1. Réussir en licence d'économie : “Pas de par-cœur mais une bonne dose de logique”
Décryptage

Réussir en licence d'économie : “Pas de par-cœur mais une bonne dose de logique”

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Sommaire du dossier
Retour au dossier Réussir en licence AES : “L’important, c’est de s’intéresser à tout !” Réussir en licence d’arts plastiques : “Une grande place est accordée à la réflexion” Réussir en licence de sciences de la vie : “Faites des stages dès la fin de la L1” Réussir en licence de droit : “Il faut aimer écrire” Réussir en licence d’histoire : “Ayez une démarche critique” Réussir en licence de langues : “Vérifiez que vous avez le niveau !” Réussir en licence de lettres : “Défendez un point de vue” Réussir en licence de maths-informatique : “L’enseignement varie beaucoup entre le lycée et la fac” Réussir sa PACES en médecine : “Travaillez pour être reçu du premier coup” Réussir en licence de physique-chimie : “Se débrouiller aussi bien dans les deux matières” Réussir en licence de psycho : “Il faut s’investir dans les matières fondamentales” Réussir en licence d'économie : “Pas de par-cœur mais une bonne dose de logique” Réussir en licence de sciences pour l'ingénieur : “Il ne faut pas négliger les cours théoriques” Réussir en licence de sociologie : “La socio n’est pas qu’une discipline littéraire” Réussir en licence STAPS : “La pratique sportive est le support des études, pas le but”
Pas besoin d’être un mordu de mathématiques pour suivre une licence d'économie. Ce sont surtout ses capacités d’analyse et de raisonnement qui priment.
Les qualités requises pour étudier l'économie à la fac :
Avoir de la rigueur
Être curieux intellectuellement
Aimer les chiffres et les données 

Ce qu’on apprend en licence d'économie

 
La licence d'économie, c’est avant tout pour ceux qui aiment le quantitatif, “qui veulent s’amuser avec les chiffres et commenter des figures et des courbes”, souligne Thomas Vallée, qui enseigne la microéconomie à l’université de Nantes. 

La micro-économie est une des matières principales où les étudiants décryptent les comportements des producteurs et des consommateurs. Il ne s’agit pas d’apprendre une recette par cœur, mais d’utiliser ses capacités de raisonnement, de logique et d’analyse. C’est le contraire de la macroéconomie qui s’intéresse aux grands agrégats (chômage, PIB, etc.). Au programme également : les théories économiques, l'économie budgétaire et monétaire, des mathématiques et des statistiques.

Travail et prise de notes rigoureuse sont les outils de la réussite. Il est aussi conseillé de s’intéresser à l’actualité et à la conjoncture économique nationale et internationale. Pour cela, il convient de beaucoup lire. En français et en anglais. “C’est la langue des affaires, résume Justin Wadlow, professeur à l’université de Picardie Jules-Verne, la majorité de ce qui se publie en économie est en anglais.”

 

À savoir avant

 
Les maths font peur en économie. Il s'agit pourtant de mathématiques appliquées et non de mathématiques pures. Les enseignants parlent d'ailleurs davantage de données ou de chiffres et il ne s'agit pas de traiter de problèmes mathématiques mais économiques.
Il est néanmoins recommandé d'avoir un bac S ou un bac ES option mathématiques de bon niveau, pour pouvoir suivre les enseignements de mathématiques ou de statistiques. Pour les plus inquiets, il existe des cours de mathématiques dans certaines universités.

 

À quoi mène la filière ?

 
Pas de problème de débouchés pour les économistes. La plupart des lycéens qui entrent en licence d’économie s’engagent pour 5 ans. La spécialisation commence dès la troisième année. L'École d'économie de Toulouse (rattachée à l'université Toulouse 1 Capitole) propose aussi des doubles licences sélectives très cotées (économie / droit ou économie / mathématiques et informatique appliquées aux sciences humaines et sociales).

En master, l’offre est variée : finance, management, gestion-comptabilité-audit, méthodes informatiques appliquées à la gestion, économie sociale, etc. Les diplômés sont généralement cadres dans la banque, l'assurance, la finance, le conseil et l’audit ou l’administration, etc.

 

Et si je change d’avis ?

 
Le premier semestre est assez généraliste pour permettre aux étudiants de se réorienter vers d’autres filières (droit ou sciences humaines et sociales par exemple), vers un cursus court (DUT, BTS) ou encore viser une école de commerce.
Voir aussi notre dossier “Réorientation et passerelles entre filières”.

Dimitri, 21 ans : “Il faut s'intéresser à l'actualité dans le monde”

Dimitri, 21 ans, en L1 d’économie, droit et gestion à l’université du Sud Toulon-Var - 2012 Dimitri, 21 ans, est passé par une licence de sciences économiques. // © Photo fournie par le témoin


Qu'est-ce qui vous a le plus surpris ?
"Après un premier semestre assez généraliste, je m'habitue doucement à l'économie, mais c'est un peu difficile. La méthode de travail compte pour beaucoup. J'alterne cours magistraux et TD. Les premiers sont plus théoriques, les profs nous donnent des définitions, et dans les seconds on approfondit avec des cas concrets. Je trouve ce rythme efficace. Seul regret dans la formation : il y a bien un cours d'histoire des sciences économiques mais je regrette qu'il n'y ait pas un cours d'histoire tout court. Je trouve que cette matière permet une ouverture d'esprit, une respiration."

Quels sont vos conseils pour réussir ?
"Il n'y a pas de secret magique. J'entends parfois dire que les élèves de sciences économiques ne fichent rien, ce n'est pas vrai ! Cela ne demande pas énormément de travail chez soi s'il y a une véritable écoute pendant les cours. Il y a beaucoup de choses à assimiler, alors il ne faut pas attendre la veille des examens pour le faire. Il faut aussi lire et s'intéresser à l'actualité dans le monde. Moi, je suis plus particulièrement la Russie, mon pays d'origine, mais aussi la Chine, le premier pays exportateur."

Témoignage recueilli en février 2012