1. Ma vie d'étudiante en psychologie à Rouen : Sheila explore l'être humain
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Ma vie d'étudiante en psychologie à Rouen : Sheila explore l'être humain

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Sheila a décidé de rester dans sa région d'origine pour faire ses études de psychologie. À l'université de Rouen, l'étudiante en troisième année de licence apprécie le cadre de vie, l'entraide dans sa promo et le coût de la vie peu onéreux.

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  • #Génération 2024 : ce comité consultatif de 24 jeunes de 17 à 26 ans mobilise la jeunesse pour les JO de Paris en 2024. // © COJO Paris 2024
    #Génération 2024 : ce comité consultatif de 24 jeunes de 17 à 26 ans mobilise la jeunesse pour les JO de Paris en 2024. // © COJO Paris 2024
  • Claire (ici avec le champion Tony Estanguet, coprésident de Paris 2024) prépare son M2 en management des organisations sportives. // © Photo fournie par le témoin
    Claire (ici avec le champion Tony Estanguet, coprésident de Paris 2024) prépare son M2 en management des organisations sportives. // © Photo fournie par le témoin
  • Koumba Larroque a rejoint le dispositif Athlètes de Haut Niveau de la RATP. // © RATP
    Koumba Larroque a rejoint le dispositif Athlètes de Haut Niveau de la RATP. // © RATP
  • Koumba Larroque pratique la lutte depuis l'âge de 9 ans. // © Stevan Lebras
    Koumba Larroque pratique la lutte depuis l'âge de 9 ans. // © Stevan Lebras
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Sheila, 21 ans, a choisi d'étudier la psychologie à l'université de Rouen car "c'était l'établissement le plus proche de chez moi et les enseignants avaient une meilleure réputation qu'à Caen". Après avoir passé son bac L au lycée Saint-Ouen à Saint-Germain-Village, dans l'Eure (27), elle y rejoint sa sœur, également étudiante à Rouen.

En coloc avec sa soeur

Sheila partage avec sa sœur un appartement de 70 m², qu'elles louent 664 €. Lorsqu'on y soustrait l'APL (aide personnalisée au logement) d'un montant de 130 €, il ne lui reste plus que 202 € à débourser chaque mois. Un loyer peu onéreux, car elle habite à Déville-lès-Rouen, dans l'agglomération rouennaise.

Revers de la médaille : "Je mets entre 30 et 40 minutes pour me rendre à l'université en transports en commun, alors qu'il n'en faut que 10 en voiture", indique-t-elle. "La ligne de bus TEOR est très fréquentée aux heures de pointe. Je suis parfois obligée de laisser passer plusieurs bus pour pouvoir entrer dedans", regrette-t-elle. Mais les transports en commun restent "plus avantageux financièrement" : l'abonnement annuel revient à 240 €.

Un job étudiant à la fac

Pour financer ses études, Sheila a pris un job étudiant à l'université. "Je suis monitrice informatique. J'ai 9 heures de travail par semaine, qui sont réparties en fonction de mon emploi du temps pour m'éviter de rater des cours." Sheila gagne ainsi 360 € par mois grâce à ce job.

Sheila est monitrice informatique dans son université, elle surveille et aide les étudiants dans la salle équipée en numérique.
Sheila est monitrice informatique dans son université, elle surveille et aide les étudiants
dans la salle équipée en outils numériques. // © Delphine Dauvergne

Boursière échelon 6, elle touche également 470 € mensuels, grâce à son statut de pupille de l'État. Autres frais réguliers : les courses qui lui reviennent à une quarantaine d'euros par semaine et les factures mensuelles d'énergie (50 €), de téléphonie (30 €) et d'Internet (30 €).

"Le coût de la vie reste raisonnable à Rouen, même si pour les sorties cela dépend bien sûr des endroits", reconnaît Sheila. L'étudiante s'accorde souvent une pause dans ses révisions pour aller voir des matchs de rugby amateur avec ses amis. Mais comme elle consacre une grande partie de son temps à ses études, elle dispose de peu de temps libre. "J'ai des loisirs souvent en rapport avec la psychologie. Je regarde, par exemple, des documentaires sur la vie en prison", confie-t-elle. Sheila envisage en effet de s'orienter vers des métiers en lien avec le pénitentiaire ou la police. Quand elle s'autorise une sortie dans le centre-ville, elle se rend rue du Gros-Horloge, le quartier étudiant animé le soir.

Psychologie, un cursus exigeant

"Je souhaite faire de la psychologie depuis le collège. C'est une discipline où l'on étudie le mieux l'être humain, son âme et son corps", justifie l'étudiante en troisième année de licence. Être passionnée ne lui suffit cependant pas à mener ses études sans difficultés. "J'ai des cours de L2 (UE social et travail, UE sciences cognitives) que je n'ai pas réussi à valider. Je les rattrape cette année en parallèle de ma L3. C'est une filière qui paraît simple quand on est au lycée, mais qui comprend beaucoup de matières complexes auxquelles on ne s'attend pas", explique Sheila.

Neurologie, développement de l'enfant, informatique-statistiques… Les matières, plutôt scientifiques, sont en effet variées. Et il faut compter entre 15 et 20 heures de cours par semaine. En troisième année, on choisit sa spécialité (clinique psychopathologique, développement de l'enfant, social et travail ou neurosciences cognitives). Pour Sheila, ce sera "clinique psychopathologique", car ce parcours est "centré sur la recherche des troubles de l'être humain : les symptômes et syndromes des patients".

15 minutes pour déjeuner

Entre ses cours et son job étudiant, Sheila passe beaucoup de temps sur le campus de Mont-Saint-Aignan. "Je m'y sens bien. Beaucoup de services sont mis à disposition des étudiants : bibliothèques, cafétérias, espaces pour travailler", énumère-t-elle. La jeune femme déjeune souvent rapidement et préfère se réchauffer son repas dans la salle de repos lorsqu'elle travaille, ou bien acheter un sandwich ou une salade dans l'une des cafétérias. "Il y a un restaurant universitaire, mais je n'y vais jamais car cela prend trop de temps. Je déjeune en une quinzaine de minutes."

Côté vie étudiante, le BDE (bureau des étudiants) de l'université organise plusieurs événements, des soirées dans le centre-ville et un challenge multisports, la Rouen Normandie Sup' Cup, est organisée pour toutes les filières. Par manque de temps, Sheila ne participe pas aux associations étudiantes, même si elle a été bénévole aux Restos du cœur. "La seule aide que j'apporte aujourd'hui, c'est lorsque je participe aux enquêtes menées par les doctorants. J'ai rempli une vingtaine de leurs questionnaires l'année dernière", raconte-t-elle.

De l'entraide malgré les grands effectifs

À Rouen, les étudiants en psychologie s'entraident. "Il y a une très bonne entente entre nous. Je donne des cours de soutien gratuits dans les matières où je suis forte. Ce n'est pas chacun pour soi, il n'y a pas d'esprit de concurrence." L'étudiante regrette cependant les sureffectifs : "en L3 nous sommes 230 alors que l'amphi est limité à 220 places… En TD, je suis dans un groupe de 45 personnes. Nous manquons souvent d'espace dans les salles."

Deux concours en ligne de mire

Sheila a décidé de ne pas continuer ses études en master de psychologie. Elle passe deux concours à la fin de l'année : celui de conseillère pénitentiaire d'insertion et de probation et celui d'éducatrice de la protection judiciaire de la jeunesse. Si Sheila en réussit un, elle passera deux ans de formation rémunérée à l'ENAP (École nationale d'administration pénitentiaire) à Agen ou à l'École de la police judiciaire à Roubaix. "À la sortie, je pourrais avoir un poste de fonctionnaire assuré", souligne-t-elle. Avec, peut-être, un retour à Rouen…