1. Réussir en licence de sciences de la vie : “Faites des stages dès la fin de la L1”
Décryptage

Réussir en licence de sciences de la vie : “Faites des stages dès la fin de la L1”

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Sommaire du dossier
Retour au dossier Réussir en licence AES : “L’important, c’est de s’intéresser à tout !” Réussir en licence d’arts plastiques : “Une grande place est accordée à la réflexion” Réussir en licence de sciences de la vie : “Faites des stages dès la fin de la L1” Réussir en licence de droit : “Il faut aimer écrire” Réussir en licence d’histoire : “Ayez une démarche critique” Réussir en licence de langues : “Vérifiez que vous avez le niveau !” Réussir en licence de lettres : “Défendez un point de vue” Réussir en licence de maths-informatique : “L’enseignement varie beaucoup entre le lycée et la fac” Réussir sa PACES en médecine : “Travaillez pour être reçu du premier coup” Réussir en licence de physique-chimie : “Se débrouiller aussi bien dans les deux matières” Réussir en licence de psycho : “Il faut s’investir dans les matières fondamentales” Réussir en licence d'économie : “Pas de par-cœur mais une bonne dose de logique” Réussir en licence de sciences pour l'ingénieur : “Il ne faut pas négliger les cours théoriques” Réussir en licence de sociologie : “La socio n’est pas qu’une discipline littéraire” Réussir en licence STAPS : “La pratique sportive est le support des études, pas le but”
De la molécule à l’organisme en passant par la cellule, les étudiants qui choisissent la licence de sciences de la vie voient le vivant à toutes ses échelles, avant de choisir leur spécialisation.

Les qualités requises pour étudier les sciences de la vie à la fac :
Apprécier toutes les sciences
Aimer manipuler
Avoir l'esprit de déduction

Ce qu’on apprend en licence de sciences de la vie


Au premier semestre de licence sciences de la vie, ne vous attendez pas à faire uniquement de la biologie ! Mathématiques, physique, chimie, géologie s’invitent au moins autant au programme pour consolider les bases scientifiques de terminale S.

En L2, vous mettrez en application la biologie sous toutes ses coutures (biologie cellulaire, microbiologie, génétique, biochimie…) dans des expérimentations, avant d’aborder la réflexion scientifique en L3. Démarche expérimentale et rigueur scientifique seront vos alliés.

 

À savoir avant

 
Peur d’être livré à soi-même dans des études de sciences de la vie à la fac ? Dans cette filière, beaucoup d’universités mettent un point d’honneur à atténuer la transition avec le lycée : les évaluations se font en grande partie en contrôle continu ou en TP, vous serez souvent en petits groupes et pourrez profiter du tutorat dispensé par des étudiants plus anciens pour assimiler les méthodes de travail universitaires (fiches de cours, travail en autonomie…).

Cette licence n’est pas non plus que théorique. La pratique occupe près d’un tiers du volume horaire avec des sorties terrain, des expérimentations sur des souris ou des végétaux. Elle ne vous conduira pas immanquablement à devenir enseignant : seule une minorité des étudiants s’oriente dans cette voie.

Les heures de professionnalisation doivent vous permettre d’affiner votre projet professionnel et de bien choisir votre spécialisation en L3. “Faites des stages dès la fin de L1, conseille Jean-Claude Salvado, maître de conférences en génétique moléculaire à l’université de Pau. En laboratoire si la microbiologie vous intéresse, dans une réserve naturelle si vous êtes attiré par l’écologie, ou dans des laboratoires si vous souhaitez vous orienter vers la biologie cellulaire, par exemple.”

Pour savoir si vous êtes fait pour une licence de biologie, n'hésitez pas à faire notre test.

 

À quoi mène la filière ?

 
Les débouchés de la filière sont larges, des industries agroalimentaires à l’environnement, de l’industrie pharmaceutique à la recherche. Les poursuites d’études s’imposent pour une très grande majorité de diplômés de licence, en premier lieu vers les masters. “À l’université de Pau, 70 % continuent jusqu’en M2, indique Jean-Claude Salvado. Une faible ­proportion tente les écoles d’agronomie, vétérinaires ou les concours de la fonction publique pour entrer dans la police scientifique ou les services d’aménagement du territoire.”

 

Et si je change d’avis ?

 
Il est possible de bifurquer vers un BTS, un BTSA (brevet de technicien supérieur agricole) ou un DUT (diplôme universitaire de technologie) traitant des analyses biologiques et des biotechnologies (consultez toutes nos fiches sur les BTS ou celles présentant les DUT).

 Voir aussi notre dossier “Réorientation et passerelles entre filières”.

Maitane, 25 ans : “Préparer ses TD et ne pas être passif pendant les cours permet de commencer à assimiler”

Maitane, 25 ans, en L3 de biologie des organismes à Bordeaux puis à Bayonne - 2012Maitane, 25 ans, est passée par une licence de biologie. // © Photo fournie par le témoin

Qu'est-ce qui vous a le plus surprise ?
"Je ne m'attendais pas à faire autant de maths et de chimie en première année. Ça ne me posait pas de problème, car j'avais 16 de moyenne et je m'en sortais même mieux qu'en biologie. En deuxième année, dans les matières de laboratoire, comme la chimie ou la génétique, plus de la moitié du temps est passé en TP ou en TD, et on découvre de grosses machines d'analyse (spectrophotomètre, par exemple), comme celles des prépas bio-véto."

Quels sont vos conseils pour réussir ?
"Je conseille de suivre une année de mise à niveau en sciences si on n'a pas les bases de terminale S. Préparer ses TD et ne pas être passif en cours permet de commencer à assimiler. Les mécanismes biologiques ne s'apprennent pas par cœur, il faut apprendre à les déduire, être logique pour retrouver les enchaînements. Un stage de préprofessionnalisation entre les deux premières années dans un labo privé permet de se faire des contacts pour son futur master."

Témoignage recueilli en février 2012