1. Réussir en licence de maths-informatique : “L’enseignement varie beaucoup entre le lycée et la fac”
Décryptage

Réussir en licence de maths-informatique : “L’enseignement varie beaucoup entre le lycée et la fac”

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Sommaire du dossier
Retour au dossier Réussir en licence AES : “L’important, c’est de s’intéresser à tout !” Réussir en licence d’arts plastiques : “Une grande place est accordée à la réflexion” Réussir en licence de sciences de la vie : “Faites des stages dès la fin de la L1” Réussir en licence de droit : “Il faut aimer écrire” Réussir en licence d’histoire : “Ayez une démarche critique” Réussir en licence de langues : “Vérifiez que vous avez le niveau !” Réussir en licence de lettres : “Défendez un point de vue” Réussir en licence de maths-informatique : “L’enseignement varie beaucoup entre le lycée et la fac” Réussir sa PACES en médecine : “Travaillez pour être reçu du premier coup” Réussir en licence de physique-chimie : “Se débrouiller aussi bien dans les deux matières” Réussir en licence de psycho : “Il faut s’investir dans les matières fondamentales” Réussir en licence d'économie : “Pas de par-cœur mais une bonne dose de logique” Réussir en licence de sciences pour l'ingénieur : “Il ne faut pas négliger les cours théoriques” Réussir en licence de sociologie : “La socio n’est pas qu’une discipline littéraire” Réussir en licence STAPS : “La pratique sportive est le support des études, pas le but”
Pour mener à bien sa licence de mathématiques-informatique, mieux vaut aimer manier les théorèmes mathématiques et ne pas être rebuté par l'étude des modèles informatiques…

Qualités requises pour étudier les maths-informatique à la fac :
Être réactif
Être régulier dans son travail
Avoir une bonne capacité d'abstraction

Ce qu’on apprend en licence de mathématiques-informatique

 
La filière maths-info est l’une des plus exigeantes, d’autant que l’enseignement varie considérablement du lycée à l’université. “Beaucoup de concepts sont nouveaux, comme les développements limités ou la convergence des suites. On ressort des cartons des questions abandonnées depuis des années, comme l’algèbre linéaire, et on multiplie les démonstrations. Tout ça dès le premier semestre ! Les élèves sont déroutés”, raconte Jean-Claude Fort, professeur de maths et responsable des licences mathématiques et informatique à Paris-Descartes.

Les matières informatiques, complètement nouvelles, n’échappent pas à cette règle. “Beaucoup de bacheliers croient que l’informatique, c’est très concret, c’est faire de la bricole, réaliser des sites Web. On les alerte dès le début : pour nous, c’est d’abord apprendre des théorèmes, des modèles, explique Philippe Bizard, maître de conférences en informatique à l’université Joseph-Fourier de Grenoble. Mais la compréhension globale est plus importante que l’apprentissage par cœur.”

 

À savoir avant

 
C'est un fait : pour réussir, avoir un bac S, avec des facilités en maths, est fortement conseillé. Quelques bacheliers ES ou des étudiants d'IUT peuvent récupérer le niveau moyennant des cours de rattrapage en option. Pour savoir si vous êtes fait pour une licence de maths-informatique, n'hésitez pas à faire notre test.

 

À quoi mène la filière ?

 
Au bout de ces années de labeur, les efforts sont payants. “La demande d’informaticiens est très forte. C’est pourquoi beaucoup d’élèves partent pour travailler juste après la licence. Comme ce domaine évolue très vite, la formation est, de toute façon, rapidement dépassée…”, affirme Philippe Bizard.

“Côté mathématiques, un bac + 5 ouvre les mêmes portes que n’importe quelle école d’ingénieurs moyenne et le taux d’insertion professionnelle sur un an est de 100 %”, annonce Jean-Claude Fort, fier. Avant d’énumérer une liste de débouchés : ingénieur réseaux, traitement du signal, gestion informatique des entreprises, statisticien dans une ban­que… et même cryptographe !

 

Et si je change d’avis ?

 
Les IUT (instituts universitaires de technologie) acceptent des élèves dès la fin de la première année. Quelques licences pro offrent une porte de sortie rapide. “Mais quand les élèves rament en fin de licence, il faut qu’ils se réorientent, vers un master pro de gestion par exemple”, suggère Jean-Claude Fort.

Voir aussi notre dossier “Réorientation et passerelles entre filières”.

Hugo, 17 ans : “Il faut découvrir les manières d'apprendre qui nous correspondent le mieux”

Hugo, 17 ans, en L1 mathématiques-informatique à Strasbourg - 2012 Hugo, 17 ans, est passé par une en licence de maths-informatique. // © Photo fournie par le témoin


Qu'est-ce qui vous a le plus surpris ?
"J'ai d'abord eu une bonne nouvelle : enfin, je n'étais plus obligé de suivre les cours qui m'ennuyaient ! La ­mauvaise, en revanche, c'était la découverte du fonctionnement de l'administration de la faculté. L'inscription pédagogique est très compliquée, il faut prendre soin de bien choisir ses cours à l'avance, de se renseigner auprès des autres élèves et, surtout, ne pas attendre le dernier moment."

Quels sont vos conseils pour réussir ?
"Je pense qu'il faut découvrir rapidement les manières d'apprendre qui nous correspondent le mieux. Moi, j'écoute attentivement les cours et, tous les soirs, je les recopie plusieurs fois. Le fait d'appartenir à une association – pour ma part l'ADEM [Amicale des Etudiants en Mathématiques de Strasbourg] – est aussi un plus. Elle répertorie chaque année les annales des examens et les distribue aux membres. Très pratique."

Témoignage recueilli en février 2012