1. Réussir en licence de langues : “Vérifiez que vous avez le niveau !”
Décryptage

Réussir en licence de langues : “Vérifiez que vous avez le niveau !”

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Retour au dossier Réussir en licence AES : “L’important, c’est de s’intéresser à tout !” Réussir en licence d’arts plastiques : “Une grande place est accordée à la réflexion” Réussir en licence de sciences de la vie : “Faites des stages dès la fin de la L1” Réussir en licence de droit : “Il faut aimer écrire” Réussir en licence d’histoire : “Ayez une démarche critique” Réussir en licence de langues : “Vérifiez que vous avez le niveau !” Réussir en licence de lettres : “Défendez un point de vue” Réussir en licence de maths-informatique : “L’enseignement varie beaucoup entre le lycée et la fac” Réussir sa PACES en médecine : “Travaillez pour être reçu du premier coup” Réussir en licence de physique-chimie : “Se débrouiller aussi bien dans les deux matières” Réussir en licence de psycho : “Il faut s’investir dans les matières fondamentales” Réussir en licence d'économie : “Pas de par-cœur mais une bonne dose de logique” Réussir en licence de sciences pour l'ingénieur : “Il ne faut pas négliger les cours théoriques” Réussir en licence de sociologie : “La socio n’est pas qu’une discipline littéraire” Réussir en licence STAPS : “La pratique sportive est le support des études, pas le but”
Une seule langue ou deux, un point de vue littéraire ou appliqué à l’entreprise… Les mentions LLCER (langues, ­littératures et civilisations étrangères et régionales) et LEA (langues étrangères appliquées) poursuivent des objectifs différents.
Les qualités requises pour étudier les langues à la fac :
. Être curieux
. Aimer la lecture
. Posséder le goût des langues

 

Ce qu’on apprend en licence de langues

 
La licence de langues à l’université se divise en deux mentions principales : LLCER (langues, ­littératures et civilisations étrangères et régionales), qui étudie “une seule langue sous toutes ses coutures”, et LEA (langues étrangères appliquées), qui porte sur deux langues et comporte des cours liés à l’entreprise (droit, économie, gestion…).

“En LLCER, nous formons des spécialistes avancés dans la connaissance d’un pays et d’une culture”, prévient Kerstin Hausbei, responsable de la L1 d’allemand à la Sorbonne nouvelle. “La majorité des cours étant en langue étrangère, il faut déjà avoir un bon niveau pour suivre et prendre des notes dans cette langue”, insiste sa collègue, Elsa Pic, maître de conférences en licence LLCER anglais. “On étudie la littérature, l’histoire et la civilisation du pays à raison d’une vingtaine d’heures par semaine.”

 

À savoir avant

 
En licence LLCER, on n’apprend pas la langue : il faut déjà avoir un bon niveau linguistique pour pouvoir suivre les cours. Mieux vaut vérifier que vous avez un niveau “avancé” (vous trouverez un test de langues sur le site de la ­Sorbonne nouvelle, rubrique "testez-vous") et commencer avant la rentrée à vous immerger dans la culture du pays (presse, sites Internet, visionnage de films…).

 

À quoi mène la filière ?

 
L’enseignement au sens large est un débouché parmi d’autres de la mention LLCER. “La filière mène aussi aux métiers de la culture, ainsi qu'à ceux de la communication et du journalisme”, résume Kerstin Hausbei, qui conseille d’anticiper la réflexion sur les débouchés. “L’UE projet professionnel et le stage sont de bons moyens de se confronter à la réalité d’une profession.”

Après une licence LEA, on peut s'inscrire en master et se spécialiser en commerce international, traduction, communication ou tourisme.

 

Et si je change d’avis ?

 
Des changements sont possibles entre LLCER et LEA en cours de licence, mais mieux vaut s’y prendre tôt. On peut également bifurquer vers la discipline choisie en mineure ou vers une autre filière, telle qu’un BTS (brevet de technicien supérieur) ou une MANAA (mise à niveau en arts appliqués).

Voir aussi notre dossier “Réorientation et passerelles entre filières”.

Nina, 20 ans : “J'apprécie de côtoyer des gens d'horizons très différents”

Nina, en L2 anglais-espagnol à Strasbourg - 2012
Nina, 20 ans, est passée par une LEA. © Zir

Qu’est-ce qui vous a le plus surprise ?
“J’ai découvert en LEA des matières sans rapport direct avec les langues, comme l’économie ou le droit. Je m’attendais à des cours de littérature ou d’histoire. Grâce au jeu des options, j’ai pu suivre un cours de civilisation espagnole. Sinon, j’apprécie l’ambiance de l’université car je trouve les gens plus matures et j’ai le sentiment d’apprendre beaucoup de choses. Je côtoie des étudiants d’autres nationalités, certains viennent d’autres licences ou ont fait un séjour Erasmus, et nos échanges sont très enrichissants.”

Quels sont vos conseils pour réussir ?
“Il faut avoir confiance en soi. Je pensais que j’avais un bon niveau au lycée, mais, à l’université, je me suis retrouvée en cours avec des étudiants de langue maternelle espagnole ou anglaise qui parlaient parfaitement. Au début, c’est un peu impressionnant de s’exprimer devant eux, mais, en travaillant, on arrive à progresser. Il est également très utile d’avoir un objectif professionnel car cela constitue une bonne motivation pour étudier.”

Témoignage recueilli en février 2012