1. Réussir sa PACES en médecine : “Travaillez pour être reçu du premier coup”
Décryptage

Réussir sa PACES en médecine : “Travaillez pour être reçu du premier coup”

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La PACES (première année commune aux études de santé) est une course de fond. Pour réussir le concours d’entrée en médecine, il faudra se mettre au travail dès le départ et tenir la cadence toute l’année.

Les qualités requises pour la PACES :
Avoir le sens de l'organisation
Avoir de grandes capacités de mémorisation
Être un(e) bûcheur(se)

 

Ce qu’on apprend en PACES

 
Côté cours, la PACES (première année commune aux études de santé) mêle sciences dures (chimie, biochimie, physique, biomaths…), disciplines médicales (biologie cellulaire, physiologie, anatomie, etc.), pharmaceutiques et sciences humaines et sociales. Aux vingt-quatre heures de cours (magistraux et dirigés) par semaine s’ajoute beaucoup de travail personnel. “Il ne faut pas vous laisser distancer”, prévient Jean-Marc Garcier, professeur d’anatomie à l’université d’Auvergne. Assistez aux cours et apprenez-les régulièrement dès le début de l’année.

Réviser à plusieurs est une bonne solution pour vaincre l'isolement et s'évaluer. "Pour vous tester, retranscrivez sur une feuille blanche les points importants du cours, faites et refaites des exercices en mettant de côté les QCM (qui rendent "trop passif") et précipitez-vous pour être interrogé au tableau en TD", conseille Olivia Reinaud, professeure de chimie à l'université Paris Descartes.

 

À savoir avant

 
La plupart des élèves suivent des cours de soutien, en parallèle à la PACES. Parallèlement à l'offre des prépa privées, Toutes les universités proposent désormais du tutorat, gratuit, animé par les étudiants de deuxième et troisième années. Et s’il est vrai que 95 % des élèves de PACES viennent de S, il n’est pas indispensable d’être un super matheux pour réussir le concours : ce sont surtout les maths appliquées qui sont utiles en PACES.

 

À quoi mène la filière ?

 
Après la PACES, les études de médecine durent de 8 à 10 ans. “La pression est moins grande, mais il y a beaucoup de travail”, assure Jean-Marc Garcier. À partir de la quatrième année (DFASM1, diplôme de formation approfondie en sciences médicales) se profile déjà l’ECN (examen classant national) dont va dépendre votre spécialité et votre avenir professionnel (consultez à ce propos notre dossier “L'amphi de garnison : le jour où les étudiants en médecine jouent leur carrière”).

 

Et si je change d’avis ?

 
Les passerelles sont variables selon les facs. En général, les reçus-collés (10/20 de moyenne au concours) peuvent entrer directement en L2 de sciences, notamment de biologie. Le paramédical constitue une réorientation “logique”, mais parfois frustrante. Il peut être préférable d’exploiter des pistes radicalement différentes comme le droit, les sciences éco…

À noter : ceux qui avaient la vocation pourront tenter de faire médecine après plusieurs années d’études, un cursus d’ingénieur par exemple. Voir aussi notre dossier “Rebondir après un échec en première année de médecine”.

Julien, 19 ans : “En PACES, il faut bosser, bosser et encore bosser”

Julien, 19 ans, en deuxième année de médecine à Bordeaux - 2012 Julien, 19 ans, est passé par une PACES. // © Photo fournie par le témoin


Qu'est-ce qui vous a le plus surpris en PACES ?
"La marée humaine devant l'amphi le premier jour. Je me suis dit : "Tous ces gens vont passer le concours !" C'était oppressant. Pourtant, l'amphi était plutôt calme en début d'année, voire très calme à partir de janvier, et l'ambiance bon enfant. La guerre des primants-doublants n'a plus lieu aujourd'hui."

Quels sont vos conseils pour réussir ?
"Il faut bosser, bosser et encore bosser ! Il ne faut pas prendre de retard. Je conseille de recourir à un soutien. À Bordeaux, le tutorat est très bien. Les colles et les concours blancs permettent de se forcer à revoir les chapitres. Les tuteurs, de deuxième ou troisième année, vous soutiennent moralement (la famille compte aussi). En parallèle, il est important de travailler avec les annales fournies par la fac ou par la corporation étudiante (pas les généralistes qui sont vendues dans le commerce) pour s'évaluer. Enfin, il faut garder une bonne hygiène de vie. Sur le long terme, on ne peut pas tenir si on travaille jour et nuit."


Témoignage recueilli en février 2012




Sommaire du dossier
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