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Droit-langue : un cocktail recommandé

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En droit, les connaissances juridiques ne suffisent pas. Langues étrangères, expérience internationale et stages sont tout aussi indispensables pour réussir son parcours.

Une carrière juridique, particulièrement celle des avocats et des juristes d’entreprise, nécessite la maîtrise d’une ou de plusieurs langues étrangères. "La plupart des entreprises en développement exportent ou importent. Elles ne recherchent pas forcément des spécialistes du droit international, mais des collaborateurs capables de discuter avec des partenaires étrangers", note Anne-Laure Paulet, secrétaire générale de l’AFLE (Association française des juristes d’entreprise).
 

L’anglais est de rigueur, mais une seconde langue, l’allemand ou l’espagnol, est à envisager
 

Même si les universités imposent de plus en plus des cours de langues dès la première année, le volume horaire reste insuffisant pour bien les maîtriser. "Si c’était à refaire, je partirais un an à l’étranger pour parfaire mon anglais que j’utilise chaque jour dans le travail, confirme Fanny Brunois. Mon entreprise possède une quinzaine de filiales à l’étranger et je suis en contact par mails en anglais. Je dois aussi faire des recherches sur la législation chinoise ou vietnamienne en anglais. Pour me perfectionner, je prends donc des cours particuliers."
 

Une année passée à l’étranger dans le cadre de son cursus ou un double diplôme
  

constituent un bon moyen de donner une coloration internationale à son CV. Citons ainsi les doubles diplômes de Paris 1 et Paris 2 (avec des universités allemandes, britanniques, italiennes et espagnoles), ou le programme Thémis à Paris 12, spécialisé dans le droit des affaires, qui regroupe des universités prestigieuses : la Bocconi de Milan, l’ESADE de Barcelone et l’Université libre de Berlin. Les étudiants de ce programme suivent leur premier semestre de M1 dans l’un des établissements partenaires (avec Erasmus), ils effectuent un stage à l’étranger de dix semaines au moins, et participent à des séminaires d’approfondissement dans l’une des quatre universités. Cela débouche sur un European Joint Degree in Business Law.

En résumé, choisir le droit est effectivement un bon placement. Encore faut-il avoir bien défini son projet professionnel, le plus tôt possible !
 

Trop d’avocats !

 
Marquée par une croissance régulière de ses effectifs, la profession d’avocat frôle la saturation, particulièrement en région parisienne. Du fait de cette concurrence importante, les débuts des jeunes diplômés sont parfois chaotiques, marqués par la multiplication des stages et par une rémunération avoisinant le SMIC pour la moitié des jeunes professionnels.

 
 
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