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Décryptage

Réussir en licence de physique-chimie : “Se débrouiller aussi bien dans les deux matières”

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Retour au dossier Réussir en licence AES : “L’important, c’est de s’intéresser à tout !” Réussir en licence d’arts plastiques : “Une grande place est accordée à la réflexion” Réussir en licence de sciences de la vie : “Faites des stages dès la fin de la L1” Réussir en licence de droit : “Il faut aimer écrire” Réussir en licence d’histoire : “Ayez une démarche critique” Réussir en licence de langues : “Vérifiez que vous avez le niveau !” Réussir en licence de lettres : “Défendez un point de vue” Réussir en licence de maths-informatique : “L’enseignement varie beaucoup entre le lycée et la fac” Réussir sa PACES en médecine : “Travaillez pour être reçu du premier coup” Réussir en licence de physique-chimie : “Se débrouiller aussi bien dans les deux matières” Réussir en licence de psycho : “Il faut s’investir dans les matières fondamentales” Réussir en licence d'économie : “Pas de par-cœur mais une bonne dose de logique” Réussir en licence de sciences pour l'ingénieur : “Il ne faut pas négliger les cours théoriques” Réussir en licence de sociologie : “La socio n’est pas qu’une discipline littéraire” Réussir en licence STAPS : “La pratique sportive est le support des études, pas le but”
La recette pour suivre dans cette filière bidisciplinaire ? Acquérir dès le départ les bonne méthodes de travail et prendre l'habitude de défricher les cours en amont.

Les qualités requises pour étudier la physique-chimie à la fac :
Être pugnace
Avoir l'esprit méthodique
Aimer autant les deux disciplines

Ce qu’on apprend en licence de physique-chimie


Cette filière est un vrai parcours bidisciplinaire. “Se débrouiller aussi bien en TP qu’en amphi dans les deux matières est un prérequis pour réussir dans cette licence”, prévient Christophe Furget, professeur en physique subatomique et directeur adjoint chargé de la formation à l'UFR de physique, ingénierie, Terre, environnement, mécanique de l’UJF (Université Joseph-Fourier) de Grenoble.

Laurence Mouret, professeure de physique à l’université d’Aix-Marseille, conseille à ses étudiants de “s’atteler à la compréhension globale de la discipline, mais surtout de maîtriser les bases techniques. Concrètement, il faut retenir deux, trois lois fondamentales par matière qui permettent, ensuite, de réussir tous les exercices. Il faut absolument faire les exercices de TD seul chez soi, accepter de se casser la tête avant de venir au cours et préparer LA question qui permettra d’être débloqué, si jamais.”

 

À savoir avant

 
“Non, notre filière ne mène pas qu’aux métiers de l’enseignement ! Moins d’un tiers des étudiants ont ce projet”, insiste Christophe Furget. Faux, également, l’image des amphis bondés ! “La physique est une des filières où il y a le moins d’étudiants. Le taux d’encadrement est donc particulièrement bon”, explique Laurence Mouret.

Seul préjugé justifié : “Pour s’en sortir, il faut avoir un bac S ou STL chimie, ces bacheliers ont des facilités en TP”, termine Sébastien Verret, doctorant et enseignant en chimie à l’UJF. Pour savoir si vous êtes vraiment fait pour la licence de physique-chimie, faites notre test.

 

À quoi mène la filière ?

 
“Dans ce parcours, il faut avoir l’intention de continuer après la licence, sinon elle ne vaut rien…”, conseille Sébastien Verret. Des débouchés s’ouvrent alors dans l’électronucléaire, les nano-sciences, la physique médicale ou dans des masters plus spécialisés.

 

Et si je change d’avis ?

 
À la fin de la première année, les étudiants peuvent se réorienter vers une autre L2 scientifique. À la fin des deuxième et troisième années, il est aussi possible d’intégrer une école d’ingénieurs, soit sur titre, soit sur le concours des ENSI (Écoles nationales supérieures d’ingénieurs). Une réorientation qui peut se préparer dès l’inscription à l’université, grâce au passeport Polytech’, une filière sélective avec un double cursus qui permet, à terme, une admission sur dossier.

Voir aussi notre dossier “Réorientation et passerelles entre filières”.

Morgane, 20 ans : “J'ai mis deux mois avant de me mettre au travail, et j'ai eu du mal à rattraper derrière !”

Morgane, 20 ans, en L3 physique-chimie à l’UPMC - 2012

Morgane, 20 ans, est passée par une licence de physique-chimie. // © Photo fournie par le témoin

Qu'est-ce qui vous a le plus surprise ?
"Arrivée directement en L2 après une prépa, j'ai été agréablement surprise par les petits effectifs, des groupes d'environ 40 personnes. Mais j'ai été déçue par la qualité des cours, très hétérogène. De très bons professeurs côtoient des enseignants aux discours plus flous. Ceux-là savent ce qu'ils racontent mais ne tiennent pas compte du fait que nous ne savons pas encore tout. Ils manquent de structure, partent dans de longues digressions. C'est dur de se motiver pour aller dans ces cours-là..."

Quels sont vos conseils pour réussir ?
"Éviter le piège de la confiance en soi ! Il ne faut surtout pas se dire qu'on y arrivera facilement, ni trop profiter de la liberté qu'offre la fac. Quand je suis arrivée, j'ai mis deux mois à me mettre au boulot et j'ai eu beaucoup de mal à rattraper derrière ! Il faut aussi miser sur les matières où on a des facilités, et les travailler un peu plus. Moi je suis passionnée par la mécanique quantique et la chimie organique. Je compte sur ces points forts pour augmenter ma moyenne."

Témoignage recueilli en février 2012