La PAES (première année des études de santé) est une course de fond. Pour réussir le concours d’entrée en médecine, il faudra se mettre au travail dès le départ et tenir la cadence toute l’année.
Les qualités requises pour la PAES
Avoir le sens de l’organisation
Être très motivé
Posséder une grande capacité de travail et de mémorisation |
Côté cours, la PAES mêle sciences dures (chimie, biochimie, physique, biomaths…), disciplines médicales (biologie cellulaire, physiologie, anatomie, etc.), pharmaceutiques et sciences humaines et sociales. Aux vingt-quatre heures de cours (magistraux et dirigés) par semaine s’ajoute beaucoup de travail personnel. “Il ne faut pas vous laisser distancer”, prévient Jean-Marc Garcier, professeur d’anatomie à l’université d’Auvergne.
Assistez aux cours et apprenez-les régulièrement dès le début de l’année.
“Travaillez pour être reçu dès votre première tentative”, recommande de son côté André Aurango, professeur de biophysique et responsable PAES à l’UPMC (université Pierre-et-Marie-Curie).
Réviser à plusieurs est une bonne solution pour vaincre l’isolement et s’évaluer. “Pour vous tester, retranscrivez sur une feuille blanche les points importants du cours,
faites et refaites des exercices en mettant de côté les QCM (qui rendent “trop passif”) et précipitez-vous pour être interrogé au tableau en TD”, conseille Olivia Reinaud, professeur de chimie à Paris 5.
La plupart des élèves suivent des cours de soutien, en parallèle à la PAES. Mais tous ne sont pas en prépa privée.
Toutes les universités proposent désormais du tutorat, gratuit, animé par les étudiants de deuxième et troisième années. Et s’il est vrai que
95 % des élèves de PAES viennent de S, il n’est pas indispensable d’être un super matheux pour réussir le concours : ce sont surtout les maths appliquées qui sont utiles en PAES.
Après la PAES,
les études de médecine durent de 8 à 10 ans. “La pression est moins grande, mais il y a beaucoup de travail”, assure Jean-Marc Garcier. À partir de la quatrième année (DCEM2) se profile déjà l’ECN (examen classant national) dont va dépendre votre spécialité et votre avenir professionnel (consultez à ce propos notre dossier
“L'amphi de garnison : le jour où les étudiants en médecine jouent leur carrière”).
Les passerelles sont variables selon les facs. En général, les reçus-collés (10/20 de moyenne au concours) peuvent entrer directement en L2 de sciences, notamment de biologie.
Le paramédical constitue une réorientation “logique”, mais parfois frustrante. Il peut être préférable d’exploiter des pistes radicalement différentes comme le droit, les sciences éco…
À noter : ceux qui avaient la vocation pourront tenter de faire médecine après plusieurs années d’études, un cursus d’ingénieur par exemple.
Voir aussi notre dossier “Rebondir après un échec en première année de médecine”.
JULIEN, 19 ANS, EN DEUXIÈME ANNÉE DE MÉDECINE À BORDEAUX
“En PAES, il faut bosser, bosser et encore bosser”
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Qu’est-ce qui vous a le plus surpris en PAES ?
“La marée humaine devant l’amphi le premier jour. Je me suis dit : “Tous ces gens vont passer le concours !” C’était oppressant. Pourtant, l’amphi était plutôt calme en début d’année, voire très calme à partir de janvier, et l’ambiance bon enfant. La guerre des primants-doublants n’a plus lieu aujourd’hui.”
Quels sont vos conseils pour réussir ?
“Il faut bosser, bosser et encore bosser ! Il ne faut pas prendre de retard. Je conseille de recourir à un soutien. À Bordeaux, le tutorat est très bien. Les colles et les concours blancs permettent de se forcer à revoir les chapitres. Les tuteurs, de deuxième ou troisième année, vous soutiennent moralement (la famille compte aussi). En parallèle, il est important de travailler avec les annales fournies par la fac ou par la corporation étudiante (pas les généralistes qui sont vendues dans le commerce) pour s’évaluer. Enfin, il faut garder une bonne hygiène de vie. Sur le long terme, on ne peut pas tenir si on travaille jour et nuit.”
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Virginie Bertereau
Février 2012