DOSSIER : RÉUSSIR SES ÉTUDES À L'UNIVERSITÉ : LA VÉRITÉ SUR 15 FILIÈRES À LA FAC
- Réussir en licence AES : “L’important, c’est de s’intéresser à tout !”
- Réussir en licence d’arts plastiques : “Une grande place est accordée à la réflexion”
- Réussir en licence de biologie : “Faites des stages dès la fin de la L1”
- Réussir en licence de droit : “Il faut aimer écrire”
- Réussir en licence d’histoire : “Ayez une démarche critique”
- Réussir en licence de langues : “Vérifiez que vous avez le niveau !”
- Réussir en licence de lettres : “Défendez un point de vue”
- Réussir en licence de maths-informatique : “L’enseignement varie beaucoup entre le lycée et la fac”
- Réussir sa PAES en médecine : “Travaillez pour être reçu du premier coup”
- Réussir en licence de physique-chimie : “Se débrouiller aussi bien dans les deux matières”
- Réussir en licence de psycho : “Il faut s’investir dans les matières fondamentales”
- Réussir en licence de sciences éco : “Pas de par-cœur mais une bonne dose de logique”
- Réussir en licence de sciences industrielles : “Il ne faut pas négliger les cours théoriques”
- Réussir en licence de sociologie : “La socio n’est pas qu’une discipline littéraire”
- Réussir en licence STAPS : “La pratique sportive est le support des études, pas le but”
À quoi vous attendre si vous prenez, après le bac, la direction de la fac ? Comment mettre toutes les chances de votre côté pour décrocher votre licence ? Comment éviter certains pièges ? Filière par filière, des enseignants et des étudiants vous livrent leurs conseils pour faciliter votre passage du lycée à l’université.
Réussir en licence de lettres : “Défendez un point de vue”
Que ce soit en lettres modernes ou classiques, les études littéraires à l’université supposent de grandes capacités de lecture et d’analyse.
En lettres modernes, on apprend à lire et à discourir sur la littérature. “L’enjeu de la licence est de comprendre comment un texte fonctionne et comment un auteur réussit à susciter une émotion chez un lecteur”, explique Anne-Isabelle François, maître de conférences en littérature comparée à la Sorbonne nouvelle. Un travail d’interprétation de différentes œuvres littéraires, romans, poèmes ou pièces de théâtre, françaises ou étrangères (en cours de littérature comparée), qui nécessite de bonnes capacités d’écriture et d’argumentation.
La principale difficulté pour les étudiants est d’arriver à se faire confiance pour exprimer un point de vue personnel. “Je vois beaucoup d’angoisse chez les bons élèves qui ont peur de mal faire et qui pensent qu’il y a une bonne réponse attendue sur un commentaire de texte, remarque l’enseignante. Il faut oser sortir du cadre et défendre ses idées !”
Le programme de la licence vise aussi à développer des compétences transversales : cours de langues étrangères, d’informatique, UE (unité d’enseignement) de projet professionnel… Le latin est souvent au programme de la licence de lettres modernes, mais les amateurs de langues anciennes préféreront la licence de lettres classiques. Au programme : latin, grec… et français, toujours dans une perspective d’analyse et de contextualisation des œuvres.
Ce n’est pas une “filière pour dilettantes”. “Le programme de trois ans des lettres modernes nécessite d’acquérir un lourd bagage de connaissances sur le vocabulaire, le lexique et les œuvres”, prévient Nicolas, en L3 à Montpellier (voir son témoignage ci-dessous). La licence de lettres n’est pas non plus spécifiquement réservée aux bacheliers L.
Le socle de culture générale et littéraire de la licence offre une grande variété de débouchés. L’enseignement, les carrières de l’édition, de la documentation, de la communication ou du journalisme figurent dans la lignée d’une licence de lettres, à travers un master professionnel ou une école spécialisée (journalisme, bibliothèque…).
Il est possible de bifurquer en cours ou en fin de L1, vers des formations courtes (BTS ou DUT) du secteur de la communication ou vers une autre mention de licence (voir aussi notre dossier “Réorientation et passerelles entre filières”).
Les concours de la fonction publique à bac-bac+3 sont une autre piste.
Les qualités requises pour étudier les lettres à la fac Avoir le goût de la lecture, la patience (pour la relecture) Faire preuve de sens critique Connaître une langue ancienne (en lettres classiques) |
| Ce qu’on apprend en licence de lettres |
La principale difficulté pour les étudiants est d’arriver à se faire confiance pour exprimer un point de vue personnel. “Je vois beaucoup d’angoisse chez les bons élèves qui ont peur de mal faire et qui pensent qu’il y a une bonne réponse attendue sur un commentaire de texte, remarque l’enseignante. Il faut oser sortir du cadre et défendre ses idées !”
Le programme de la licence vise aussi à développer des compétences transversales : cours de langues étrangères, d’informatique, UE (unité d’enseignement) de projet professionnel… Le latin est souvent au programme de la licence de lettres modernes, mais les amateurs de langues anciennes préféreront la licence de lettres classiques. Au programme : latin, grec… et français, toujours dans une perspective d’analyse et de contextualisation des œuvres.
| À savoir avant |
| À quoi mène la filière ? |
| Et si je change d’avis ? |
Les concours de la fonction publique à bac-bac+3 sont une autre piste.
| NICOLAS, 21 ANS, EN L3 DE LETTRES MODERNES À PAUL-VALÉRY – MONTPELLIER 3 “Être rigoureux à tous les niveaux”
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Qu’est-ce qui vous a le plus surpris ?“En fait, j’ai raté ma première année de licence car j’étais vraiment perdu. À la fac, il faut savoir se prendre en main pour trouver l’information. En première année à Montpellier, c’est à l’étudiant de constituer son emploi du temps et de choisir son groupe de TD, et c’est assez compliqué de bâtir un programme cohérent et sans chevauchements de cours. Il faut faire de nombreux allers-retours entre les secrétariats sans avoir beaucoup d’informations.
Quels sont vos conseils pour réussir ?Durant cette année, il y a eu aussi plusieurs semaines de grève à l’université, ce qui n’aide pas à la motivation ! Quant au programme, en littérature comparée, on aborde les textes d’auteurs étrangers, ce qui est nouveau par rapport au lycée. J’ai choisi d’étudier les auteurs africains francophones.” “Il faut être rigoureux à tous les niveaux ! Cela signifie être assidu, mais aussi ne pas avoir peur de l’administration. En première année, il faut se prendre en main pour solliciter le secrétariat ou les profs, qui sont plutôt disponibles.”
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Mathieu Oui
Février 2012
Février 2012







Avoir le goût de la lecture, la patience (pour la relecture)
Qu’est-ce qui vous a le plus surpris ?





