DOSSIER : RÉUSSIR SES ÉTUDES À L'UNIVERSITÉ : LA VÉRITÉ SUR 15 FILIÈRES À LA FAC
- Réussir en licence AES : “L’important, c’est de s’intéresser à tout !”
- Réussir en licence d’arts plastiques : “Une grande place est accordée à la réflexion”
- Réussir en licence de biologie : “Faites des stages dès la fin de la L1”
- Réussir en licence de droit : “Il faut aimer écrire”
- Réussir en licence d’histoire : “Ayez une démarche critique”
- Réussir en licence de langues : “Vérifiez que vous avez le niveau !”
- Réussir en licence de lettres : “Défendez un point de vue”
- Réussir en licence de maths-informatique : “L’enseignement varie beaucoup entre le lycée et la fac”
- Réussir sa PAES en médecine : “Travaillez pour être reçu du premier coup”
- Réussir en licence de physique-chimie : “Se débrouiller aussi bien dans les deux matières”
- Réussir en licence de psycho : “Il faut s’investir dans les matières fondamentales”
- Réussir en licence de sciences éco : “Pas de par-cœur mais une bonne dose de logique”
- Réussir en licence de sciences industrielles : “Il ne faut pas négliger les cours théoriques”
- Réussir en licence de sociologie : “La socio n’est pas qu’une discipline littéraire”
- Réussir en licence STAPS : “La pratique sportive est le support des études, pas le but”
À quoi vous attendre si vous prenez, après le bac, la direction de la fac ? Comment mettre toutes les chances de votre côté pour décrocher votre licence ? Comment éviter certains pièges ? Filière par filière, des enseignants et des étudiants vous livrent leurs conseils pour faciliter votre passage du lycée à l’université.
Réussir en licence d’histoire : “Ayez une démarche critique”
Couvrant toutes les périodes, de l’Antiquité à l’époque contemporaine, la licence d’histoire nécessite un fort investissement personnel.
Avant de se spécialiser en master, on aborde en licence toutes les périodes de l’histoire, de l’Antiquité à la période contemporaine. Mais la vingtaine d’heures de cours et de TD par semaine ne permet pas d’entrer dans le détail de ce vaste programme. “En cours, on n’aborde que 20 % des connaissances nécessaires. Il faut compléter les enseignements avec des lectures personnelles”, explique Sébastien, en licence 2 à Paris Sorbonne.
“Ce qui change à l’université, c’est le regard que l’on porte sur la discipline”, insiste Guillaume Payen, chargé de TD en histoire. Il ne suffit plus de restituer des connaissances apprises par cœur : on attend une démarche plus analytique, voire critique. “On demande à l’étudiant de se placer en historien, avec une vraie réflexion, par exemple sur le contexte d’un événement historique ou sur les sources qui peuvent faire l’objet d’un débat.”
La licence comporte souvent des cours complémentaires (langue vivante, informatique…) ou optionnels (langue ancienne, sociologie, géographie). De plus en plus d’établissements proposent des bilicences : histoire et langues vivantes (à Paris Sorbonne), histoire et droit (Paris Sorbonne avec Paris Assas) ou sciences, ou encore histoire et histoire de l’art ou science politique (Lyon 2) – consultez à ce propos nos astuces pour s'inscrire sur APB en bilicence).
Ce cursus étant très généraliste, mieux vaut vous poser assez rapidement la question de votre projet professionnel afin de choisir un parcours de licence qui vous mènera là où il vous plaira.
Outre l’enseignement accessible par concours au niveau master, les diplômés peuvent se diriger vers les secteurs de la communication, du journalisme, voire de la fonction publique. Avec la licence, les étudiants peuvent passer les concours des écoles de journalisme ou tenter d’intégrer un master professionnel en communication (ceux du Celsa ou de l’IFP Paris 2 sont réputés).
Autre possibilité : “De nombreux concours de la fonction publique sont ouverts à bac+3 ou bac+5”, indique Guillaume Payen. Il en existe dans de nombreux domaines : les bibliothèques, les archives, le patrimoine, la diplomatie, l’administration d’État ou territoriale, la police, la gendarmerie, l’armée… Certaines universités facilitent d’ailleurs la préparation de ces concours, avec, par exemple, des modules en droit public français et carrières de la fonction publique (à Paris Sorbonne).
Des réorientations sont possibles en fin de premier semestre ou de première année, dans une autre mention de licence d’un domaine proche (géographie, histoire de l’art…). Voir aussi notre dossier “Réorientation et passerelles entre filières”.
Les qualités requises pour étudier l'histoire à la fac Avoir le goût de l’analyse Aimer la lecture Disposer de bonnes capacités de démonstration |
| Ce qu’on apprend en licence d'histoire |
“Ce qui change à l’université, c’est le regard que l’on porte sur la discipline”, insiste Guillaume Payen, chargé de TD en histoire. Il ne suffit plus de restituer des connaissances apprises par cœur : on attend une démarche plus analytique, voire critique. “On demande à l’étudiant de se placer en historien, avec une vraie réflexion, par exemple sur le contexte d’un événement historique ou sur les sources qui peuvent faire l’objet d’un débat.”
La licence comporte souvent des cours complémentaires (langue vivante, informatique…) ou optionnels (langue ancienne, sociologie, géographie). De plus en plus d’établissements proposent des bilicences : histoire et langues vivantes (à Paris Sorbonne), histoire et droit (Paris Sorbonne avec Paris Assas) ou sciences, ou encore histoire et histoire de l’art ou science politique (Lyon 2) – consultez à ce propos nos astuces pour s'inscrire sur APB en bilicence).
| À savoir avant |
| À quoi mène la filière ? |
Autre possibilité : “De nombreux concours de la fonction publique sont ouverts à bac+3 ou bac+5”, indique Guillaume Payen. Il en existe dans de nombreux domaines : les bibliothèques, les archives, le patrimoine, la diplomatie, l’administration d’État ou territoriale, la police, la gendarmerie, l’armée… Certaines universités facilitent d’ailleurs la préparation de ces concours, avec, par exemple, des modules en droit public français et carrières de la fonction publique (à Paris Sorbonne).
| Et si je change d’avis ? |
| SÉBASTIEN, 20 ANS, EN L2 D’HISTOIRE À PARIS-SORBONNE “Il faut aimer les textes anciens”
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Qu’est-ce qui vous a le plus surpris ?“Le plus déroutant, selon moi, est d’arriver à faire le lien entre des cours magistraux qui sont très généraux et les séances de travaux dirigés qui abordent des questions très précises. Par exemple, en cours magistral, on aborde la guerre de Cent Ans à travers l’épopée de Jeanne d’Arc ou le règne de Charles V, sans entrer dans le détail. En séance de TD, nous avons étudié l’‘état des feux’, un relevé de la population de 1328 utilisé par le roi pour lancer un nouvel impôt. Il faut passer du temps à préparer les textes étudiés en travaux dirigés, mais ces exemples nous servent ensuite à illustrer les dissertations et à étayer nos arguments.”
Quels sont vos conseils pour réussir ? “Il faut apprécier les textes anciens. Car les documents de l’Antiquité ou du Moyen Âge qui sont étudiés sont très différents dans le style, le langage et l’esprit des écrits du XXe siècle. Il faut aussi aimer lire des ouvrages spécialisés ou des biographies. Car pour préparer les exposés et les examens, on ne peut pas se contenter du manuel.”
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Mathieu Oui
Février 2012







Avoir le goût de l’analyse





