DOSSIER : RÉUSSIR SES ÉTUDES À L'UNIVERSITÉ : LA VÉRITÉ SUR 15 FILIÈRES À LA FAC
- Réussir en licence AES : “L’important, c’est de s’intéresser à tout !”
- Réussir en licence d’arts plastiques : “Une grande place est accordée à la réflexion”
- Réussir en licence de biologie : “Faites des stages dès la fin de la L1”
- Réussir en licence de droit : “Il faut aimer écrire”
- Réussir en licence d’histoire : “Ayez une démarche critique”
- Réussir en licence de langues : “Vérifiez que vous avez le niveau !”
- Réussir en licence de lettres : “Défendez un point de vue”
- Réussir en licence de maths-informatique : “L’enseignement varie beaucoup entre le lycée et la fac”
- Réussir sa PAES en médecine : “Travaillez pour être reçu du premier coup”
- Réussir en licence de physique-chimie : “Se débrouiller aussi bien dans les deux matières”
- Réussir en licence de psycho : “Il faut s’investir dans les matières fondamentales”
- Réussir en licence de sciences éco : “Pas de par-cœur mais une bonne dose de logique”
- Réussir en licence de sciences industrielles : “Il ne faut pas négliger les cours théoriques”
- Réussir en licence de sociologie : “La socio n’est pas qu’une discipline littéraire”
- Réussir en licence STAPS : “La pratique sportive est le support des études, pas le but”
À quoi vous attendre si vous prenez, après le bac, la direction de la fac ? Comment mettre toutes les chances de votre côté pour décrocher votre licence ? Comment éviter certains pièges ? Filière par filière, des enseignants et des étudiants vous livrent leurs conseils pour faciliter votre passage du lycée à l’université.
Réussir sa PAES en médecine : “Travaillez pour être reçu du premier coup”
La PAES (première année des études de santé) est une course de fond. Pour réussir le concours d’entrée en médecine, il faudra se mettre au travail dès le départ et tenir la cadence toute l’année.
Côté cours, la PAES mêle sciences dures (chimie, biochimie, physique, biomaths…), disciplines médicales (biologie cellulaire, physiologie, anatomie, etc.), pharmaceutiques et sciences humaines et sociales. Aux vingt-quatre heures de cours (magistraux et dirigés) par semaine s’ajoute beaucoup de travail personnel. “Il ne faut pas vous laisser distancer”, prévient Jean-Marc Garcier, professeur d’anatomie à l’université d’Auvergne. Assistez aux cours et apprenez-les régulièrement dès le début de l’année.
“Travaillez pour être reçu dès votre première tentative”, recommande de son côté André Aurango, professeur de biophysique et responsable PAES à l’UPMC (université Pierre-et-Marie-Curie). Réviser à plusieurs est une bonne solution pour vaincre l’isolement et s’évaluer. “Pour vous tester, retranscrivez sur une feuille blanche les points importants du cours, faites et refaites des exercices en mettant de côté les QCM (qui rendent “trop passif”) et précipitez-vous pour être interrogé au tableau en TD”, conseille Olivia Reinaud, professeur de chimie à Paris 5.
La plupart des élèves suivent des cours de soutien, en parallèle à la PAES. Mais tous ne sont pas en prépa privée. Toutes les universités proposent désormais du tutorat, gratuit, animé par les étudiants de deuxième et troisième années. Et s’il est vrai que 95 % des élèves de PAES viennent de S, il n’est pas indispensable d’être un super matheux pour réussir le concours : ce sont surtout les maths appliquées qui sont utiles en PAES.
Après la PAES, les études de médecine durent de 8 à 10 ans. “La pression est moins grande, mais il y a beaucoup de travail”, assure Jean-Marc Garcier. À partir de la quatrième année (DCEM2) se profile déjà l’ECN (examen classant national) dont va dépendre votre spécialité et votre avenir professionnel (consultez à ce propos notre dossier “L'amphi de garnison : le jour où les étudiants en médecine jouent leur carrière”).
Les passerelles sont variables selon les facs. En général, les reçus-collés (10/20 de moyenne au concours) peuvent entrer directement en L2 de sciences, notamment de biologie. Le paramédical constitue une réorientation “logique”, mais parfois frustrante. Il peut être préférable d’exploiter des pistes radicalement différentes comme le droit, les sciences éco…
À noter : ceux qui avaient la vocation pourront tenter de faire médecine après plusieurs années d’études, un cursus d’ingénieur par exemple. Voir aussi notre dossier “Rebondir après un échec en première année de médecine”.
Les qualités requises pour la PAES Avoir le sens de l’organisation Être très motivé Posséder une grande capacité de travail et de mémorisation |
| Ce qu’on apprend en PAES |
“Travaillez pour être reçu dès votre première tentative”, recommande de son côté André Aurango, professeur de biophysique et responsable PAES à l’UPMC (université Pierre-et-Marie-Curie). Réviser à plusieurs est une bonne solution pour vaincre l’isolement et s’évaluer. “Pour vous tester, retranscrivez sur une feuille blanche les points importants du cours, faites et refaites des exercices en mettant de côté les QCM (qui rendent “trop passif”) et précipitez-vous pour être interrogé au tableau en TD”, conseille Olivia Reinaud, professeur de chimie à Paris 5.
| À savoir avant |
| À quoi mène la filière ? |
| Et si je change d’avis ? |
À noter : ceux qui avaient la vocation pourront tenter de faire médecine après plusieurs années d’études, un cursus d’ingénieur par exemple. Voir aussi notre dossier “Rebondir après un échec en première année de médecine”.
| JULIEN, 19 ANS, EN DEUXIÈME ANNÉE DE MÉDECINE À BORDEAUX “En PAES, il faut bosser, bosser et encore bosser”
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Qu’est-ce qui vous a le plus surpris en PAES ?“La marée humaine devant l’amphi le premier jour. Je me suis dit : “Tous ces gens vont passer le concours !” C’était oppressant. Pourtant, l’amphi était plutôt calme en début d’année, voire très calme à partir de janvier, et l’ambiance bon enfant. La guerre des primants-doublants n’a plus lieu aujourd’hui.”
Quels sont vos conseils pour réussir ? “Il faut bosser, bosser et encore bosser ! Il ne faut pas prendre de retard. Je conseille de recourir à un soutien. À Bordeaux, le tutorat est très bien. Les colles et les concours blancs permettent de se forcer à revoir les chapitres. Les tuteurs, de deuxième ou troisième année, vous soutiennent moralement (la famille compte aussi). En parallèle, il est important de travailler avec les annales fournies par la fac ou par la corporation étudiante (pas les généralistes qui sont vendues dans le commerce) pour s’évaluer. Enfin, il faut garder une bonne hygiène de vie. Sur le long terme, on ne peut pas tenir si on travaille jour et nuit.”
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Virginie Bertereau
Février 2012







Avoir le sens de l’organisation





