1. Réussir en licence de lettres : “Défendez un point de vue”
Décryptage

Réussir en licence de lettres : “Défendez un point de vue”

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Retour au dossier Réussir en licence AES : “L’important, c’est de s’intéresser à tout !” Réussir en licence d’arts plastiques : “Une grande place est accordée à la réflexion” Réussir en licence de sciences de la vie : “Faites des stages dès la fin de la L1” Réussir en licence de droit : “Il faut aimer écrire” Réussir en licence d’histoire : “Ayez une démarche critique” Réussir en licence de langues : “Vérifiez que vous avez le niveau !” Réussir en licence de lettres : “Défendez un point de vue” Réussir en licence de maths-informatique : “L’enseignement varie beaucoup entre le lycée et la fac” Réussir sa PACES en médecine : “Travaillez pour être reçu du premier coup” Réussir en licence de physique-chimie : “Se débrouiller aussi bien dans les deux matières” Réussir en licence de psycho : “Il faut s’investir dans les matières fondamentales” Réussir en licence d'économie : “Pas de par-cœur mais une bonne dose de logique” Réussir en licence de sciences pour l'ingénieur : “Il ne faut pas négliger les cours théoriques” Réussir en licence de sociologie : “La socio n’est pas qu’une discipline littéraire” Réussir en licence STAPS : “La pratique sportive est le support des études, pas le but”
Que ce soit en lettres modernes ou classiques, les études littéraires à l’université supposent de grandes capacités de lecture et d’analyse.

Les qualités requises pour étudier les lettres à la fac :
Aimer lire de tout
Faire preuve de sens critique
Avoir une grande ouverture d'esprit

 

Ce qu’on apprend en licence de lettres

 
En lettres, on apprend à lire et à discourir sur la littérature. “L’enjeu de la licence est de comprendre comment un texte fonctionne et comment un auteur réussit à susciter une émotion chez un lecteur”, explique Anne-Isabelle François, maître de conférences en littérature comparée à la ­Sorbonne nouvelle. Un travail d’interprétation de différentes œuvres littéraires, romans, poèmes ou pièces de théâtre, françaises ou étrangères (en cours de littérature comparée), qui nécessite de bonnes capacités d’écriture et d’argumentation.

La principale difficulté pour les étudiants est d’arriver à se faire confiance pour exprimer un point de vue personnel. “Je vois beaucoup d’angoisse chez les bons élèves qui ont peur de mal faire et qui pensent qu’il y a une bonne réponse attendue sur un commentaire de texte, remarque l’enseignante. Il faut oser sortir du cadre et défendre ses idées !”

Le programme de la licence vise aussi à développer des compétences transversales : cours de langues étrangères, d’informatique, UE (unité d’enseignement) de projet professionnel… Le latin est souvent au programme de la licence de lettres et les amateurs de langues anciennes pourront suivre un parcours lettres classiques au sein de la licence de lettres. Au programme : latin, grec… et français, toujours dans une perspective d’analyse et de contextualisation des œuvres.

 

À savoir avant

 
Ce n’est pas une “filière pour dilettantes”. “Le programme de trois ans des lettres modernes nécessite d’acquérir un lourd bagage de connaissances sur le vocabulaire, le lexique et les œuvres”, prévient Nicolas, en L3 à Montpellier (voir son témoignage ci-dessous). La licence de lettres n’est pas non plus spécifiquement réservée aux bacheliers L.

 

À quoi mène la filière ?

 
Le socle de culture générale et littéraire de la licence offre une grande variété de débouchés. L’enseignement, les carrières de l’édition, de la documentation, de la communication ou du journalisme figurent dans la lignée d’une licence de lettres, à travers un master ou une école spécialisée.

 

Et si je change d’avis ?

 
Il est possible de bifurquer en cours ou en fin de L1, vers des formations courtes (BTS ou DUT) du secteur de la communication ou vers une autre mention de licence (voir aussi notre dossier “Réorientation et passerelles entre filières”).

Les concours de la fonction publique à bac-bac+3 sont une autre piste.

Nicolas, 21 ans : “Être rigoureux à tous les niveaux”

Nicolas, 21 ans, est passé par une licence de lettres // © Photo fournie par le témoin

Qu'est-ce qui vous a le plus surpris ?
"En fait, j'ai raté ma première année de licence car j'étais vraiment perdu. À la fac, il faut savoir se prendre en main pour trouver l'information. En première année à Montpellier, c'est à l'étudiant de constituer son emploi du temps et de choisir son groupe de TD, et c'est assez compliqué de bâtir un programme cohérent et sans chevauchements de cours. Il faut faire de nombreux allers-retours entre les secrétariats sans avoir beaucoup d'informations.
Durant cette année, il y a eu aussi plusieurs semaines de grève à l'université, ce qui n'aide pas à la motivation ! Quant au programme, en littérature comparée, on aborde les textes d'auteurs étrangers, ce qui est nouveau par rapport au lycée. J'ai choisi d'étudier les auteurs africains francophones."

Quels sont vos conseils pour réussir ?
"Il faut être rigoureux à tous les niveaux ! Cela signifie être assidu, mais aussi ne pas avoir peur de l'administration. En première année, il faut se prendre en main pour solliciter le secrétariat ou les profs, qui sont plutôt disponibles."

Témoignage recueilli en février 2012