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Enquête

STAPS : "La seule voie qui mène au secteur du sport et au métier d’entraîneur"

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 // © Manu Boisteau
// © Manu Boisteau

Du sport, mais aussi de la biomécanique, de la physiologie, de la sociologie, de l’économie, de l’anatomie… L’entrée en licence STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives) réserve parfois des surprises.

Une licence pluridisciplinaire

"Il y a des cours très variés, aussi bien scientifiques que littéraires, explique Lucie, titulaire d'un bac S et en L2 STAPS à l'université de Nantes. Or, certains pensent que cette filière n'est constituée que de sport. Nous avons à valider des examens écrits, comme les autres étudiants."

"La moitié des étudiants ne passent pas en deuxième année et abandonnent en cours de cursus", note Florian, en L2 à l'université de Bordeaux.

Beaucoup d'étudiants et peu d'élus

Cette filière attire de nombreux candidats, car elle mène à divers métiers. Florian l'a choisie, car "c'est la seule voie qui mène au secteur du sport et au métier d'entraîneur ou de professeur d'EPS". Lucie veut, elle aussi, devenir professeure, tandis que Dylan, en L2 STAPS à Marseille, souhaiterait "s'orienter vers le management du sport".

Une conséquence de cet engouement pour cette filière est que la plupart des universités procèdent à une sélection à l'entrée, faute de pouvoir répondre à toutes les demandes. Lucie et ­Florian ont ainsi dû passer par un tirage au sort pour entrer en L1. Il y avait 2 fois plus de candidats que de places.

35 heures de cours par semaine

"Quand les cours sont durs, on s'accroche, ne serait-ce que par respect pour ceux qui n'ont pas été pris, explique Lucie. Et c'est parfois compliqué parce qu'il n'y a que des matières nouvelles." La charge de travail peut en effet être difficile à évaluer.

"En L1, on avait de 30 à 35 heures de cours par semaine, se rappelle Florian. J'ai été marqué par la rapidité et l'enchaînement des cours." "Je ne pensais pas devoir travailler autant mais je me suis vite rendu compte que cela allait être nécessaire quand, après chaque cours en amphi, je sortais avec 8 feuilles recto-verso de notes, souligne Dylan. Je travaille de 2 à 3 heures par jour en plus des cours, ainsi que le week-end. Mais j'ai le temps de sortir au moins 1 fois par semaine, je fais du sport et de la musique. Il suffit de s'organiser, de planifier son travail, c'est un rythme à prendre."

Une des difficultés majeures de la fac est l'acquisition de l'autonomie. "On n'est pas du tout suivis, explique Dylan. Si on veut quelque chose, c'est à nous de le demander, les professeurs ne viennent pas vers nous."

Une bonne ambiance

Alors, dans les moments compliqués, les camarades sont présents. "Je pensais que nous serions en compétition, mais pas du tout, il y a beaucoup d'entraide, il y a une bonne mentalité", se réjouit Lucie. En première année, il y a des périodes difficiles qui, selon elle, sont plus rares en L2. "C'est moins stressant, car on connaît la méthodologie, on sait ce que les professeurs attendent de nous."

Et Florian conclut : "Il faut savoir s'accrocher en première année, parce que l'année suivante, c'est vraiment le moment où on entre dans le vif du sujet."

À savoir
40 % des étudiants en L1 STAPS sont titulaires d'un bac S, environ 24 % d'un bac ES et 22 % d'un bac technologique. Sont enseignées : la pratique sportive, les sciences du vivant et les sciences humaines. En troisième année, l'étudiant pourra se spécialiser, en management du sport, éducation et motricité, par exemple.

Sommaire du dossier
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