DOSSIER : RÉUSSIR SES ÉTUDES À L'UNIVERSITÉ : LA VÉRITÉ SUR 15 FILIÈRES À LA FAC
- Réussir en licence AES : “L’important, c’est de s’intéresser à tout !”
- Réussir en licence d’arts plastiques : “Une grande place est accordée à la réflexion”
- Réussir en licence de biologie : “Faites des stages dès la fin de la L1”
- Réussir en licence de droit : “Il faut aimer écrire”
- Réussir en licence d’histoire : “Ayez une démarche critique”
- Réussir en licence de langues : “Vérifiez que vous avez le niveau !”
- Réussir en licence de lettres : “Défendez un point de vue”
- Réussir en licence de maths-informatique : “L’enseignement varie beaucoup entre le lycée et la fac”
- Réussir sa PAES en médecine : “Travaillez pour être reçu du premier coup”
- Réussir en licence de physique-chimie : “Se débrouiller aussi bien dans les deux matières”
- Réussir en licence de psycho : “Il faut s’investir dans les matières fondamentales”
- Réussir en licence de sciences éco : “Pas de par-cœur mais une bonne dose de logique”
- Réussir en licence de sciences industrielles : “Il ne faut pas négliger les cours théoriques”
- Réussir en licence de sociologie : “La socio n’est pas qu’une discipline littéraire”
- Réussir en licence STAPS : “La pratique sportive est le support des études, pas le but”
À quoi vous attendre si vous prenez, après le bac, la direction de la fac ? Comment mettre toutes les chances de votre côté pour décrocher votre licence ? Comment éviter certains pièges ? Filière par filière, des enseignants et des étudiants vous livrent leurs conseils pour faciliter votre passage du lycée à l’université.
Réussir en licence de sociologie : “La socio n’est pas qu’une discipline littéraire”
Des théories à la pratique de terrain... Le programme de licence de sociologie fait appel à des compétences littéraires, de la curiosité, beaucoup de rigueur et un peu de maths.
De l’histoire, de l’économie, du droit, de la démographie, de la géographie… la licence de sociologie ne se cantonne pas à une discipline : “C’est un cursus interdisciplinaire qui exige un intérêt pour les sciences sociales au sens large”, note Joëlle Perroton, responsable de la licence de sociologie de l’université Bordeaux 2.
“En plus d’avoir une curiosité sur les sujets de société, cette licence demande d’être à l’aise avec l’écrit, d’avoir une bonne capacité de lecture et d’interprétation des textes”, précise Marie Charvet, enseignante et responsable de la pédagogie à l’université de Nantes.
“Souvent, les étudiants s’attendent à avoir uniquement des cours théoriques, poursuit cette enseignante. Quand ils se retrouvent à mener des entretiens et à faire des enquêtes de terrain, c’est une vraie et bonne surprise !” Et pour cela mieux vaut avoir une bonne ouverture d’esprit et une capacité à échanger.
Selon Joëlle Perroton, l’autre idée reçue courante est de “croire que la sociologie serait une discipline uniquement littéraire”. Et de préciser : “La sociologie exige aussi de la rigueur et des connaissances en statistiques, donc en maths pour réaliser et interpréter des enquêtes quantitatives.”
Hormis le métier de sociologue, qui impose d’aller jusqu’au doctorat, les étudiants débarquant en licence de sociologie ont souvent une idée très vague des débouchés possibles. “Le projet se construit souvent en troisième année de licence, note Joëlle Perroton, avec des perspectives très nombreuses, car la formation ouvre sur des compétences très larges.”
De fait, les étudiants se répartissent entre les concours de l’enseignement, les écoles de journalisme, des masters en urbanisme, en politique de la ville, en études d’opinion, etc.
D’une science sociale à l’autre, il est toujours possible de bifurquer, seulement il sera difficile de faire valoir des équivalences et de ne pas perdre une année. En revanche, sachez que certains étudiants s’engagent en sociologie non pas pour poursuivre jusqu’à la licence mais pour y trouver un tremplin qui prépare aux concours.
“Nombre d’étudiants passent par une première voire une deuxième année de licence pour préparer les concours du social ou du paramédical, précise Marie Charvet. Ils acquièrent là des connaissances et une capacité de réflexion qui sont utiles pour ces concours mais également pour leur futur métier.”
Voir aussi notre dossier “Réorientation et passerelles entre filières”.
Les qualités requises pour étudier la sociologie à la fac Être littéraire et rigoureux Avoir l’esprit critique Être intéressé par les faits de société |
| Ce qu’on apprend en licence de sociologie |
“En plus d’avoir une curiosité sur les sujets de société, cette licence demande d’être à l’aise avec l’écrit, d’avoir une bonne capacité de lecture et d’interprétation des textes”, précise Marie Charvet, enseignante et responsable de la pédagogie à l’université de Nantes.
| À savoir avant |
Selon Joëlle Perroton, l’autre idée reçue courante est de “croire que la sociologie serait une discipline uniquement littéraire”. Et de préciser : “La sociologie exige aussi de la rigueur et des connaissances en statistiques, donc en maths pour réaliser et interpréter des enquêtes quantitatives.”
| À quoi mène la filière ? |
De fait, les étudiants se répartissent entre les concours de l’enseignement, les écoles de journalisme, des masters en urbanisme, en politique de la ville, en études d’opinion, etc.
| Et si je change d’avis ? |
“Nombre d’étudiants passent par une première voire une deuxième année de licence pour préparer les concours du social ou du paramédical, précise Marie Charvet. Ils acquièrent là des connaissances et une capacité de réflexion qui sont utiles pour ces concours mais également pour leur futur métier.”
Voir aussi notre dossier “Réorientation et passerelles entre filières”.
| GABRIEL, 21 ANS, EN L3 DE SOCIOLOGIE À BORDEAUX 2 “Le principal piège est de ne pas parvenir à gérer son temps en dehors des cours”
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Qu’est-ce qui vous a le plus surpris ?“J’ai été surpris de découvrir quelques matières comme la démographie ou les cours de politiques publiques. Je ne voyais pas le rapport à la sociologie avant de m’apercevoir que c’est très complémentaire. Aussi, je m’attendais à travailler sur des logiciels de gestion statistiques. Ce sont des outils performants très intéressants à découvrir. Enfin et surtout, ce qui m’a le plus surpris, c’est le temps libre : dix-huit heures de cours contre trente heures en terminale ! Cela demande vraiment de savoir travailler par soi-même.” Quels sont vos conseils pour réussir ? “Il faut surmonter les deux premières années, qui sont un peu abstraites, un peu floues sur les débouchés. En troisième année on y voit plus clair. Et avant ça, le principal piège est de ne pas parvenir à gérer son temps hors des cours. Nos connaissances ne sont pas contrôlées par des devoirs, comme au lycée. Il faut travailler seul. Et pour ça l’université est moins anonyme que je n’imaginais ; auprès du secrétariat, des profs ou de la bibliothèque, on peut bénéficier de soutien. Seulement il faut aussi apprendre à être autonome…” |
Emmanuel Vaillant
Février 2012







Être littéraire et rigoureux
Qu’est-ce qui vous a le plus surpris ?





