1. Réussir en licence d’histoire : “Ayez une démarche critique”
Décryptage

Réussir en licence d’histoire : “Ayez une démarche critique”

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Retour au dossier Réussir en licence AES : “L’important, c’est de s’intéresser à tout !” Réussir en licence d’arts plastiques : “Une grande place est accordée à la réflexion” Réussir en licence de sciences de la vie : “Faites des stages dès la fin de la L1” Réussir en licence de droit : “Il faut aimer écrire” Réussir en licence d’histoire : “Ayez une démarche critique” Réussir en licence de langues : “Vérifiez que vous avez le niveau !” Réussir en licence de lettres : “Défendez un point de vue” Réussir en licence de maths-informatique : “L’enseignement varie beaucoup entre le lycée et la fac” Réussir sa PACES en médecine : “Travaillez pour être reçu du premier coup” Réussir en licence de physique-chimie : “Se débrouiller aussi bien dans les deux matières” Réussir en licence de psycho : “Il faut s’investir dans les matières fondamentales” Réussir en licence d'économie : “Pas de par-cœur mais une bonne dose de logique” Réussir en licence de sciences pour l'ingénieur : “Il ne faut pas négliger les cours théoriques” Réussir en licence de sociologie : “La socio n’est pas qu’une discipline littéraire” Réussir en licence STAPS : “La pratique sportive est le support des études, pas le but”
Couvrant toutes les périodes, de l’Antiquité à l’époque contemporaine, la licence d’histoire nécessite un fort investissement personnel.

Les qualités requises pour étudier l'histoire à la fac :
Avoir une bonne mémoire
Être capable de prendre du recul
Apprécier la lecture

 

Ce qu’on apprend en licence d'histoire

 
Avant de se spécialiser en master, on aborde en licence toutes les périodes de l’histoire, de l’Antiquité à la période contemporaine. Mais la vingtaine d’heures de cours et de TD par semaine ne permet pas d’entrer dans le détail de ce vaste programme. Il faut compléter les enseignements par de nombreuses lectures personnelles. En outre, il ne suffit plus de restituer des connaissances apprises par cœur : on attend une démarche plus analytique, voire critique.

L'objectif en licence est d'acquérir les bases fondamentales permettant de se placer en historien : l'analyse historique, l'approche et le traitement des sources historiques, l'acquisition de connaissances dans les quatre périodes de l'histoire.


La licence comporte souvent des cours complémentaires (langue vivante, informatique…) ou optionnels (géographie, histoire de l'art, science politique...). De plus en plus d’établissements proposent des doubles licences : histoire et langues vivantes (à Paris-Sorbonne), histoire et droit (proposée notamment par Paris-Sorbonne avec Panthéon-Assas) histoire et lettres (à l’UPEC), ou encore histoire et économie (à Paris 1 Panthéon-Sorbonne).

 

À savoir avant

 
Ce cursus étant très généraliste, mieux vaut vous poser assez rapidement la question de votre projet professionnel afin de choisir un parcours de licence qui vous mènera là où il vous plaira.

 

À quoi mène la filière ?

 
Après la licence, plusieurs types d'études sont possibles. Si vous souhaitez passer les concours de l'enseignement, vous pouvez vous inscrire dans un master MEEF (métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation). Il existe aussi une large offre de masters, certains orientés vers la recherche pour poursuivre en doctorat, d'autres permettant de se tourner vers les métiers du patrimoine, les archives, la documentation, la culture...
Avec une licence, les étudiants peuvent également passer les concours des écoles de journalisme ou des IEP (instituts d'études politiques). Autre option : les concours de la fonction publique ouverts aux bac +3 ou 5.
Certaines universités facilitent ces différentes orientations en proposant des parcours spécifiques en licence : métiers de l'administration, documentation, science politique, métiers de l'enseignement, journalisme...

 

Et si je change d’avis ?

 
Des réorientations sont possibles en fin de premier semestre ou de première année, dans une autre mention de licence d’un domaine proche (géographie et aménagement, histoire de l’art et archéologie…).
Voir aussi notre dossier “Réorientation et passerelles entre filières”.


Sébastien, 20 ans : “Il faut aimer les textes anciens”

Sébastien, 20 ans,en L2 d’histoire à Paris-SorbonneSébastien, 20 ans, est passé par une licence d'histoire. // © Photo fournie par le témoin

Qu'est-ce qui vous a le plus surpris ?
"Le plus déroutant, selon moi, est d'arriver à faire le lien entre des cours magistraux qui sont très généraux et les séances de travaux dirigés qui abordent des questions très précises. Par exemple, en cours magistral, on aborde la guerre de Cent Ans à travers l'épopée de Jeanne d'Arc ou le règne de Charles V, sans entrer dans le détail. En séance de TD, nous avons étudié l''état des feux', un relevé de la population de 1328 utilisé par le roi pour lancer un nouvel impôt. Il faut passer du temps à préparer les textes étudiés en travaux dirigés, mais ces exemples nous servent ensuite à illustrer les dissertations et à étayer nos arguments."

Quels sont vos conseils pour réussir ?
"Il faut apprécier les textes anciens. Car les documents de l'Antiquité ou du Moyen Âge qui sont étudiés sont très différents dans le style, le langage et l'esprit des écrits du XXe siècle. Il faut aussi aimer lire des ouvrages spécialisés ou des biographies. Car pour préparer les exposés et les examens, on ne peut pas se contenter du manuel."

Témoignage recueilli en février 2012