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La licence import-export de l’UPEMLV : pour professionnaliser les langues

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Créées en 1991, les 4 universités nouvelles d’Île-de-France visaient à proposer des formations professionnalisantes de proximité. Comment cela se traduit-il aujourd’hui pour les étudiants de l'UPC, de l'UEVE, de l'UPEMLV et de l'UVSQ ? Notamment par l’offre de licences pro de pointe dans des secteurs aussi variés que l’hôtellerie-restauration, l’import-export, le bâtiment ou les biotechnologies. Zoom sur 4 exemples.

Particularité de la licence professionnelle import-export de l’UPEMLV (université Paris-Est – Marne-la-Vallée) : dépendre de l’UFR (unité de formation et de recherche) des langues et civilisations. Une manière de mettre l’accent sur la dimension internationale de cette formation, qui affichait en 2010 un taux de réussite de 90 %.

 
Au programme : langues et matières professionnelles

 
UPMLV : IUT de Marne-la-Vallée à la Cité Descartes à Champs-sur-Marne (77)Créée à l’origine pour professionnaliser les études de langues, la licence professionnelle import-export est ouverte non seulement aux étudiants de LEA (langues étrangères appliquées) et LLCE (langues, littératures et civilisations étrangères), mais aussi aux titulaires d’un BTS (brevet de technicien supérieur) ou d’un DUT (diplôme universitaire de technologie), par exemple commerce international et techniques de commercialisation.

Deux critères sont décisifs pour être admis : avoir validé un bac+2 et être bon linguiste.L’anglais est déterminant, insiste Isabelle Tournier, responsable de cette licence pro, parce qu’un niveau de langue peut difficilement se rattraper sur une année. Contrairement aux matières professionnelles que l’on reprend à zéro.”

Ces UE (unités d’enseignement) de professionnalisation sont découpées en 2 grands blocs : transport, logistique, cotation et paiements internationaux d’un côté, marketing international (études de marché, veille, stratégie, négociation interculturelle) de l’autre. Le reste de la formation est consacré en grande partie aux langues, mais aussi à la gestion et au droit, ainsi qu’à la culture économique internationale.

 
La possibilité de poursuivre ses études en ESC ou en master

 
Quelque 50 % des étudiants de la licence poursuivent leurs études, notamment au sein d’écoles de commerce qu’ils rejoignent par la voie des admissions parallèles. “Certains intègrent même des ESC (écoles supérieures de commerce),” souligne Isabelle Tournier.

D’autres s’orientent vers des masters à l’université, spécialisés dans le commerce international ou les relations internationales. Cependant, “la sélection est encore plus forte qu’en école de commerce”, prévient la responsable de formation.

 
Insertion professionnelle : un emploi au bout de 3 ou 4 mois

 
À l’issue de la licence, la seconde moitié des étudiants entre dans la vie active. “Pratiquement tous ont trouvé un emploi au bout de 3 ou 4 mois”, affirme Isabelle Tournier. De 15 à 20 % d’entre eux sont embauchés dans les entreprises où ils ont fait un stage ou ont été en apprentissage.

Au cours de leur cursus, les étudiants ont acquis des compétences en gestion, marketing, transport avec une spécialisation sur l’international. Ils peuvent faire de l’administration des ventes ou être acheteur à l’international, mais aussi travailler dans la logistique, dans le domaine du transport ou de la douane.

Trois grands types de structures accueillent les diplômés : les entreprises d’import et/ou d’export de secteurs d’activités très divers (agroalimentaire, textile, automobile, machines-outils…), les transitaires et transporteurs (les transitaires faisant l’intermédiaire entre les entreprises et les transporteurs), et les banques ou autres organismes financiers (assureurs crédits, sociétés d’affacturage). En outre, certains étudiants sont embauchés par des organisateurs de foires et salons internationaux.

 
Des salaires variables selon le secteur et le profil de l’étudiant

 
D’une manière générale, “les grandes entreprises d’import-export et les banques offrent les meilleures rémunérations”, constate Isabelle Tournier, contrairement aux transitaires, transporteurs et à la grande distribution, où les salaires sont les plus bas. D’autre part, le diplôme obtenu avant la licence entre en ligne de compte : les BTS et les DUT sont ainsi davantage valorisés que les L2 généralistes.

Côté langues, les germanistes sont très recherchés, tandis que maîtriser le chinois commence à devenir un sérieux avantage, ce qui est “lié à la balance commerciale de la France”, explique Isabelle Tournier. En effet, la Chine est de plus en plus présente, mais l’Allemagne reste le premier partenaire commercial de la France à la fois pour l’import et pour l’export.

Enfin, les étudiants qui ont une expérience professionnelle peuvent la faire valoir au moment de l’embauche, qu’il s’agisse de stages ou, mieux, d’une ou plusieurs années d’apprentissage.

En résumé, mieux vaut être titulaire d’un BTS en alternance, parler allemand et travailler dans l’import-export qu’avoir fait un LEA avec des cours d’anglais et d’espagnol et sans avoir jamais travaillé dans le secteur… Même s’il y a bien sûr toujours des exceptions !

Photo : Bâtiment Le Bois de l'Etang à la Cité Descartes à Champs-sur-Marne (77) – © Iconothèque Epamarne Architecte J.C Bauve ; photographe : Éric Morency, 2003.