1. Réussir en licence STAPS : “La pratique sportive est le support des études, pas le but”
Décryptage

Réussir en licence STAPS : “La pratique sportive est le support des études, pas le but”

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Sommaire du dossier
Retour au dossier Réussir en licence AES : “L’important, c’est de s’intéresser à tout !” Réussir en licence d’arts plastiques : “Une grande place est accordée à la réflexion” Réussir en licence de sciences de la vie : “Faites des stages dès la fin de la L1” Réussir en licence de droit : “Il faut aimer écrire” Réussir en licence d’histoire : “Ayez une démarche critique” Réussir en licence de langues : “Vérifiez que vous avez le niveau !” Réussir en licence de lettres : “Défendez un point de vue” Réussir en licence de maths-informatique : “L’enseignement varie beaucoup entre le lycée et la fac” Réussir sa PACES en médecine : “Travaillez pour être reçu du premier coup” Réussir en licence de physique-chimie : “Se débrouiller aussi bien dans les deux matières” Réussir en licence de psycho : “Il faut s’investir dans les matières fondamentales” Réussir en licence d'économie : “Pas de par-cœur mais une bonne dose de logique” Réussir en licence de sciences pour l'ingénieur : “Il ne faut pas négliger les cours théoriques” Réussir en licence de sociologie : “La socio n’est pas qu’une discipline littéraire” Réussir en licence STAPS : “La pratique sportive est le support des études, pas le but”
Les jambes oui, mais surtout la tête ! Pour réussir STAPS il ne suffit pas d’être sportif. Encore faut-il avoir une capacité d’abstraction et de réflexion, et un bon niveau en sciences.
Les qualités requises pour étudier les STAPS à la fac :
Pratiquer et apprécier plusieurs sports
Avoir une culture scientifique
Avoir une bonne condition physique

Ce qu’on apprend en licence STAPS


De la biomécanique à la physiologie en passant par l’anatomie, les sciences occupent une place de choix dans le programme de STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives). “C’est une licence scientifique qui couvre à la fois les sciences de la vie et les sciences humaines”, rappelle Sylvie Faure, responsable de la licence STAPS à l’université de Grenoble.

Scientifique, ce cursus a aussi la particularité d’aborder tous les aspects techniques de la pratique sportive. “Cela suppose d’être capable de décrire et d’analyser chaque sport, pas seulement de l’exercer”, précise cette enseignante. “Au-delà de la pratique, le sport est un objet d’études, souligne à son tour Christine Le Scanff, responsable de la filière STAPS à l’université Paris-Sud. Par exemple, en abordant la natation, vous étudiez à la fois les mouvements, la réglementation sur les nages, les enjeux éducatifs des activités aquatiques, etc.”

 

À savoir avant

 
“Être uniquement motivé par une activité physique ne suffit pas pour réussir”, prévient donc Christine Le Scanff, qui croise encore quelques étudiants débarquant en première année de licence STAPS pour “faire du sport”. “La licence de STAPS n’est pas un club sportif, souligne Sylvie Faure. On n’y vient pas pour s’entraîner en tant que sportif de haut niveau. La pratique sportive est le support des études et pas le but.”

 

À quoi mène la filière ?

 
Si les études en STAPS ont longtemps été la voie toute tracée vers le concours de professeur d’EPS, c’est aujourd’hui un débouché à la marge.

“Dès la troisième année de licence, les étudiants choisissent une spécialité qui les mènera vers le management, la technique, la rééducationLes débouchés sont très divers”, note Sylvie Faure. “Il faut anticiper sur le fait que le projet professionnel se cons­truit au fil des années. En repérant les nombreuses possibilités de bifurcation ou de spécialisation, de la licence pro au master pro”, précise Christine Le Scanff.

 

Et si je change d’avis ?

 
“Étant donné le poids des matières scientifiques, il est possible de bifurquer vers d’autres spécialités de licence, notamment la biologie”, indique Sylvie Faure. Pour ne pas perdre une année, tout dépend de vos résultats dans ces disciplines. Notez que les férus d’un sport en particulier peuvent tenter le BPJEPS (brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport) dans l’une de ses 20 spécialités.

Voir aussi notre dossier “Réorientation et passerelles entre filières”.

Manon, 22 ans : “J'ai été agréablement surprise par la pluridisciplinarité de la filière”

Manon, 22 ans, en M2 recherche STAPS pratiques physiques et perspectives psychologiques à Orsay - 2012
Manon, 22 ans, est passée par une licence STAPS. // © Jérome Plon

Qu'est-ce qui vous a le plus surprise ?
"Je suis arrivée avec beaucoup de préjugés, notamment avec la crainte que le programme soit focalisé sur la pratique sportive. Et en fait, j'ai été agréablement surprise par la pluridisciplinarité de la filière. De la biomécanique à la physiologie en passant par la psychologie, on aborde tout ce qui est lié au mouvement humain. Je ne m'attendais pas non plus à aborder des sujets d'actualité et de société, comme le dopage ou la dépendance des personnes âgées. On a l'occasion aussi de travailler sur certaines pathologies sans passer par la case médecine."

Quels sont vos conseils pour réussir ?
"Le principal piège c'est d'arriver en STAPS en se disant qu'on va faire du sport. Il y a beaucoup de cours ­théoriques, comme la physique, pour comprendre les bases de la motricité. Cela demande un travail régulier et de bien profiter des cours en TD [travaux dirigés] pour rester au niveau dans ces matières scientifiques. Je conseille de faire appel au tutorat. Je suis moi-même tutrice, et je vois combien c'est utile pour être aidé dans son organisation mais aussi pour avoir un soutien moral."

Témoignage recueilli en février 2012