si l’inscription est libre, le numerus clausus fait des examens de 1ère année un concours très sélectif, puisque environ 20% des étudiants le réussissent chaque année. Si ces études demandent un très bon niveau en sciences, il faut également s’armer de motivation et d’endurance pour réussir. Les études commencent par une 1ère année commune des études de santé, la PAES. Puis il faut étudier au moins 9 ans avant d’obtenir le diplôme !
Après un bac S : ne pas sous-estimer la difficulté des études de médecine
"Bien souvent, les élèves s’inscrivent quels que soient leurs résultats, parce que la médecine leur plaît, déplore Nadia Gomit, professeur de mathématiques en terminale S. Ils assimilent la fac de médecine à un cursus universitaire comme les autres." Or la PAES représente un investissement très important, tant le rythme de travail est intense.
| Quel niveau en sciences ? |
Les statistiques montrent que les élèves ayant eu une mention au bac ont davantage de chances de réussir la 1ère année : plus la mention est bonne, plus le taux de réussite est élevé. Les chances de succès, la 1ère fois que vous passez le concours, vont en effet de moins de 10% avec une mention passable, à plus de 50% avec une mention très bien.
Cependant, "s’il est vrai que les élèves avec mention réussissent mieux, un de mes amis a brillamment passé son bac avec 17 de moyenne, et a échoué à sa 1ère tentative ; un autre, qui avait eu son bac de justesse, a terminé l’année dans les 20 premiers de la faculté. Les cartes sont en grande partie redistribuées au cours de la 1ère année", souligne Basile Mouhat, président de La Boudu, l’association des étudiants de médecine à la faculté de Besançon. En effet, le programme de médecine n’est pas une simple prolongation des enseignements du lycée.
Cependant, "s’il est vrai que les élèves avec mention réussissent mieux, un de mes amis a brillamment passé son bac avec 17 de moyenne, et a échoué à sa 1ère tentative ; un autre, qui avait eu son bac de justesse, a terminé l’année dans les 20 premiers de la faculté. Les cartes sont en grande partie redistribuées au cours de la 1ère année", souligne Basile Mouhat, président de La Boudu, l’association des étudiants de médecine à la faculté de Besançon. En effet, le programme de médecine n’est pas une simple prolongation des enseignements du lycée.
| Un programme très chargé |
"Il faut être capable de donner plus qu’au lycée, résume Thomas, qui redouble sa 1ère année à Paris 5. Nous avons 6 matières majeures à travailler." Aux disciplines du lycée (maths, physique, chimie) s’ajoutent l’anatomie, l’histologie — l’étude des tissus —, la connaissance du médicament, les biostatistiques… Il faut surtout apprendre à fond le fonctionnement du corps humain.
La plupart des épreuves en 1ère année de médecine sont des QCM (questionnaires à choix multiples) ; d’où une quantité très importante d’apprentissage par cœur qui peut en rebuter certains. "Je n’arrivais pas à m’habituer à cela, confie Jeanne, en formation d’infirmière après une année de médecine. J’avais le sentiment qu’il s’agissait d’apprendre pour apprendre, alors que j’avais besoin de comprendre." "Il y a beaucoup à savoir ; il faut être régulier dans son travail", confirme Basile Mouhat.
La plupart des épreuves en 1ère année de médecine sont des QCM (questionnaires à choix multiples) ; d’où une quantité très importante d’apprentissage par cœur qui peut en rebuter certains. "Je n’arrivais pas à m’habituer à cela, confie Jeanne, en formation d’infirmière après une année de médecine. J’avais le sentiment qu’il s’agissait d’apprendre pour apprendre, alors que j’avais besoin de comprendre." "Il y a beaucoup à savoir ; il faut être régulier dans son travail", confirme Basile Mouhat.
| Maturité et autonomie |
De fait, "la réussite dépend aussi de la maturité", souligne Basile Mouhat. En effet, si le rythme de travail en PAES est proche de celui de la prépa, le niveau d’encadrement est celui de l’université. "Personne ne vérifiera si vous apprenez les cours et faites les exercices", poursuit-il. Le volume horaire des cours n’est pas très important : "J’ai 2 journées de cours complètes, et 2 demi-journées", détaille Cynthia, en 1ère année à l’université Paris 6.
De plus, en fac de médecine comme dans les autres cursus, vous n’êtes pas obligé de suivre les cours magistraux. D’autant que les associations étudiantes assurent, dans chaque université, une distribution des notes prises lors des cours. "Nous avons beaucoup de ressources pour récupérer les cours, mais on est quand même plus concentré en amphi !", tempère Paul. Enfin, la diffusion des cours en visioconférence sur Internet se développe. Vous pouvez ainsi les suivre à distance, en direct ou en différé. Ces aides sont bien sûr très utiles, mais elles vous responsabilisent également.
De plus, en fac de médecine comme dans les autres cursus, vous n’êtes pas obligé de suivre les cours magistraux. D’autant que les associations étudiantes assurent, dans chaque université, une distribution des notes prises lors des cours. "Nous avons beaucoup de ressources pour récupérer les cours, mais on est quand même plus concentré en amphi !", tempère Paul. Enfin, la diffusion des cours en visioconférence sur Internet se développe. Vous pouvez ainsi les suivre à distance, en direct ou en différé. Ces aides sont bien sûr très utiles, mais elles vous responsabilisent également.








