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Enquête

Plan licence : priorité à l'accompagnement

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Réduire de moitié l’échec en premier cycle d’ici à cinq ans, c’est le but du plan licence. Mais le sujet mobilise les universités depuis plusieurs années. Premier bilan.

Priorité aux établissements les plus impliqués

 
Les 730 millions d’euros investis d’ici à 2012 dans le cadre du plan seront distribués aux universités en fonction de leur implication dans la rénovation du 1er cycle. Pour la 1ère année, le ministère a essentiellement tenu compte d’un seul critère pour répartir les crédits (le nombre de bacheliers en retard inscrits à l’université), les dotations s’élevant de 83.000 à 731.000 € suivant les universités. Pour les années suivantes, le ministère examine chaque projet en fonction de quatre critères (accueil des nouveaux, renforcement de l’encadrement, spécialisation progressive et professionnalisation).
 

A chaque fac sa formule d'"encadrement"
 

La grande majorité des établissements ont répondu au cahier des charges en mettant l’encadrement au cœur de la rénovation. Augmentation du nombre d’heu­res de cours, modules de soutien, dédoublement des groupes de TD (travaux dirigés), généralisation du contrôle continu en première année… les formules varient d’une fac à l’autre. L’université scientifique Joseph-Fourier (dite UJF, à Grenoble) propose par exemple aux nouveaux bacheliers un test destiné à évaluer leur culture scientifique et leur aptitude au raisonnement. Les 20 % d’entre eux les plus en difficulté seront ensuite pris en charge par une vingtaine de tuteurs – des étudiants de L3  – qui leur apporteront un soutien méthodologique.

Autre initiative : un semestre de rattrapage pour ceux ayant échoué aux examens du premier semestre. "Un échec marqué au semestre 1 conduit presque toujours à un échec en semestre 2", explique Jacques Gasqui, vice-président formation de l’UJF. Un dispositif similaire fonctionne déjà avec succès à Valence pour la licence sciences et technologies depuis plusieurs années. Pour 2008, l’université Joseph-Fourier, qui accueille quelque 1300 nouveaux bacheliers, a reçu une enveloppe financière de 260.000 €. Cette somme permettra aussi de renforcer les dispositifs existants tels que la diminution des cours en amphi au profit de cours-TD, des interrogations orales, la mise en ligne des cours sur Internet et le tutorat disciplinaire.



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