Autonomie des universités : la loi en questions

Par Grégory Danel, publié le 27 Novembre 2007
2 min

L’Etudiant vous propose son décryptage de la loi et fait le tri, sans a priori, entre l’info et l’intox, entre ce qui est et ce qui n’est pas dans la réforme.

Quoiqu’on pense du mouvement étudiant du mois de novembre 2007, celui-ci aura eu au moins ce mérite : faire parler de la loi libertés et responsabilités des universités (LRU).
Votée cet été un peu rapidement ("à la sauvette", disent ses adversaires), cette loi n’a pas bénéficié d’un débat public digne de ce nom. Les tenants de l’autonomie auront beau expliquer – sans doute, à raison – que cette réforme est une affaire de "gouvernance" qui n’intéresse que les spécialistes de la chose, les étudiants ont eu le sentiment que le gouvernement et les présidents d’université leur cachaient les vraies raisons de cette évolution. Ce manque de pédagogie leur est revenu comme un boomerang. Puissent-ils s'en souvenir au moment où il faudra parler des problèmes qui concernent plus directement les étudiants : l’échec en premier cycle, la sélection, les droits d’inscription, le logement, le pouvoir d’achat, le rapprochement universités-grandes écoles. Peut-être pourront-ils aussi réfléchir à donner une véritable place aux jeunes dans l’université ? Ce qui éviterait bien des incompréhensions, bien des rumeurs et bien des rancœurs, que la succession des mobilisations étudiantes, ces dix dernières années, ne cessent de mettre à jour.



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