1. Ma vie d'étudiant à Besançon : Thomas, les nanotechnologies dans la peau
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Ma vie d'étudiant à Besançon : Thomas, les nanotechnologies dans la peau

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Inscrit depuis 3 ans à l’Université de Franche-Comté, Thomas fait partie des premiers étudiants à expérimenter une toute nouvelle filière universitaire : un cursus licence-master débouchant sur des fonctions d’ingénieur. La spécialité qu’il suit à Besançon ? La photonique et les micros et nanotechnologies. Un univers où ce passionné de tir à l’arc vise haut.

Ma vie d'étudiant à Besançon

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  •  // © Philippe Bohlinger
    // © Philippe Bohlinger
  •  // © Philippe Bohlinger
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  •  // © UFC
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  •  // © David Cesbron
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  • Vie étudiant Besançon campus Hauts de Chazal // © Ludovic Godard/UFC
    Vie étudiant Besançon campus Hauts de Chazal // © Ludovic Godard/UFC
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  •  // © Philippe Bohlinger
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  • Vie étudiant Besançon campus Hauts de Chazal // © Ludovic Godard/UFC
  •  // © Ludovic Godard/UFC
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  • Thomas, en L3 à l’UFC

    Thomas suit un programme licence-master en physique classique, mais enrichi de nombreux cours en sciences de l’ingénieur.

  • Une ville pittoresque

    Le centre-ville de Besançon tire son charme de ses façades aux couleurs ocre et bleu-gris de la pierre de Chailluz. La ville accueille 19.500 étudiants, soit 85% des effectifs de l’Université de Franche-Comté.

  • Le campus de La Bouloie

    Thomas accède en 20 minutes à pied au campus de La Bouloie rebaptisé “Temis Sciences”, un des trois campus de l’UFC à Besançon.

  • L'UFR de sciences et techniques

    Le futur ingénieur suit une partie de ses cours à l’UFR sciences et techniques sur le campus de La Bouloie avec les autres étudiants en L3 de physique classique, les “P”.

  • L’institut Femto-st

    Chaque lundi, la promo de Thomas prend ses quartiers dans un laboratoire de photonique spécialement aménagé à l’institut Femto-st, le grand laboratoire de Besançon : 700 personnes y sont rattachées !

  • Le restaurant universitaire

    Thomas profite du RU du campus de La Bouloie idéalement situé à mi-chemin entre le laboratoire Femto-st et l’UFR de sciences et techniques où il suit ses cours.

  • L’UFR sciences du langage de l'homme et de la société

    Au centre-ville de Besançon, le campus de La Boucle-du-Doubs héberge l’UFR sciences du langage de l'homme et de la société ainsi que les futurs bâtiments de la MSHE (Maison des sciences de l’homme et de l’environnement).

  • Le campus des Hauts-de-Chazal

    Le campus des Hauts de Chazal s’articule autour de la faculté de médecine et de pharmacie. Rebaptisé “Temis Santé”, il comporte un important espace dédié au développement des start-up dans les biotechnologies et thérapies innovantes.

  • Journée de bienvenue sur le campus de Montbéliard

    L’Université de Franche-Comté est implantée à Besançon, mais dispose d’une antenne à Lons-le-Saunier (Jura) et compte un IUT et l’Espé à Vesoul (Haute-Saône). Enfin, elle totalise 6.000 étudiants dans l’important bassin démographique et industriel de Belfort-Montbéliard.

  • L'UFR STGI

    Riche de ses 300.000 habitants, l’importante aire urbaine de Belfort-Montbéliard accueille des groupes comme GE, Alstom ou PSA Peugeot-Citroën. L’Université de Franche-Comté a notamment implanté à Belfort l’UFR STGI (sciences et techniques de gestion industrielle).

À l'époque de ses années lycée, Thomas, 20 ans, s'essayait à des expériences scientifiques dans le garage de ses parents à Besançon (25). Il voulait tester la communication entre des diodes laser achetées sur Internet... Autant dire que ce passionné de supraconductivité est aujourd'hui comme un photon dans une onde électromagnétique en cursus master d'ingénierie (CMI). Pour être précis, il est actuellement en licence 3 de son parcours en photonique, micro et nanotechnologies à l'Université de Franche-Comté. C'est l'une des 90 filières de formation débouchant sur des fonctions d'ingénieur lancées par les universités depuis 2012 en France.

S'inspirant du modèle international du "master of engineering", elles proposent des parcours licence-master plus approfondis – 72 crédits par année de cours par rapport à une formation normale de 60 crédits par an –, car enrichis de projets et de stages dès la L1, d'une plus forte proximité avec la recherche, etc. Jugé parfois concurrent des diplômes d'écoles d'ingénieurs, ce programme en 5 ans convient bien au jeune homme qui ne se voyait pas intégrer une école.

L'université plutôt que la prépa

"Depuis la seconde, j'étais vraiment attiré par la supraconductivité et les nanotechnologies. Je me suis rendu compte par mes lectures qu'elles offraient des solutions à plein de problématiques : pollution, énergie, etc. Mes professeurs de lycée m'encourageaient à suivre une prépa, mais cela ne m'attirait pas. Pour apprendre des formules, j'ai besoin de comprendre leur utilité. En faisant des recherches sur le Net, je suis tombé un peu par hasard sur le CMI en photonique, micro et nanotechnologies : l'université de Franche-Comté venait de le lancer, il avait donc très peu de visibilité", raconte ce bachelier S-si (sciences de l'ingénieur). Une lettre de motivation et un entretien plus tard l'affaire était pliée pour Thomas qui estime avoir fait le bon choix : "On nous pousse à comprendre, à être curieux." Il a entraîné dans l'aventure un ami de lycée, Clément, alias "le fou du laser".

Jauge des promos limitée à 15 étudiants

Avec ses 4 camarades de promo tous originaires de la région, Thomas suit un cursus licence-master en physique enrichi de nombreux cours en sciences de l'ingénieur : un supplément de 120 heures par semestre sous forme d'enseignements en management, en mathématiques ou encore en gestion de projet, mais aussi des stages en entreprise, etc. Pour garantir des enseignements de qualité, les effectifs ne devraient pas dépasser 15 élèves par promo.

Au quotidien, le jeune homme suit de nombreux cours avec les étudiants de 3e année de licence en physique "classique", les "P" comme il les appelle : "Entre nous l'ambiance est plutôt potache. Beaucoup de P se destinent à l'enseignement. Alors on les chambre en leur disant qu'ils ne font pas réellement de la science !" Au final, le jeune homme apprécie ce mélange propre au CMI entre sciences de l'ingénieur et sciences fondamentales à l'image des cours de mécanique quantique. "J'aime être mis en situation d'autonomie en travaillant en mode projet", insiste-t-il.

Resto U, fac et labo sur un même campus

Sur le plan strictement pratique, le choix d'un CMI présentait de nombreux avantages pour Thomas : il habite à 20 minutes à pied du campus de La Bouloie, l'un des 3 campus de Besançon, une ville qui concentre 85 % des 23.000 étudiants de l'université. Il suit une partie de ses cours à un bout du campus à l'UFR de sciences et techniques. La seconde partie des enseignements se déroule à l'autre extrémité de La Bouloie, dans un institut de recherche. Entre les deux, un resto U !

Cette unité de lieu n'empêche pas ce passionné de tir à l'arc de viser des horizons plus lointains. Pour son stage de L3 prévu à l'été 2016, il va passer 2 mois à Montréal dans un laboratoire industriel. Et Thomas se verrait bien poursuivre son parcours en doctorat pour travailler – pourquoi pas ? – en Amérique du Nord, l'eldorado pour les nanotechnologies.

"On nous pousse à comprendre, à être curieux"

L'étudiant, qui se décrit comme "relativement scolaire" et confie "ne pas sortir énormément", n'a guère le loisir de profiter des charmes du centre-ville aux étonnantes couleurs ocre et bleu-gris de la pierre de Chailluz. En revanche, côtoyer chaque semaine des chercheurs constitue pour lui une super opportunité : "Les chercheurs restent des gens normaux, loin des clichés du barbu qui réfléchit dans son coin. C'est vraiment motivant." Chaque lundi, sa promo prend ses quartiers dans un laboratoire de photonique spécialement aménagé à l'institut Femto-st, le grand laboratoire de Besançon : quelque 700 personnes y sont rattachées !

La première promo essuie les plâtres

Inscrit dans la première promo de CMI en photonique, micro et nanotechnologies, Thomas reconnaît qu'il essuie un peu les plâtres. Cela ne l'empêche pas d'apporter sa pierre à la construction de cette jeune filière. Par exemple, avec ses camarades des autres CMI de l'université, il devrait lancer courant 2016 une association étudiante. Un moyen de disposer d'un peu d'argent pour organiser de manière autonome des événements, à l'image de la journée R&D en avril 2015. Peut-être aussi la base d'un réseau d'anciens ? En tous cas, les lapsus de Thomas sont révélateurs : lorsqu'il parle du réseau d'alumni, le terme "entreprise" vient à 3 reprises se substituer dans sa bouche à celui d'"association". Une preuve de son état d'esprit déjà très entrepreneur !

L'UNIVERSITÉ DE FRANCHE-COMTÉ EN IMAGES