Dossier : Réussir ses études à l'université : la vérité sur 15 filières à la fac
- Réussir ses études à l'université : la vérité sur 15 filières à la fac
- Réussir en licence AES : “L’important, c’est de s’intéresser à tout !”
- Réussir en licence d’arts plastiques : “Une grande place est accordée à la réflexion”
- Réussir en licence de biologie : “Faites des stages dès la fin de la L1”
- Réussir en licence de droit : “Il faut aimer écrire”
- Réussir en licence d’histoire : “Ayez une démarche critique”
- Réussir en licence de langues : “Vérifiez que vous avez le niveau !”
- Réussir en licence de lettres : “Défendez un point de vue”
- Réussir en licence de maths-informatique : “L’enseignement varie beaucoup entre le lycée et la fac”
Réussir en licence de sciences éco : “Pas de par-cœur mais une bonne dose de logique”
Pas besoin d’être un mordu de mathématiques pour suivre une licence de sciences économiques. Ce sont surtout ses capacités d’analyse et de raisonnement qui priment.
La licence de sciences économiques, c’est avant tout pour ceux qui aiment le quantitatif, “qui veulent s’amuser avec les chiffres et commenter des figures et des courbes”, souligne Thomas Vallée, qui enseigne la microéconomie à l’université de Nantes, une des matières principales où les étudiants décryptent les comportements des producteurs et des consommateurs.
Il ne s’agit pas d’apprendre une recette par cœur, mais d’utiliser ses capacités de raisonnement, de logique et d’analyse. C’est le contraire de la macroéconomie qui s’intéresse aux grands agrégats (chômage, PIB, etc.). Travail et prise de notes rigoureuse sont les outils de la réussite.
Il est aussi conseillé de connaître les tendances et les grands chiffres économiques, de s’intéresser à l’actualité et l’interpréter de manière économique. Pour cela, il convient de beaucoup lire. En français et en anglais. “C’est la langue des affaires, résume Justin Wadlow, professeur à l’université de Picardie Jules-Verne, la majorité de ce qui se publie en économie est en anglais.”
Les mathématiques font peur en économie. Pourtant, il n’est pas indispensable d’être très fort dans cette matière : le prérequis est le programme de maths de terminale ES. Mais en licence, “les mathématiques sont des outils au service d’un raisonnement, d’une analyse économique”, explique Christian Aubin de l’université de Poitiers.
Les enseignants parlent d’ailleurs davantage de données ou de chiffres. Il ne s’agit pas de traiter de problèmes mathématiques mais économiques. Et pour les plus inquiets, des cours de remise à niveau existent dans les facs.
Pas de problème de débouchés pour les économistes. La plupart des lycéens qui entrent en licence d’économie s’engagent pour 5 ans. La spécialisation commence dès la troisième année. L’université de Toulon, par exemple, propose des cours d’économie spatiale, internationale, ou sur la Chine.
En master, l’offre est variée : finance, développement durable, économie des entreprises, commerce international, etc. Les diplômés sont généralement cadres dans la gestion, la finance, le conseil et l’audit, l’administration centrale, etc.
Le premier semestre est assez généraliste pour permettre aux étudiants de se réorienter vers d’autres filières (droit ou lettres par exemple) ou vers un cursus court (DUT, BTS). Voir aussi notre dossier “Réorientation et passerelles entre filières”.
Les qualités requises pour étudier les sciences éco à la fac Avoir de la rigueur Être curieux intellectuellement Aimer les chiffres et les données |
| Ce qu’on apprend en licence de sciences éco |
Il ne s’agit pas d’apprendre une recette par cœur, mais d’utiliser ses capacités de raisonnement, de logique et d’analyse. C’est le contraire de la macroéconomie qui s’intéresse aux grands agrégats (chômage, PIB, etc.). Travail et prise de notes rigoureuse sont les outils de la réussite.
Il est aussi conseillé de connaître les tendances et les grands chiffres économiques, de s’intéresser à l’actualité et l’interpréter de manière économique. Pour cela, il convient de beaucoup lire. En français et en anglais. “C’est la langue des affaires, résume Justin Wadlow, professeur à l’université de Picardie Jules-Verne, la majorité de ce qui se publie en économie est en anglais.”
| À savoir avant |
Les enseignants parlent d’ailleurs davantage de données ou de chiffres. Il ne s’agit pas de traiter de problèmes mathématiques mais économiques. Et pour les plus inquiets, des cours de remise à niveau existent dans les facs.
| À quoi mène la filière ? |
En master, l’offre est variée : finance, développement durable, économie des entreprises, commerce international, etc. Les diplômés sont généralement cadres dans la gestion, la finance, le conseil et l’audit, l’administration centrale, etc.
| Et si je change d’avis ? |
| DIMITRI, 21 ANS, EN L1 D’ÉCO, DROIT ET GESTION À L’UNIVERSITÉ DU SUD TOULON-VAR “Il faut s’intéresser à l’actualité dans le monde”
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Qu’est-ce qui vous a le plus surpris ?“Après un premier semestre assez généraliste, je m’habitue doucement à l’économie, mais c’est un peu difficile. La méthode de travail compte pour beaucoup. J’alterne cours magistraux et TD. Les premiers sont plus théoriques, les profs nous donnent des définitions, et dans les seconds on approfondit avec des cas concrets. Je trouve ce rythme efficace. Seul regret dans la formation : il y a bien un cours d’histoire des sciences économiques mais je regrette qu’il n’y ait pas un cours d’histoire tout court. Je trouve que cette matière permet une ouverture d’esprit, une respiration.”
Quels sont vos conseils pour réussir ? “Il n’y a pas de secret magique. J’entends parfois dire que les élèves de sciences économiques ne fichent rien, ce n’est pas vrai ! Cela ne demande pas énormément de travail chez soi s’il y a une véritable écoute pendant les cours. Il y a beaucoup de choses à assimiler, alors il ne faut pas attendre la veille des examens pour le faire. Il faut aussi lire et s’intéresser à l’actualité dans le monde. Moi, je suis plus particulièrement la Russie, mon pays d’origine, mais aussi la Chine, le premier pays exportateur.”
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Émilie Weynants
Février 2012















Avoir de la rigueur
Qu’est-ce qui vous a le plus surpris ?



















