1. Réussir en licence AES : “L’important, c’est de s’intéresser à tout !”
Témoignage

Réussir en licence AES : “L’important, c’est de s’intéresser à tout !”

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Plus généraliste et moins matheuse que sciences éco, la licence AES (administration économique et sociale) conduit à une multitude de débouchés. Seul impératif : franchir le cap de la première année !

Les qualités requises pour étudier en AES à la fac
Aimer l'économie, Ne pas avoir peur de manipuler des chiffres
S’intéresser à l’actualité
Être très autonome

Ce qu'on attend en licence AES

AES est la licence généraliste par excellence. Il faut s’intéresser à tout ! Au menu : des cours d’économie, de science politique, de statistiques, d’histoire, de sociologie, de comptabilité, d’anglais, de droit… La licence permet d’aborder de nombreux sujets d’actualité. Il est donc important de mettre en perspective ses cours en lisant régulièrement les journaux. “Il n’y a aucun prérequis, tous les lycéens peuvent réussir. En revanche, il faut avoir de bonnes aptitudes en expression écrite et une bonne formation générale, et bien savoir s’organiser”, résume Jean-Yves Giraudeau-Haupteman, professeur à l’université de Poitiers.

Surtout, ne vous attendez pas à des cours appliqués, ou directement utiles pour un métier : AES est une licence avant tout théorique, la spécialisation n’intervenant qu’en master. Sinon, gare aux déceptions !

Enfin, si AES est considérée comme une alternative à la licence d’économie et gestion, elle est adaptée à un public moins matheux. “Il y a un peu de maths, mais on peut s’en sortir, même si on vient de L. Des lycéens issus de STMG peuvent aussi réussir s’ils sont motivés”, assure Jean-Yves Giraudeau-Haupteman. De nombreuses universités ont mis en place des systèmes de tutorat ou des prérentrées pour permettre à certains de se mettre à niveau.

À savoir avant

AES, filière à échec ? C’est en effet la licence qui connaît, en proportion, le plus fort taux d’abandon en ­première année : 55 % jettent l’éponge ou se réorientent. En effet, beaucoup de lycéens s’inscrivent en AES par défaut, notamment lorsqu’ils n’ont pas été pris dans des filières sélectives de type IUT ou BTS (pour savoir si vous êtes vraiment fait pour une licence AES, faites notre test).

“Le problème de cette licence, c’est qu’elle est conseillée à tous ceux qui ne savent pas quoi faire, et que certains ne prennent pas la mesure du travail à fournir. Pour tenir le choc, il faut travailler régulièrement, ne pas attendre les partiels pour revoir ses cours. Au vu de la variété des matières, on peut très vite être coulé”, martèle Christian Varinard, maître de conférences à Lyon 3.

Par ailleurs, toutes les licences AES ne se ressemblent pas. Selon les universités, les parcours mettent l'accent sur l'administration et la fonction publique, plus tourné vers la préparation de concours administratifs, la science politique, le secteur sanitaire et social, le droit de l'entreprise, les ressources humaines, etc.

À quoi mène la filière ?

La licence AES conduit aux masters administration territoriale et publique, gestion des entreprises, économie sociale et solidaire, administration des systèmes de santé, banque, ressources humaines, communication, immobilier.

Les AES ont aussi accès aux masters de droit, de science politique, et peuvent passer les concours des écoles de commerce ou de la fonction publique.

Et si je change d'avis ?

Des universités, comme Poitiers ou Pau, prévoient des paliers d’orientation. Les élèves qui ont réussi le premier semestre de L1 peuvent bifurquer au deuxième semestre en droit ou économie. Des réorientations vers des BTS ou des DUT sont possibles en fin de première année. “Mais c’est du cas par cas”, précise Jean-Yves Giraudeau-Haupteman.

Dans tous les cas, si vous allez jusqu’à la L3, la variété des débouchés en master vous permettra de trouver chaussure à votre pied ! Voir aussi notre dossier “Réorientation et passerelles entre filières”.

Guillaume, 20 ans, en L3 d’AES à Lyon 3 : “Ceux qui se mettent à réviser juste avant les partiels échouent”

Guillaume, 20 ans, en L3 d’AES à Lyon 3 - 2012Guillaume n'a découvert qu'en master ce qu'il avait
vraiment envie de faire. © Olivier Guerrin.


Qu’est-ce qui vous a le plus surpris ?
“Ce sont des études très variées. On apprend un peu de tout : du marketing, de la socio, de la psycho… Et on ne se spécialise dans rien. Pour moi qui n’avais aucune idée de ce que je voulais faire, cela me convenait. Ces trois années m’ont permis de découvrir ce que j’avais vraiment envie de faire en master : du management commercial.”


Quels sont vos conseils pour réussir ?

“Ne pas se laisser déborder. Ceux qui se mettent à réviser juste avant les partiels échouent. Le soir, je revois chaque cours et je le remets en forme : c’est indispensable. L’important, c’est aussi de prendre du recul, d’établir des liens entre les matières. Certains cours peuvent paraître inutiles, mais il faut se forcer à les raccrocher à des faits d’actualité. Et puis, la fac laisse du temps pour autre chose : il ne faut pas hésiter à se lancer dans des activités associatives ou autres. Cela aide à structurer son emploi du temps et permet de s’ouvrir l’esprit. Personnellement, j’ai un job étudiant de 14 heures par semaine dans une grande surface.”

Témoignage recueilli en février 2012


Sommaire du dossier
Retour au dossier Réussir en licence AES : “L’important, c’est de s’intéresser à tout !” Réussir en licence d’arts plastiques : “Une grande place est accordée à la réflexion” Réussir en licence de sciences de la vie : “Faites des stages dès la fin de la L1” Réussir en licence de droit : “Il faut aimer écrire” Réussir en licence d’histoire : “Ayez une démarche critique” Réussir en licence de langues : “Vérifiez que vous avez le niveau !” Réussir en licence de lettres : “Défendez un point de vue” Réussir en licence de maths-informatique : “L’enseignement varie beaucoup entre le lycée et la fac” Réussir sa PACES en médecine : “Travaillez pour être reçu du premier coup” Réussir en licence de physique-chimie : “Se débrouiller aussi bien dans les deux matières” Réussir en licence de psycho : “Il faut s’investir dans les matières fondamentales” Réussir en licence d'économie : “Pas de par-cœur mais une bonne dose de logique” Réussir en licence de sciences pour l'ingénieur : “Il ne faut pas négliger les cours théoriques” Réussir en licence de sociologie : “La socio n’est pas qu’une discipline littéraire” Réussir en licence STAPS : “La pratique sportive est le support des études, pas le but”