Notre palmarès des écoles de mode

Par Dossier réalisé par Sophie de Tarlé, avec la collaboration de Marie-José Gava, Sabine Germain, Matthieu Lamarre et Virginie de Tarlé pour les témoignages, et d’Alexandre Duval, François Fromont et Cédric Zylberac pour les tableaux., publié le 20 Mai 2009
6 min

Les professionnels de la mode vous présentent leurs écoles préférées à l'occasion du palmarès 2008. Egalement, leurs conseils pour réussir dans ce métier.

Notre méthodologie

 
Nos tableaux ont été constitués d’après les questionnaires envoyés aux écoles d’arts appliqués en janvier. Ils recensent les établissements proposant des formations initiales recrutant à bac, et dont le premier cursus diplômant dure ensuite de deux à cinq ans (y compris la classe préparatoire), à deux exceptions près :
• les écoles supérieures d’arts appliqués, où seul le DSAA (diplôme supérieur d’arts appliqués) a été sélectionné ;
• les écoles nationales, régionales ou municipales d’art, où nous avons pris le DNSEP (diplôme national supérieur d’expression plastique) option design ou communication et le DNAT (diplôme national d’arts et techniques).
Les BTS (brevets de technicien supérieur) et DMA (diplômes de métier d’art) de chaque secteur font l’objet d’encadrés.
Les MANAA (mise à niveau en arts appliqués), les classes préparatoires et les formations universitaires ne sont pas prises en compte dans ce dossier.
 

Informations données dans nos tableaux et abréviations utilisées

 
Création : date de création de l’établissement.
Statut : Pu (public) ; Co (consulaire), Pr (privé hors contrat).
Certification : accordée par la Commission nationale de la certification professionnelle (www.cncp.gouv.fr), ce label revient à attribuer un niveau d’aptitude professionnelle à un titre. N I : niveau 1 (bac + 5) ; N II : niveau 2 (bac + 3 ou 4) ; N III : niveau 3 (bac + 2).
Tarifs : tarifs annuels en euros.
Durée : durée du premier cursus diplômant, y compris la classe préparatoire.
Concours : nombre de prix gagnés par l’école en 2005, 2006 et 2007 ; NC : non communiqué.
Titres : TdE (titre de l’école) ; DNAT (diplôme national d’arts et techniques), DE (diplôme d’État), DNSEP (diplôme national supérieur d’expression plastique) ; DSAA (diplôme supérieur d’arts appliqués), DNAT (diplôme national d’arts et techniques).
 

27 ÉCOLES DE MODE À LA LOUPE

 

 

NOTRE COMMENTAIRE

 

Quelles sont les meilleures écoles ?

Créée en 1841 et présente dans 21 villes dans le monde, Esmod, citée par cinq professionnels sur six, est l’école dont la notoriété est la plus importante, même si sa taille ne fait pas toujours l’unanimité. L’établissement délivre néanmoins un titre certifié, a raflé 13 prix entre 2005 et 2007 et compte des anciens de renom, comme Éric Bergère, Jérôme Dreyfuss et Franck Sorbier.
Mais d’autres écoles sont classées plusieurs fois à la première place : le Studio Berçot, qui recense, parmi ses anciens, plusieurs créateurs reconnus, comme Lolita Lempicka et Isabelle Ballu ; l’ESAA-Duperré, qui prépare au BTS et au DSAA ; l’Atelier Chardon-Savard, qui compte quelques anciens célèbres, dont David Hermelin, Alix Petit et Alexandre et Mathieu.
Parmi les établissements également cités par notre jury : LISAA (trois fois), l’ECSCP (deux fois), l’ENSAD (deux fois), Creapole et l’ESAAT (une fois). Bravo à Duperré et LISAA, qui ont également raflé respectivement huit et neuf prix en trois ans…
Si le BTS de mode est plu­tôt apprécié, certains établissements semblent avoir particulièrement la cote pour le préparer : outre Duperré, au statut un peu particulier (c’est une des cinq écoles supérieures d’arts appliqués), Astrid Cocheteux, d’Auchan, recommande ainsi le lycée ­Sévigné de Tourcoing.
Deux valeurs sûres conseillées par les pros ne figurent pas dans notre tableau, car sortant du champ de notre enquête  : il s’agit de l’IFM (Institut français de la mode), qui ­propose un troisième cycle d’un an destiné aux professionnels, et du master mode et création de l’université Lyon 2. Ne les oubliez pas !
Outre la plupart des formations déjà signalées, certaines délivrent des titres certifiés. C’est le cas de l’AICP (Académie internationale de coupe de Paris), école de mode la plus ancienne de France, créée en 1830, de l’IICC-Mode (Institut international de ­création et de couture), à Marseille, et de deux écoles d’art : l’ENBA (École nationale des beaux-arts) Lyon et le Quai, à Mulhouse, qui délivrent des diplômes de design textile.
Enfin, signalons l’implantation récente à Paris de ­l’Istituto Marangoni. Ses frais d’inscription s’élèvent à 9 800 € par an… Mais l’école, qui a formé Domenico Dolce (de Dolce & Gabana !) à Milan et Franco Moschino, peut se targuer d’avoir un excellent réseau de contacts en Italie.
 

Quelle est la meilleure stratégie ?

On entre dans des écoles comme Esmod, le Studio Berçot, l’Atelier Chardon-Savard, l’ECSCP, Creapole ou LISAA directement après le bac. L’inscription dans ces écoles privées se fait dans la limite des places dispo­nibles. Nul besoin d’être un as du dessin pour être accepté. Ainsi, à Esmod, aucun préalable n’est exigé, et les professeurs se chargent d’apprendre le b.a.-ba du métier à leurs étudiants.
Si vous préférez opter pour une école publique (et gratuite), la sélection est nettement plus sévère. Pour entrer à Duperré, par exemple, il faut suivre une mise à niveau (MANAA), dont l’accès, très sélectif, se fait sur dossier, puis intégrer le BTS, et pourquoi pas prolonger en DSAA (en deux ans). Autre école publique, l’ENSAD (École nationale supérieure des arts décoratifs) sélectionne ses étudiants sur concours directement après le bac. Mais vu la sélection (4 % d’admis seulement), beaucoup se sont entraînés dans un atelier préparatoire public ou privé.
À noter que certains étudiants qui ont opté pour une formation courte (deux ou trois ans) choisissent de s’expatrier pour compléter leur formation et leur ­carnet d’adresses à l’étranger (via le Central Saint Martins College, à Londres, ou l’Académie royale ­d’Anvers, par exemple). D’autres encore commencent à travailler, puis choisissent, au bout de quelques années, de compléter leur formation à l’IFM. Autant de pistes à creuser.

Du côté des BTS
En tout, 27 établissements proposent le BTS (brevet de technicien supérieur) mode, qui compte deux options. Le BTS design de mode, textile et environnement option mode mène au métier d’assistant styliste. Quant à ­l’option textile-matériaux-surface, elle prépare au métier de designer textile. Ce BTS est ouvert aux titulaires du bac STI arts appliqués et aux bacheliers qui ont suivi une année de MANAA (mise à niveau en arts appliqués) dans l’un des 60 établissements publics et privés qui la proposent.

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