DOSSIER : RÉUSSIR SES ÉTUDES À L'UNIVERSITÉ : LA VÉRITÉ SUR 15 FILIÈRES À LA FAC
- Réussir en licence AES : “L’important, c’est de s’intéresser à tout !”
- Réussir en licence d’arts plastiques : “Une grande place est accordée à la réflexion”
- Réussir en licence de biologie : “Faites des stages dès la fin de la L1”
- Réussir en licence de droit : “Il faut aimer écrire”
- Réussir en licence d’histoire : “Ayez une démarche critique”
- Réussir en licence de langues : “Vérifiez que vous avez le niveau !”
- Réussir en licence de lettres : “Défendez un point de vue”
- Réussir en licence de maths-informatique : “L’enseignement varie beaucoup entre le lycée et la fac”
- Réussir sa PAES en médecine : “Travaillez pour être reçu du premier coup”
- Réussir en licence de physique-chimie : “Se débrouiller aussi bien dans les deux matières”
- Réussir en licence de psycho : “Il faut s’investir dans les matières fondamentales”
- Réussir en licence de sciences éco : “Pas de par-cœur mais une bonne dose de logique”
- Réussir en licence de sciences industrielles : “Il ne faut pas négliger les cours théoriques”
- Réussir en licence de sociologie : “La socio n’est pas qu’une discipline littéraire”
- Réussir en licence STAPS : “La pratique sportive est le support des études, pas le but”
À quoi vous attendre si vous prenez, après le bac, la direction de la fac ? Comment mettre toutes les chances de votre côté pour décrocher votre licence ? Comment éviter certains pièges ? Filière par filière, des enseignants et des étudiants vous livrent leurs conseils pour faciliter votre passage du lycée à l’université.
Réussir en licence de sciences industrielles : “Il ne faut pas négliger les cours théoriques”
Plus pratiques que ne le pensent les bacheliers scientifiques, plus théoriques que ne l'imaginent les titulaires d'un bac STI, les sciences industrielles à la fac, qui visent à préparer aux métiers d'ingénieur, désarment nombre de candidats.
“Le parcours sciences industrielles surprend les candidats : d’abord les bacheliers scientifiques sont dépassés par le nombre de TD et TP ; ensuite les diplômés de STI découvrent un programme plus théorique que ce qu’ils attendaient”, prévient Jean-Marcel Cohard, responsable de la L2 sciences pour l’ingénieur à l’UJF (Université Joseph-Fourier) de Grenoble.
L’objectif est de préparer les étudiants aux métiers d’ingénieur : le programme comprend donc des cours de maths, de physique et de langues qui s’ajoutent à la mécanique. “Il ne faut pas négliger l’apprentissage des cours théoriques au fur et à mesure, à la maison. Même si l’entraînement aux exercices effectués en TD et TP (60 % des cours) est plus ludique”, explique Nabil Bedjaoui, responsable de la filière sciences industrielles à l’université de Picardie.
La filière souffre de la comparaison avec les écoles d’ingénieurs. Elle serait une solution bas de gamme et un moyen d’éviter le stress des classes préparatoires. “Elle est effectivement plus accessible. Mais pas forcément plus mauvaise, parce qu’elle mise sur des cours plus techniques et sur l’aspect opérationnel”, pense Jean-Marcel Cohard.
Autre préjugé, l’université serait déconnectée du monde de l’industrie. “Encore une fois, c’est une idée fausse pour les sciences de l’ingénieur. Chaque année, nous encourageons les élèves à effectuer des stages facultatifs en entreprise, et un obligatoire en troisième année.”
“Dès la licence, ceux qui ont des contacts ont des propositions pour des postes de technicien, de chef de chantier ou d’assistant dans des bureaux d’études. À bac+5, certains élèves décrochent carrément des emplois de niveau ingénieur”, confirme Jean-Marcel Cohard.
Après la première ou la deuxième année de licence, une réorientation est possible vers la filière physique-mécanique ou mathématiques-mécanique, grâce à des équivalences.
“À la fin de la licence ou en master 2, les écoles d’ingénieurs acceptent quelques candidats de cette filière universitaire… mais pas les meilleures formations !” déclare Jean-Marcel Cohard.
Voir aussi notre dossier “Réorientation et passerelles entre filières”.
Qualités requises pour étudier les sciences industrielles à la fac Avoir un esprit scientifique Aimer manipuler Posséder des capacités managériales |
| Ce qu’on apprend en licence de sciences industrielles |
L’objectif est de préparer les étudiants aux métiers d’ingénieur : le programme comprend donc des cours de maths, de physique et de langues qui s’ajoutent à la mécanique. “Il ne faut pas négliger l’apprentissage des cours théoriques au fur et à mesure, à la maison. Même si l’entraînement aux exercices effectués en TD et TP (60 % des cours) est plus ludique”, explique Nabil Bedjaoui, responsable de la filière sciences industrielles à l’université de Picardie.
| À savoir avant |
Autre préjugé, l’université serait déconnectée du monde de l’industrie. “Encore une fois, c’est une idée fausse pour les sciences de l’ingénieur. Chaque année, nous encourageons les élèves à effectuer des stages facultatifs en entreprise, et un obligatoire en troisième année.”
| À quoi mène la filière ? |
| Et si je change d’avis ? |
“À la fin de la licence ou en master 2, les écoles d’ingénieurs acceptent quelques candidats de cette filière universitaire… mais pas les meilleures formations !” déclare Jean-Marcel Cohard.
Voir aussi notre dossier “Réorientation et passerelles entre filières”.
| JESSY, 18 ANS, EN L1 SCIENCES POUR L’INGÉNIEUR À NANCY “Je complète mes cours à la bibliothèque et je révise pendant les heures creuses”
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![]() Qu’est-ce qui vous a le plus surpris ? “La rapidité avec laquelle il a fallu se mettre au travail ! Dès les premières semaines, j’ai dû travailler pas mal, commencer à réviser sans attendre. Certains de mes camarades ont pris leur temps. À la fin du premier semestre, ils étaient déjà complètement dépassés…” Quels sont vos conseils pour réussir ? “Compléter ses cours et ses TD à la bibliothèque dès que possible. Pour ne pas passer ma vie à étudier, je profite des heures creuses entre les amphis et je reste tous les jours jusqu’à 18 heures. Avant les examens, je révise en groupe pour profiter des lumières de mes camarades.” |
Léa Lejeune
Février 2012







Avoir un esprit scientifique





