Bacheliers S et études de médecine : tutorat, prépa, des aides indispensables

Par Thomas Fourquet, publié le 07 Mai 2013
4 min

Étudiants en médecine, vous n’êtes heureusement pas seuls. Tour d’horizon des soutiens que vous pouvez solliciter et conseils, extraits du guide Que faire avec un bac S ?, de Thomas Fourquet, aux éditions l'Étudiant.

Si une très grande autonomie est nécessaire, il existe des dispositifs pour vous aider à organiser votre travail. Le tutorat, assuré par les associations étudiantes, inclut des épreuves corrigées, une aide personnalisée et la distribution de documents, pour un prix très modique. Il existe également des "prépas", le plus souvent privées, qui offrent des cours complémentaires et des tests, et qui peuvent augmenter vos chances de réussite.

 
Solidarité par le tutorat

 

En fac de médecine, les associations étudiantes jouent un rôle très important. Chaque université possède la sienne ; par exemple, la Boudu à l'université de Besançon, la C2P1 pour l'université Paris 5.

L'association centralise également la distribution des notes de cours magistraux et assure des services précieux pour un prix dérisoire : "Le tutorat est assuré gratuitement, indique Paul. Le tuteur, un élève de deuxième ou troisième année, assure un accompagnement et un soutien psychologique. Les sous-colles (séances régulières de questions entre élèves) apportent également une aide précieuse.

Enfin, pour 15 euros, vous avez accès à la masse considérable d'annales et à la bourse aux livres, où vous pourrez vous procurer tous les manuels indispensables pour un prix très modique."

Le tutorat organise surtout de véritables concours blancs, avec des épreuves en temps limité, corrigées et classées, ce qui permet de mesurer ses progrès. "Sans le tutorat, je n'aurais pas tenu le coup", avoue Thomas. Notons que l'efficacité de ces accompagnements dépend de la fac et des associations étudiantes. "À Caen, par exemple, presque tous les étudiants ont recours au tutorat."

 
La prépa : une aide précieuse mais coûteuse

 

Pour améliorer leurs chances de réussir le concours, un grand nombre d'étudiants ont également recours à des préparations privées. Celles-ci permettent de récapituler ce qui a été vu en cours, de faire des exercices de type concours corrigés par un professeur de médecine qui répond en séance aux questions des élèves.

De plus, l'emploi du temps est calqué sur celui des étudiants : "Nous sommes divisés en groupes en fonction de nos horaires, détaille Cynthia, inscrite à la prépa Médisup, à Paris. Les séances sont placées les après-midi où je n'ai pas cours."

Incontestablement, la prépa apporte un plus, à travers un encadrement et des séances supplémentaires, précieuses dans un cursus où l'assimilation du savoir est capitale.

fleche-rouge Un encadrement bienvenu

La prépa "permet de quadriller son travail et de se préparer au concours", juge Basile. Un apport que Paul résume de manière plus colorée : "La prépa donne surtout un coup de pied aux fesses", signale Basile à l'étudiant : en termes plus choisis, elle lui évite de se laisser aller !

C'est pourquoi elle s'impose surtout si vous n'êtes pas sûr d'être capable de travailler efficacement par vous-même, que ce soit chez vous ou en bibliothèque. Elle vous donne un rythme de travail, ainsi qu'un entraînement complémentaire sous la forme de révisions, d'exercices et de QCM.

fleche-rouge Un coût élevé

S'inscrire dans une prépa privée est un investissement lourd. Et d'abord sur le plan financier. "À plus de 1.000 euros par semestre, je n'en ai pas les moyens", souligne Paul. À Medisup, comptez 700 euros pour un stage de prérentrée (fin août-début septembre) de quarante heures, 915 euros pour un stage de cinquante-six heures, et 1.230 euros pour une prépa portant sur les UE de chimie-biochimie et physique-biophysique (la biologie cellulaire, en option, porte le coût à 1.560 euros).

Certaines prépas proposent aussi une offre à la carte : l'étudiant peut choisir entre simples révisions, ou QCM corrigés et concours blancs en supplément. Au total, le prix peut varier entre 1.000 euros et plus de 2.500 euros à l'année. C'est pourquoi Basile déplore que le coût des prépas "aille à l'encontre de l'égalité des chances".
  

Que faire avec un bac SPOUR ALLER PLUS LOIN
À découvrir aux éditions l'Etudiant :
"Que faire avec un bac S ", par Thomas Fourquet.


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