1. Réussir en licence de psycho : “Il faut s’investir dans les matières fondamentales”
Décryptage

Réussir en licence de psycho : “Il faut s’investir dans les matières fondamentales”

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Le caractère scientifique et pluridisciplinaire de la psychologie désarçonne bon nombre d’étudiants de première année.

Les qualités requises pour étudier la psycho à la fac :
Montrer de l'intérêt pour les autres
Posséder des capacités d'écoute
Avoir le sens de l'observation

 

Ce qu’on apprend en licence de psycho

 
En licence, on découvre les différentes familles de la psychologie : clinique (fondée sur l’obser­vation), sociale (l’étude des groupes), du développement (l’étude de l’enfant et de l’adolescent)… On acquiert également des compétences méthodologiques (techniques de l'entretien, analyses quantitatives et qualitatives). Et on se spécialise progressivement.

"Il faut s'investir dans ces matières fondamentales pour acquérir un solide socle de compétences", insiste Maria Pereira da Costa, enseignante en psychologie à Paris-Descartes. Attention donc au système de compensation des UE (unités d'enseignement), qui permet de passer dans le semestre suivant avec une moyenne générale, mais sans véritable maîtrise des concepts. La solution : être assidu aux cours et TD, travailler régulièrement et préparer à l'avance chaque séance de TD.

Au programme des 20 heures de cours et TD, figurent aussi de la biologie (neuropsychologie) et des statistiques. “On ne demande pas forcément aux étudiants d’assimiler des formules ou de réaliser des calculs compliqués, mais de savoir de quoi on parle quand on évoque les notions d’étalonnage ou ­d’écart à la moyenne.” De même, la connaissance du fonctionnement du cerveau est utile pour comprendre, par exemple, le mécanisme de certains médicaments sur le système nerveux.
 

À savoir avant

 
Le cliché selon lequel il n'y a pas de débouchés en psycho est faux, simplement les débuts dans le métier sont parfois difficiles, marqués par le cumul de CDD et de vacations et par de faibles rémunérations. Autre cliché : on ne fait pas ces études pour résoudre ses problèmes personnels.

 

À quoi mène la filière ?

 
Il faut continuer ses études jusqu’au bac+5, le master professionnel (ou un master recherche complété d’un stage) étant obligatoire pour obtenir le titre de psychologue (ou un master recherche complété d’un stage).

En fonction de la spécialité qu’il aura suivie, le jeune psychologue pourra ­travailler dans des structures hospitalières, sanitaires ou sociales, comme psychologue clinicien, neuropsychologue, animateur dans la protection de l'enfance…, ou dans les secteurs des ressources humaines et de l'enseignement (chargé de recrutement, consultant en bilan de compétences, conseiller d'orientation scolaire…). Pour savoir si vous êtes fait pour ce métier, n'hésitez pas à faire notre test.

 

Et si je change d’avis ?

 
Le choix des mineures (sociologie, philosophie, sciences de l’éducation) permet de changer de mention en fin de premier semestre ou de première année. Des bifurcations en L1 sont aussi possibles, pour tenter les concours du secteur social ou intégrer des filières courtes, par exemple un BTS économie sociale et familiale ou un DUT carrières sociales.

Voir aussi notre dossier “Réorientation et passerelles entre filières”.

Anne-Charlotte, 22 ans : “Se rapprocher des associations pour rencontrer d'autres étudiants”

Anne-Charlotte, 22 ans, en L3 de psychologie à Paris-Descartes - 2012

Anne-Charlotte, 22 ans, est passée par une licence de psychologie. // © Zir

Qu'est-ce qui vous a le plus surprise ?

"Pour moi la psychologie se résumait à un chapitre de philosophie en terminale sur Freud et la psychanalyse. J'ai découvert une discipline bien plus large qui ne se limite pas à la psychologie clinique mais comprend de la psychologie sociale, expérimentale, de la biologie et des statistiques. Un esprit ouvert est nécessaire. Et comme c'est une matière nouvelle, il faut apprendre beaucoup de nouveaux concepts."

Quels sont vos conseils pour réussir ?
"Il faut s'investir dans la vie de l'université et se rapprocher des associations pour rencontrer d'autres étudiants. En L2, je me suis engagée dans l'association de ma fac, Adepsy. Cela m'a permis de rencontrer des étudiants en master qui m'ont donné des conseils, sur le choix des stages ou sur des questions de cours. Aujourd'hui, je préside l'association et nous proposons cette année un tutorat gratuit par des étudiants de L3 à M2."

Témoignage recueilli en février 2012


Sommaire du dossier
Retour au dossier Réussir en licence AES : “L’important, c’est de s’intéresser à tout !” Réussir en licence d’arts plastiques : “Une grande place est accordée à la réflexion” Réussir en licence de sciences de la vie : “Faites des stages dès la fin de la L1” Réussir en licence de droit : “Il faut aimer écrire” Réussir en licence d’histoire : “Ayez une démarche critique” Réussir en licence de langues : “Vérifiez que vous avez le niveau !” Réussir en licence de lettres : “Défendez un point de vue” Réussir en licence de maths-informatique : “L’enseignement varie beaucoup entre le lycée et la fac” Réussir sa PACES en médecine : “Travaillez pour être reçu du premier coup” Réussir en licence de physique-chimie : “Se débrouiller aussi bien dans les deux matières” Réussir en licence de psycho : “Il faut s’investir dans les matières fondamentales” Réussir en licence d'économie : “Pas de par-cœur mais une bonne dose de logique” Réussir en licence de sciences pour l'ingénieur : “Il ne faut pas négliger les cours théoriques” Réussir en licence de sociologie : “La socio n’est pas qu’une discipline littéraire” Réussir en licence STAPS : “La pratique sportive est le support des études, pas le but”